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  • La Mort : l’ultime combat contre les esprits de ténèbres (5/5)

    La Mort : l’ultime combat contre les esprits de ténèbres (5/5)

    Suite de notre série « la Mort : l’ultime combat » tiré de l’ouvrage de  Lorenzo Scupoli « le combat spirituel ».

    Parmi les assauts que nos ennemis nous livrent à l’article de la mort, il y en a quatre qui sont particulièrement dangereux. Ce sont :

    1. la tentation contre la foi
    2. le désespoir,
    3. la vaine gloire,
    4. et enfin les diverses illusions dont ces esprits de ténèbres, transfigurés en anges de lumière, se servent pour nous tromper.

    jesus_demonsSi l’ennemi qui s’acharne à notre perte avec une activité que rien ne lasse se transforme en ange de lumière pour vous assaillir de vaines illusions, demeurez ferme et immobile dans la connaissance de votre néant, et dites-lui hardiment :

    Retourne, malheureux, dans les ténèbres d’où tu es sorti ; je ne mérite pas d’être favorisé de visions célestes ; je n’ai besoin que de la miséricorde de mon Jésus et des prières de la Vierge Marie, de Saint Joseph et des autres saints.

    Eussiez-vous les meilleurs motifs de croire que ces visions vous viennent du Ciel, gardez-vous d’y ajouter foi ; rejetez-les bien loin de vous. Cette résistance fondée sur le sentiment de votre indignité ne saurait déplaire au Seigneur. Si c’est lui qui agit en vous, il saura bien rendre son action évidente à vos yeux ; et vous n’y perdrez rien, car celui qui donne sa grâce aux humbles ne la retire point, quelques actes d’humilité qu’ils posent.

    Voilà les armes dont notre ennemi se sert généralement contre nous, à ce moment suprême.

    En outre, il nous tente chacun en particulier d’après les inclinations auxquelles il sait que nous sommes plus sujets. C’est pourquoi nous devons, avant l’approche du grand combat, nous armer et lutter vaillamment contre les passions qui nous attaquent avec plus de violence et qui exercent sur nous un plus grand empire, afin de remporter plus facilement la victoire à ce moment suprême qui ne laisse plus d’autre moment après lui, pour le pouvoir faire encore. « Vous combattrez contre eux jusqu’à leur complète destruction » (I Rois, XIV, 18).

  • La Mort : l’ultime combat contre la vaine gloire (4/5)

    La Mort : l’ultime combat contre la vaine gloire (4/5)

    Suite de notre série « la Mort : l’ultime combat » tiré de l’ouvrage de  Lorenzo Scupoli « le combat spirituel ».

    steenwij

    Parmi les assauts que nos ennemis nous livrent à l’article de la mort, il y en a quatre qui sont particulièrement dangereux. Ce sont :

    1. la tentation contre la foi
    2. le désespoir,
    3. la vaine gloire,
    4. et enfin les diverses illusions dont ces esprits de ténèbres, transfigurés en anges de lumière, se servent pour nous tromper.

    Le troisième assaut, c’est celui de la vaine gloire et de la présomption. Sous ce rapport, veillez à ne pas vous laisser entraîner, sous quelque prétexte que ce soit, au moindre mouvement de complaisance en vous-même ou en vos actions ; glorifiez-vous uniquement dans le Seigneur, dans sa miséricorde, dans les mérites de sa vie et de sa Passion.

    Humiliez-vous de plus en plus à vos propres yeux jusqu’à votre dernier soupir ;

    et si vos bonnes œuvres vous reviennent à la mémoire, reconnaissez que c’est Dieu qui en est l’auteur. Implorez son secours, mais ne l’attendez point de vos mérites, si nombreuses et si éclatantes qu’aient été vos victoires.

    Tenez-vous toujours dans une crainte salutaire, et confessant ingénument que toutes vos œuvres seraient inutiles si Dieu ne vous recueillait à l’ombre de ses ailes, vous vous confierez uniquement en sa protection.

