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  • 250 000 mercis !

    250 000 mercis !

    Chers amis,

    250 000Pour vous, 250 000 mercis ! C’est le nombre de pages qui ont été vues par près de 25 000 visiteurs uniques depuis le mois de novembre, date de création de ce site !

    Ce chiffre est pour nous un encouragement, et ce dernier s’incarnera par une amélioration, un enrichissement de votre site vers mi-septembre…

    Avant cela, priez pour nous, pour le bel apostolat des hommes-adorateurs !

  • Une arme spirituelle : les trois « Je vous salue Marie » pour la pureté

    Une arme spirituelle : les trois « Je vous salue Marie » pour la pureté

    Michel-Ange_PietaA une époque où notre champ visuel est imprégné d’image de femmes dénudées ou à l’attitude suggestive, où le langage masculin est maculé de grossièretés impurs, où le manque de pudeur des hommes publics rend normal des expériences amorales, des armes spirituelles sont nécessaires pour nous aider à lutter pour conserver nos âmes et corps purs.

    L’arme spirituelle dont nous vous parlons ici est celle des « trois je vous salue Marie », qui a été qui est issue d’une révélation de la Sainte Vierge elle-même à Sainte Mechtilde.

    En voici la genèse :

     » Pendant que Mechtilde priait la glorieuse Vierge de l’assister à l’heure de sa mort, « Je le ferai CERTAINEMENT, hoc UTIQUE faciam « , répondit la divine Vierge ; mais toi, de ton côté, je veux que tu récites, chaque jour, trois Ave Maria.

     » Par le premier tu demanderas que, — comme Dieu le Père, selon la munificence de sa toute-puissance, a exalté mon âme sur un trône de gloire sans égale, au point qu’après lui je suis la plus puissante au ciel et sur la terre, ainsi je t’assiste, à l’heure de la mort, pour te fortifier, et repousser loin de toi toute puissance ennemie ».

     » Par le second Ave Maria, tu demanderas que, — comme le Fils de Dieu selon les trésors de son inscru­table sagesse m’a ornée merveilleusement de science et d’intelligence, et m’en remplit tellement que je jouis de la connaissance de la Bienheureuse Trinité plus que tous les saints ensemble, et que, comme un soleil brillant, j’éclaire tout le ciel par la clarté dont il m’a embellie, — ainsi je t’assiste, à l’heure de la mort, pour remplir ton âme des lumières de la foi et de la vraie sagesse, de peur que ta foi ne soit obscurcie par les ténèbres de l’ignorance et de l’erreur.

     » Par le troisième Ave Maria, tu demanderas que, — comme le Saint-Esprit m’a remplie entièrement des douceurs de son amour et m’a rendue si aimable et si aimante, que, après Dieu, je suis la plus douce et la plus miséricordieuse, — ainsi je t’assiste à l’heure de ta mort, en remplissant ton âme d’une telle suavité de l’amour divin, que toute peine et amertume de la mort se change pour toi en délices « 

    Cette dévotion a été particulièrement, par la suite, recommandé pour lutter pour la pureté de l’âme et du corps. Saint Alphonse de Ligori recommandait d’y ajouter la prière suivante :

     » Par votre pure et immaculée conception, ô Marie, purifiez mon corps et sanctifiez mon âme « 

    Confiez aussi tous les Hommes-Adorateurs lorsque vous priez de la sorte, car nous devons toujours prier les uns pour les autres… Courage !

  • De la mesure à garder dans le boire

    De la mesure à garder dans le boire

    Pour fêter aujourd’hui la Saint Benoît, voici des éléments de réflexion sur l’art de boire catholique, éclairé par la sainte Règle, fin de pouvoir boire en son honneur !

    sous bock grand - Copie

    De la mesure à garder dans le boire

    « Chacun a reçu de Dieu un dont qui lui est propre, en sorte que la disposition de l’un n’est pas celle de l’autre. » Et c’est pourquoi nous avons un certain scrupule à fixer par des règlements le vivre d’autrui. Toutefois, considérant les exigences des santés délicates, nous accorderons une hémine de vin à chacun comme portion suffisante pour la journée. Mais les frères auxquels Dieu donnerait d’en supporter la privation, peuvent être assurés d’en recevoir la récompense. Au contraire, Si les nécessités du climat, si un travail exceptionnel ou les chaleurs estivales réclament un supplément, le supérieur en jugera et décidera : surtout, qu’il soit prudent et n’accorde pas le vin à volonté, de peur qu’on ne soit gagné par l’ivresse. Sans doute lisons-nous que le vin n’est nullement fait pour les moines, mais il n’est guère possible de les en persuader dans les temps où nous vivons. Convenons du moins de n’en pas boire à satiété, mais de rester en deçà, car le vin fait déraisonner même les sages.