    Si vous suivez fidèlement ces avis, vos ennemis ne pourront prévaloir contre vous ; et vous vous ouvrirez ainsi le chemin pour passer joyeusement à la Jérusalem céleste.

  • La Mort : l’ultime combat contre le désespoir (3/5)

    La Mort : l’ultime combat contre le désespoir (3/5)

    Suite de notre série « la Mort : l’ultime combat » tiré de l’ouvrage de  Lorenzo Scupoli « le combat spirituel ».

    Parmi les assauts que nos ennemis nous livrent à l’article de la mort, il y en a quatre qui sont particulièrement dangereux. Ce sont :

    1. la tentation contre la foi
    2. le désespoir,
    3. la vaine gloire,
    4. et enfin les diverses illusions dont ces esprits de ténèbres, transfigurés en anges de lumière, se servent pour nous tromper.

    christ-souriant-detailLe second assaut au moyen duquel le malin esprit cherche à nous abattre sans retour, c’est l’épouvante qu’il suscite en nous au souvenir de nos péchés, afin de nous précipiter dans l’abîme du désespoir.

    Dans ce danger, prenez pour règle infaillible que la pensée de vos péchés vient de la grâce et qu’elle vous est accordée pour votre salut, lorsqu’elle produit en vous des sentiments d’humilité, de repentir de vos péchés et de confiance en la bonté divine.

    Mais lorsque cette pensée vous jette dans l’inquiétude, la défiance et la pusillanimité, portât-elle sur des choses vraies et capables de faire croire que vous êtes damné et qu’il n’y a plus pour vous de salut à espérer, regardez-la comme un artifice du démon, humiliez-vous et redoublez de confiance en Dieu. C’est le moyen de vaincre votre ennemi avec ses propres armes et de rendre gloire à Dieu. Excitez-vous, je le veux bien, au repentir de vos péchés toutes les fois qu’ils vous reviendront à la mémoire, mais que ce soit pour en demander pardon au Seigneur avec une confiance sans bornes dans les mérites de sa Passion.

    Je suppose même que vous croyiez entendre Dieu vous dire au fond du cœur que vous n’êtes point du nombre de ses élus, ce n’est pas une raison pour rien perdre de votre confiance en lui. Dites-lui plutôt avec un sentiment profond d’humilité :

    Vous avez bien sujet de me réprouver à cause de mes péchés, mais j’ai plus de sujet encore d’espérer que votre miséricorde me les pardonnera.

    J’espère donc le salut d’une misérable créature vouée à la damnation par sa propre malice, mais aussi rachetée au prix de votre sang adorable.

    Je veux me sauver pour votre gloire, ô mon Rédempteur, et confiant en votre miséricorde infinie, je m’abandonne entre vos mains.

    Faites de moi ce qu’il vous plaira, pourvu que vous soyez mon unique maître : quand vous me tueriez, je ne laisserais pas d’avoir en vous une inébranlable confiance.

  • La mort : L’ultime combat pour la foi (2/5)

    La mort : L’ultime combat pour la foi (2/5)

    Suite de notre série « la Mort : l’ultime combat » tiré de l’ouvrage de  Lorenzo Scupoli « le combat spirituel ».

    Corradini_statue_la_foi

    Parmi les assauts que nos ennemis nous livrent à l’article de la mort, il y en a quatre qui sont particulièrement dangereux. Ce sont :

    1. la tentation contre la foi
    2. le désespoir,
    3. la vaine gloire,
    4. et enfin les diverses illusions dont ces esprits de ténèbres, transfigurés en anges de lumière, se servent pour nous tromper.

    Pour ce qui regarde le premier assaut, si l’ennemi emploie pour vous tenter des raisonnements faux et captieux, laissez là votre intelligence, et recourez à la volonté, en disant : Retire-toi, Satan, père du mensonge ; je ne veux pas même t’écouter : il me suffit de croire ce que croit la sainte Église romaine. Fermez, autant que possible, l’entrée de votre âme à toute considération sur la foi, vous semblât-elle de nature à fortifier en vous cette vertu ; regardez-la comme un moyen dont le démon se sert pour engager la discussion. Si vous n’êtes plus en état de vous défaire de ces pensées, demeurez ferme et ne croyez rien aux raisons que l’ennemi vous allèguera, non plus qu’aux textes de la sainte Écriture qu’il apportera à l’appui de ses insinuations : quelque clairs et décisifs que ces textes vous paraissent, soyez certain qu’ils sont tous tronqués, mal cités et mal interprétés.

    Et si le serpent rusé vous demande ce que croit la sainte Église, ne répondez pas ; mais, sachant qu’il veut vous surprendre et abuser de vos paroles, contentez-vous de faire intérieurement un acte de foi vive ; ou, si vous voulez le faire dépiter davantage, répondez-lui que la sainte Église romaine croit la vérité. Et s’il vous demande quelle est cette vérité, répliquez-lui : C’est précisément ce que croit l’Église.

    Par-dessus tout, tenez votre cœur attaché à Jésus crucifié et dites-lui :

    Ô mon Dieu, mon Créateur et mon Sauveur, venez promptement à mon secours et ne vous éloignez pas de moi, afin que je ne m’écarte pas de la vérité de la foi catholique ;

    et puisque vous m’avez accordé la grâce de naître dans cette foi sainte, faites que j’y finisse mes jours pour votre plus grande gloire.

  • La Mort : l’ultime combat (1/5)

    La Mort : l’ultime combat (1/5)

    La mort…nous en parlons bien peu, et pourtant, s’il y a bien un combat à ne pas rater… c’est celui -là ! Laissons à nouveau Lorenzo Scupoli évoquer la chose : 

    De la résistance à opposer aux ennemis qui nous attaquent, au moment de la mort

     mort  Quoique toute notre vie soit ici-bas une guerre continuelle, la journée la plus importante et la plus périlleuse est celle où il nous faudra faire le grand passage du monde à l’éternité. Celui qui tombe en ce moment ne se relève plus. Le moyen à prendre pour vous trouver à cette heure dans de bonnes dispositions, c’est d’employer le temps que Dieu vous accorde à combattre vaillamment. Celui, en effet, qui combat bien durant la vie se prépare, par l’habitude acquise de la victoire, un triomphe facile à l’heure de la mort. De plus, pensez souvent à la mort, considérez-la d’un œil attentif ; c’est le moyen de la craindre moins, lorsqu’elle se présentera, et d’avoir alors l’esprit libre et prêt au combat.

    Les gens du monde évitent cette pensée pour ne pas interrompre le plaisir qu’ils prennent aux choses de la terre : attachés de devoir les quitter un jour serait un tourment pour eux. C’est ainsi que leur affection désordonnée, bien loin de diminuer, va toujours croissant ; et lorsque arrive pour eux le moment de dire adieu à cette vie et à tant d’objets chers à leur cœur, ils sont en proie à un tourment incroyable et d’autant plus horrible qu’ils ont joui plus longtemps des biens qu’ils vont quitter.

    Parfois aussi pour mieux vous préparer à ce moment terrible, représentez-vous seul et sans secours parmi les douleurs de la mort, et considérez les choses que je vais dire et qui pourraient alors vous tourmenter. Puis vous entretiendrez votre pensée des remèdes que je vais vous proposer, afin de vous mettre à même de mieux vous en servir à cette heure de suprême angoisse ; car il faut nécessairement apprendre à bien faire une chose qu’on ne peut faire qu’une fois, de peur de commettre une faute à jamais irréparable.

    Des quatre assauts que nos ennemis nous livrent à l’heure de la mort, et premièrement de la tentation contre la foi et de la manière d’y résister

    Parmi les assauts que nos ennemis nous livrent à l’article de la mort, il y en a quatre qui sont particulièrement dangereux. Ce sont :

    1. la tentation contre la foi
    2. le désespoir,
    3. la vaine gloire,
    4. et enfin les diverses illusions dont ces esprits de ténèbres, transfigurés en anges de lumière, se servent pour nous tromper.