    Là où les conditions du pays demandent qu’on renonce à se procurer la mesure fixée plus haut, parce que le vin est rare ou qu’il n’y en a pas du tout, ceux qui habitent cette région devront bénir Dieu et se bien garder de murmurer. C’est vraiment notre suprême recommandation, qu’on se tienne franc de tout murmure. 

  • Combat spirituel : Le signe de la croix

    Combat spirituel : Le signe de la croix

    Le signe de la croix, ne doit pas être un simple geste sans âme, ni non plus un geste superstitieux. Le cardinal Ratzinger en donnait la définition suivante :

    C’est le signe de notre appartenance au Christ. Ce geste se fait au début de la messe et à la fin de la messe. Il nous rappelle que Dieu est un seul Dieu en trois personnes : le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Il se fait aussi au début et à la fin de toutes prières que nous disons.

    L’esprit de la liturgie édition ad Solem

    20041226_37Le catéchisme de l’Église catholique nous rappelle également que

    le signe de la Croix nous fortifie dans les tentations et dans les difficultés

    Monseigneur Gaume, dans son ouvrage intitulé « le signe de la croix » écrivait :

    Le signe de la croix est l’arme de précision contre le démon. Instruits immédiatement par les apôtres, les premiers chrétiens le savaient. En lutte permanente contre Satan, dans toute la puissance de son règne et la cruauté de sa rage (…) ils avaient sans cesse recours à l’infaillible moyen de dissiper le charme fascinateur, et de parer les trait enflammés de l’ennemi. De là, l’usage continuel du signe de la croix, devenu pour eux un exorcisme de tous les instants : quacumque nos conversatio exercet, frontem crucis signaculo terimus.

    Il ajoute :

    Catholique, le signe de la croix est mon blason. Il me dit, il dit à tous la noblesse de ma race, son antiquité, ses services, ses gloires, ses vertus. Et je n’en serais pas fier ! Je renierais le sang illustre qui coule dans mes veines ! Indigne de porter un grand nom, je répudierais lâchement la loi de solidarité, jetant mes armoiries dans la boue et au vent le riche héritage de mes aïeux!

    Que sans cesse des armoiries de la Croix nous habillent, laissant resplendir la noblesse des êtres sauvés par le Christ que nous sommes !

  • C’est l’heure du pélé des pères de famille

    C’est l’heure du pélé des pères de famille

    #pélédespères :

    On est parti le 4/07/14 à 6:30 am !

    pele

    Priez pour nous !

    (nous aussi on prie pour vous !)

  • Histoire du pèlerinage des pères de Cotignac

    Histoire du pèlerinage des pères de Cotignac

    12 pele pere carte - CopieDurant le grand week-end des pèlerinages des pères de famille , grâce à la fraternité Saint Joseph de Marseille, nous proposons de (re)découvrir l’histoire récente des pèlerinages des pères de famille :

    Le pèlerinage des pères de famille c’est, en 1976 :

    l’histoire d’un père de famille dont l’épouse vit une grossesse difficile. Ils ont entendu parler de Cotignac et y font une « excursion » à la fin de l’hiver. Sur la route du retour, le jeune père fait à sa femme la promesse de retourner à pied d’Aix-en-Provence à Cotignac … si tout se passe bien ! Est-ce qu’il pense à un « pèlerinage » ? Même pas !

    Or, la naissance d’Emmanuelle se déroule merveilleusement en juin. Les parents sont comblés. Le jeune père pense à respecter sa promesse. L’histoire d’une amitié : un de ses amis, plus jeune, pas marié, propose de l’accompagner. Ils partent d’Aix, vers l’est, sans bien savoir par où ils vont passer. Nous sommes en juillet 1976 ; une grande période de canicule dans toutes les mémoires ? Que se passe-t-il au cours de ce pèlerinage ? Ils marchent et ils discutent. Au bout d’un moment, l’ami sort son chapelet : « tu as toujours ton chapelet avec toi ? ». Et ils se mettent à prier. Tout simple : le plus jeune commente les mystères et ils égrènent le chapelet ensemble. Et puis le père de famille accepte de commenter à son tour. Il commence alors le bel apprentissage de la méditation et de la contemplation. Peut-être que ce qu’il dit n’est pas très orthodoxe mais il le dit avec son cœur, avec ses tripes et, il n’en a pas encore conscience, avec l’aide attentive de l’Esprit Saint.