    A suivre…

  • Le champ de bataille de la conversion

    Le champ de bataille de la conversion

    Le combat de notre vie est celui de notre conversion… nous vous proposons quelques extraits du magnifique ouvrage de Mgr Fulton SheenPeace of Soul (1949, McGraw-Hill), qui relate la psychologie de la conversion. nous vous souhaitons le courage pour vous retrouver à la fois captifs et vain­queurs en la Divinité en osant vous désaltérer au calice de Dieu :

    sheenPendant la conversion, l’âme devient le champ de bataille d’une guerre intestine. Le conflit entre le conscient et l’inconscient, entre le Moi et son entourage n’est pas suffisant, car il peut n’être qu’un phénomène psychologique sans signification profonde pour l’âme. (…) La conversion n’est jamais autosuggérée, elle doit survenir grâce à une illumination extérieure. (…) L’âme doit être convaincue qu’elle se trouve entre les mains et au pouvoir d’une Puissance supérieure à la volonté humaine, qu’il existe une Présence devant laquelle l’être est heureux d’avoir fait le bien, et redoute d’avoir péché. Il est relativement de peu d’importance que cette crise, résultant d’un sentiment de dualité, soit soudaine ou graduelle. Ce qui importe, c’est la lutte entre l’âme et Dieu, ce Dieu tout-puissant et qui pourtant ne cherche jamais à anéantir la liberté de sa créature.

    Au cours de la lutte, l’homme a l’impression d’être poursuivi par Quelqu’un qui ne le laisse pas en repos : « la Meute du ciel », comme dit Thompson. Le drame, c’est que l’homme en proie à cette angoisse s’attache souvent à la dissiper, au lieu de se laisser conduire par elle et de s’apercevoir enfin qu’elle est la Grâce agis­sant sur son âme. Car la Voix de Dieu perturbe l’âme afin de la pousser plus avant sur le chemin du salut. Elle l’embarrasse en lui montrant la Vérité et en arrachant tous les masques et les voiles de l’hypocrisie ; et la console aussi, en la réconciliant avec elle-même, avec les hommes et avec Dieu. C’est à l’homme de choisir, de se soumettre ou d’être sourd à la voix qu’il entend. (…)

    Dans cet état de crise l’homme est conscient d’être le terrain où s’affrontent deux grandes puissances. Quant à son âme, elle oscille d’un pôle à l’autre : un murmure la sollicite vers les hauts sommets, tandis qu’une voix forte l’attire vers le bas. Elle hésite entre la crainte de ce que peut réserver l’avenir et l’effroi de conti­nuer à vivre comme dans le présent. L’esprit exige d’elle qu’elle rompe avec ses anciennes habitudes, mais la chair renonce malaisément à ses chaînes. Lorsque le courant de la frustration intérieure et celui de la Miséricorde Divine se rencontrent, l’âme réalise que Dieu seul peut lui apporter ce qui lui manque, et la crise atteint le point crucial où un choix s’impose. La crise elle-même peut revêtir des milliers de formes, selon que l’âme est pure ou impure. Mais, dans tous les cas, elle est un signe que l’âme reconnaît son impuissance à surmonter seule ses conflits et ses frustrations. (…)

    Il y a aujourd’hui dans le monde toute une armée d’âmes vertueuses qui n’ont pas encore atteint le point culminant de leur crise ; tout assoiffés qu’ils soient, ils n’osent pas encore venir se désaltérer au calice de Dieu. Ils ont froid, mais ils craignent de s’approcher de Lui, de peur que Ses Flammes ne les purifient en les illuminant ; ils suffoquent dans le sépulcre de leur médiocrité, mais ils craignent que leur Résurrection ne porte, comme celle du Seigneur, les cicatrices de la lutte. Ils sont nombreux qui vou­draient tendre un doigt vers Notre-Seigneur, et reculent de peur qu’Il ne saisisse leur main tout entière et n’afflige leur cœur. Mais ceux-là ne sont pas éloignés du Royaume. Déjà ils en ressentent le désir. Ils n’ont besoin que de courage pour dépasser la crise et par une apparente abdication, se retrouver à la fois captifs et vain­queurs en la Divinité. (…)

    En conclusion, disons que ce conflit entre la chair et l’esprit, entre la tyrannie de la vie temporelle et l’appel de l’éternité, entre l’amour du plaisir égoïste et le désir de paix spirituelle, nulle âme n’en est exempte. Mais si les êtres ne viennent pas à Dieu plus nombreux, c’est que leur amour pour Lui manque d’urgence et qu’ils ont réservé leurs forces à la satisfaction des désirs inférieurs. Quoi qu’ils fassent, cependant, ils ne pourront jamais lui échapper.

    Toute âme frustrée souffre uniquement de ce qu’elle a refusé d’entendre l’appel de la Divinité. « Il est vain de Le fuir, car Il est partout, Il paraît être votre ennemi, et Il est votre citadelle, Il semble vous frapper, et Lui seul peut vous guérir. »

    Continuerez-vous à fuir jusqu’à ce qu’il soit trop tard ? Mourrez-vous avant que meurent vos péchés ? Ou consentirez-vous à désirer Dieu avant que vos passions ne soient toutes épuisées ? Pourquoi ne pas remettre dès maintenant vos âmes souillées entre Ses Mains Purificatrices ? Il est notre seule Voie, si nous le fuyons nous sommes perdus ; Il est notre seule Lumière, si nous le cachons, nous devenons aveugles. Il est notre Vie, si nous le quittons, nous mour­rons. Est-ce parce que nous craignons que les cendres de notre passé ne nous étouffent à jamais ? Ou parce que nous n’avons rien à donner et que toutes nos années de vie se sont vainement écoulées ?

    Qu’importe ! Si nous ne pouvons pas Lui offrir notre vertu, offrons-Lui du moins notre péché.

    Vous tous qui êtes abattus et déprimés, sachez qu’Il ne vous a mis si bas que pour inspirer le désir de sa grandeur.

     

  • Méditation de Mgr Fulton Sheen sur la persécution d’Hérode contre l’Enfant Jésus

    Méditation de Mgr Fulton Sheen sur la persécution d’Hérode contre l’Enfant Jésus

    Les hommes adorateurs vous proposent cette méditation, qui nous pousse, avec le secours de la Sainte grâce de Dieu, à agir en conséquence de notre foi !

    archbishop-fulton-sheen« Hérode sera pour toujours le type de ces gens qui s’informent soigneusement sur la religion, mais qui ne se conforment jamais à l’enseignement qu’ils ont reçu. Ils ressemblent à ces agents touristiques qui préparent des voyages qu’ils ne feront jamais. La connaissance d’une chose ne sert à rien si elle n’entraîne pas la volonté à agir en conséquence.

    Les totalitaires aiment dire que le christianisme est l’ennemi de l’État -ce qui est un euphémisme pour dire qu’il est leur propre ennemi. Hérode fut le premier totalitaire à sentir cela : il prétendit que le Christ, qui n’avait pas encore atteint sa deuxième année, était son ennemi. Un Enfant né sous terre, dans une grotte, pouvait-il ébranler les puissants et les rois? Lui que ne suivait encore aucune troupe populaire — demos pouvait-il être un ennemi dangereux de la démocratie demos-cratos — ou gouvernement du peuple? Jamais enfant purement humain n’a causé un tel trouble dans un État. Le Tsar ne craignait point l’enfant au berceau, fils d’un savetier, qui devait devenir Staline, et il n’a pas condamné cet enfant et sa mère à l’exil, de crainte de le voir devenir un jour un danger pour le monde. De même, aucun glaive ne fut suspendu au-dessus de la tête de Hitler enfant, pas plus que le gouvernement chinois ne prit de mesure contre Mao-Tsé-Tung lorsqu’il était encore dans les langes, par peur de le voir livrer un jour la Chine à la dangereuse faucille.