    Le deuxième jour, en fin d’après-midi, Ils passent tout près de Saint-Joseph … sans soupçonner la présence du monastère, alors en cours de restauration. Ils n’ont qu’une carte Michelin ! Puis ils arrivent à Notre Dame de Grâces. L’épouse de celui qui est marié les attend depuis de longues heures, avec dans un couffin, Emmanuelle qui a six semaines. C’est le premier « bébé Cotignac » version contemporaine.
    Le chapelain du sanctuaire reste totalement insensible à leur démarche … Qu’importe : ils se sont jeté au pied de Marie, exténués et éperdus de bonheur au bout de cette expérience si forte tant sur le plan physique que spirituel.
    L’histoire aurait pu finir là. Et bien non ! L’année suivante, le père de famille retourne à Cotignac avec cette fois un autre ami.

    Et l’année suivante, ils sont à présent un petit groupe de cinq ou six, mariés ou en projet de mariage. Naturellement, explicitement, dès le début ce pèlerinage est celui de pères de famille qui viennent confier à Marie et à Joseph leur souci de famille, de santé, de travail. Désir d’enfant, cancer, enfant en perdition, chômage qui dure, épouse partie, conflits familiaux, … la liste est longue de ce qu’ils portent et dont ils parlent en cours de route, qu’ils échangent entre eux, qu’ils présentent à Dieu en offrant fatigue, chaleur et ampoules de la route. Et c’est parti. Chaque année un groupe d’une dizaine de pères de famille part d’Aix. Pas plus, pas moins. La formule est simple : ils marchent, ils parlent, ils prient, ils s’exercent à animer le chapelet, les méditations, les contemplations, ils se perdent parce qu’aucun d’eux ne prend le temps de repérer le chemin à l’avance.
    Le dimanche matin, ils sont accueillis à Saint-Joseph où une communauté de bénédictines arrivant de Médéa, en Algérie, s’est installée depuis 1977.

    Quelques amis toulonnais ont pris l’habitude de les retrouver à Saint-Joseph. En 1982, une belle surprise attend les pèlerins à Notre Dame de Grâce. Ils sont accueillis par une communauté des frères de Saint-Jean à qui a été confié le sanctuaire. La première rencontre avec les frères de Saint-Jean est une découverte réciproque. « Vous ne pouvez pas garder cela pour vous« , nous dit Benoît-Marie. Les pèlerins résistent : « nous, on est des pères de famille, pas des employés de la Pastorale des pèlerinages du diocèse !« . Ça n’est pas négociable.

    Pourtant, dès l’année suivante, un troisième groupe rejoint Cotignac : des amis de Benoit Marie. Ils viennent de Cuges-les-Pins.

    Au cours des années suivantes, le groupe initial d’Aix-en-Provence ne cesse de grossir. Ce n’est plus un groupe mais un troupeau. En même temps, d’autres groupes (Alpes Maritimes, Vaucluse) se sont constitués.
    Il faut se rendre à l’évidence. Les pèlerins du début comprennent que ce qui est devenu le « Pèlerinage en Provence des Pères de Famille » ne leur appartient pas. Marie a tranché. Ils choisissent de se séparer et au cours des années suivantes, de plus en plus de petits groupes partent de différents coins de Provence pour se retrouver le samedi soir à Cotignac.

    Cotignac essaime : année après année, on vient de plus en plus loin, de toute la France. En 2011, quatre pères de famille irakiens étaient là. Bien souvent, l’incommodité des trajets pour venir en Provence conduit des groupes à vouloir créer, chez eux, dans leur région, des pèlerinages de pères de famille « selon l’esprit de Cotignac ». Et, aujourd’hui, de nombreux groupes marchent vers des sanctuaires un peu partout en France.
    Benoit Marie (encore lui !) dit sa préoccupation aux Pères de famille de voir le pèlerinage conduit et animé par des prêtres. Nouveau refus catégorique ! Dur-dur d’être prieur à Notre Dame ! « nous, on est des pères de famille, pas des organisateurs de pèlerinage. On dit à nos amis de venir à Cotignac, passer deux jours sympas, entre copains, dans la nature. On sait qu’ils ont des soucis de famille ou de bébé et on leur dit qu’on veut les partager avec eux. On leur dit aussi qu’au bout de la route il y a Marie… Par contre qu’un prêtre marche avec nous, ça c’est génial : il serait en « voiture balai spi » et accueillerait chacun, cœur à cœur pour lui dire qu’il est aimé de Dieu« .

    Benoit Marie, dubitatif, laisse tomber ses idées d’organisation par les prêtres et décide d’accompagner un groupe l’année suivante. A l’arrivée, il est convaincu : « mon rôle est d’accueillir, de recueillir, de donner le pardon de Dieu« . La formule est lancée. Et combien de père de famille, éloignés de l’Eglise, de Dieu, qui, cheminant vers Cotignac, décident au cours de la marche d’aller parler un instant avec le prêtre … Combien de confessions, combien de grâces de conversion reçues !