    Pourquoi donc les soldats furent-ils ameutés contre cet Enfant? C’est certainement parce que ceux qui sont dominés par l’esprit du monde cachent dans leur cœur une haine et une jalousie instinctives envers Dieu, qui règne sur les cœurs des hommes. La haine que le second Hérode manifesterait contre le Christ, au moment de Sa Passion, avait son prélude dans la haine de son père., Hérode le Grand, envers le Christ enfant.

    Hérode avait peur que Celui qui venait porter une couronne céleste ne le prive de sa couronne de pacotille. Il prétendait apporter des présents à Bethléem, alors que le seul présent qu’il désirait apporter était la mort. Les faibles cachent parfois leurs mauvais desseins sous des apparences religieuses : « Je suis chrétien, mais… ».

    Les hommes peuvent s’informer sur le Christ pour deux raisons différentes : pour L’adorer ou pour Lui nuire. Certains voudraient utiliser la religion pour réaliser leurs mauvaises intentions, tout comme Hérode eut voulu utiliser les Mages. Les enquêtes sur la région ne produisent pas les mêmes effets dans tous les cœurs. Ce que les hommes demandent sur la Divinité n’est jamais aussi important que le motif de leur demande.

    Le Christ n’avait pas encore atteint l’âge de deux ans qu’il y avait déjà une effusion de sang à cause de Lui. C’était le premier attentat contre Sa vie. Un glaive contre l’Enfant, des pierres contre l’Homme et, à la fin, la Croix. C’est ainsi que les siens Le reçurent. Bethléem était l’aube du Calvaire. La loi du sacrifice qui devait L’enserrer, ainsi que Ses apôtres et tant de Ses disciples des siècles à venir, commença de s’exercer en tranchant ces jeunes vies. C’est ce sacrifice que l’Église a eu l’idée de commémorer par la fête des saints Innocents. Une croix tête en bas pour Pierre, la chute du haut du pinacle du Temple pour Jacques, un coutelas pour Barthélémy, une chaudière d’huile bouillante suivie d’une longue survie pour Jean, un glaive pour Paul, et de nombreuses épées pour les petits innocents de Bethléem! « Le monde vous haïra », c’est la promesse du Christ à tous ceux qui désirent être marqués de Son signe. »

    Méditation de Mgr Fulton Sheen sur la persécution d’Hérode contre l’Enfant Jésus

  • 17 signes de manque d’humilité

    17 signes de manque d’humilité

    Passion ChristPour avancer dans le combat spirituel, l’humilité est indispensable

    Voici, à toutes fins utiles, par José-Maria Escriva, quelques signes évidents, entre autres, du manque d’humilité :

    — penser que ce que tu fais ou dis vaut plus que ce que disent ou font les autres ;
    — vouloir toujours avoir gain de cause ;
    — discuter sans raison ou, quand tu as raison, insister avec entêtement et de manière désagréable ;
    — donner ton avis sans qu’on te le demande et sans que la charité l’exige ;
    — mépriser le point de vue des autres ;
    — ne pas considérer que tes dons et qualités te sont prêtés ;
    — ne pas reconnaître que tu es indigne de tout honneur et estime, même ceux qui viennent de la terre que tu foules et des choses que tu possèdes ;
    — te citer comme exemple dans les conversations ;
    — parler mal de toi-même, pour que l’on se fasse une bonne idée de toi ou que l’on te contredise ;
    — t’excuser lorsqu’on te réprimande ;
    — cacher à ton Directeur quelques fautes humiliantes, pour qu’il ne modifie pas la bonne opinion qu’il a de toi ;
    — écouter avec complaisance ceux qui te louent, ou te réjouir que l’on ait bien parlé de toi ;
    — t’attrister que d’autres soient plus estimés que toi ;
    — te refuser à réaliser des tâches subalternes ;
    — chercher à te singulariser ou désirer le faire ;
    — glisser dans la conversation des paroles élogieuses à ton égard ou qui laissent entrevoir ton intégrité, ton intelligence ou ton adresse, ta réputation professionnelle… ;
    — avoir honte parce que tu manques de certains biens…

    Vous avez trouvé les vôtres ? Filez vite chez votre directeur spirituel !

    Source

  • La nouvelle carte des hommes-adorateurs !

    La nouvelle carte des hommes-adorateurs !

    Comme vous le savez peut-être, les « hommes adorateurs » aiment les images !

    Si vous êtes venus à nos dernières rencontres, vous avez sûrement eu le droit à cette carte illustrée par l’écrivain catholique du « Seigneur des Anneaux », Monsieur Tolkien :

    Première carte postale hommes-adorateurPour 2014, voici le nouveau cru :

    carte Hommes-Adorateurs 2014

    A faire circuler par mail, facebook, tweeter et autres !

  • Le couteau de « gauchos »

    Le couteau de « gauchos »

    DSC09722Ce titre étant peut-être ambigu pour certains, précisons que lorsque nous parlons de « gauchos« , nous parlons d’un peuple digne, fier et courageux, celui des gardiens de troupeaux de la pampa sud-américaine, spécialement en Argentine . Les qualificatifs utilisés pour décrire ce peuple ne permettent donc plus de méprise avec le terme gaucho utilisé en France. 

    Ayant eu la grâce de me voir offrir un couteau de « gauchos« , que l’on appelle aussi facon, venant de Almafuerte Tandil, j’ai eu le désir d’écrire cet article en l’honneur de notre Pape argentin et de nos aumôniers et membres actifs des hommes-adorateurs, les Pères Pablo Gomez et Santiago Baudry, de l’Insitut du Verbe Incarné (institut argentin).

    Les facons sont parmi les outils standard des « cowboys Argentins ». Ils ont une lame est en acier inoxydable et souvent un manche en bois sud-américain et os avec un pommeau en laiton. Ce sont à la fois des couteaux utiles pour le quotidien du gaucho mais également des couteaux servant à se battre. Sa conception fait que durant les combats ils servent plus à blesser qu’à tuer l’adversaire.

    319px-Gaucho1868bIl est intéressant de souligner que, lorsqu’il était cardinal, notre Pape François a beaucoup écrit sur le gaucho, parlant de sa vie en harmonie avec la nature, de sa joie présente autant dans son travail qu’avec ses amis, de sa vie simple non parasitée par le matérialisme. En général, il met en valeur sa capacité de travail et précise et le considère comme un homme « prenant son destin en main », sans se plaindre ni attendre que quelqu’un règle ses problèmes à sa place. Il n’était d’ailleurs pas rare d’entendre le cardinal Bergoglio parler de Martin Fierro, gaucho héros imaginaire du poème du même nom, dans ses catéchèses.

    Mais pour finir, malgré le seul tranchant du facon, en l’admirant, comment ne pas penser à une autre arme, cette fois à deux tranchants, qui nous accompagne chaque jour ? Je laisse Saint Paul vous décrire cette arme merveilleuse :

    Elle est vivante, la parole de Dieu, énergique et plus coupante qu’une épée à deux tranchants ; elle pénètre au plus profond de l’âme, jusqu’au jointures et jusqu’aux moelles ; elle juge des intentions et des pensées du cœur. Pas une créature n’échappe à ses yeux, tout est nu devant elle, dominé par son regard ; nous aurons à lui rendre des comptes. » (Hébreux 4, 12-13)

    Comment, non plus, ne pas penser à la description de l’oraison de Lorenzo Scupoli ?

    Par l’oraison, si vous vous en servez bien, vous mettrez dans la main de Dieu une épée avec laquelle il combattra et triomphera pour vous.

    Alors, avec ou sans facon, armé de la parole de Dieu, visons la place du vainqueur, pour que le Christ puisse dire de nous :

    Le vainqueur, je le ferais siéger près de moi sur mon Trône, comme moi-même, après ma victoire, je suis allé siéger près de mon Père sur son Trône (Apocalypse, 3, 21)

    Courage !

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