    Le pèlerinage des pères de famille est né à l’aube du pontificat de Jean Paul II. Il permet à des pères de famille d’origine diverses de marcher ensemble : traditionalistes et progressistes, riches et pauvres, croyants et incroyants, malades et en bonne santé, chefs d’entreprise et ouvrier, … Leur lien : être père de famille. Point ! Cet apostolat entre pères de famille permet l’évangélisation des pèlerins. Sur les routes de Cotignac, Marie fait leur éducation. Ils découvrent d’abord l’amour, l’amitié et le partage entre les membres de leur groupe. Puis ils découvrent qu’ils peuvent aimer davantage leur épouse, leurs enfants, leurs collègues de travail, … et, par la prière, les chants, les méditations, l’adoration, la confession ils découvrent la civilisation de l’amour.

    Et si maintenant Marie nous demande de parler du pèlerinage des pères de famille dans les cités ? Marie n’est pas venue en Provence pour quelques éclats royaux. Elle est venue pour les familles et la présence discrète
    de Joseph le montre à l’envi. Le diocèse du Var a connu et connait une succession d’évêques qui aiment Marie, qui prient et qui agissent.

    pele pere

    Le premier, monseigneur Barthe a laissé le souvenir d’un homme de prière et d’accueil. Il veut des prêtres pour son diocèse et sait accueillir les communautés nouvelles. A cette époque les petites sœurs de Médéa, en Algérie, sont contraintes de rapatrier leur monastère en France. Elles sont accueillies dans le Var. Petit à petit germe l’idée de les installer à Saint Joseph de Cotignac, sanctuaire en ruine situé à 3 kilomètres de Notre Dame de Grâces. Elles y viennent en 1977.

    Un peu plus tard, en 1981, en lien avec le père Marie-Dominique, il demande aux « petits gris » de venir s’installer à Cotignac. C’est pour eux la première expérience d’installation dans un sanctuaire marial.
    Dans le même temps, un père de famille vit des moments d’inquiétude : les médecins évoquent des perspectives préoccupantes au terme de la grossesse de sa femme. Ayant confié ses soucis à Notre-Dame et à Saint-Joseph et après la naissance heureuse du bébé, il va marcher à Cotignac, accompagné d’un ami.En quelques années, sans que ni Monseigneur Barthe, ni ses successeurs monseigneur Madec et monseigneur Rey, ni le père Marie Dominique, ni la supérieure des soeurs de Médéa ne l’aient imaginé, Cotignac va jouer un rôle majeur en France pour les familles.

    Quand Marie agit, elle le fait bien. En quelques années les pères de famille dépassent le nombre de cinq cent. Et pourtant, ce pèlerinage n’a jamais fait l’objet, à ses débuts, de la moindre publicité dans aucun service des pèlerinages d’aucun diocèse. Il n’a jamais été un pèlerinage officiel ou labellisé. Il n’a reçu aucun soutien. A part l’évêque du Var, le premier évêque qui y soit venu est monseigneur Billé, alors archevêque d’Aix. C’était en 1998 . Il a été séduit par la formule et s’est étonné d’une si grande vivacité alors même qu’aucune reconnaissance n’existe.

    En 2011, les pères de famille seront 1200.

    De nombreux autres pèlerinages de pères « selon l’esprit de Cotignac » sont organisés un peu partout en France. A Vézelay, en Auvergne, dans les Pyrénées, en Bretagne, en Dauphiné, en Normandie … partout des pères de famille marchent, chantent, partagent, prient et se convertissent.

    En 1985, les mères de famille, un peu furieuses de ne pas pouvoir marcher avec leurs hommes, décident d’organiser leur propre pèlerinage. Sourires et propos moqueurs des pères de famille. Elles partent à 5 d’Aix-en-Provence. En trois ans elles sont plus nombreuses que les pères de famille. Petit clin d’œil de Marie : comme au tombeau, elles sont les premières !

    Et pourquoi les pères d’un côté, les mères de l’autre ? Allons-y aussi pour les familles. Puis, quelques années plus tard pour les célibataires, puis les collégiens, puis le pèlerinage pour la Vie …

    Chaque pèlerin qui vient à Cotignac, c’est une conversion. Chaque conversion d’un père ou d’une mère c’est la conversion ou le début de conversion d’une famille. Alors, de plus en plus de pères et de mères de familles viennent à Marie. De plus en plus de famille reviennent à Marie et à Jésus.

    Tout cela, sans plan marketing, sans campagne de presse. Marie, seulement Marie !

  • Les chrétiens sont nés pour le combat

    Les chrétiens sont nés pour le combat

    boxe-francaise19 – Dans ce déluge universel d’opinions, c’est la mission de l’Eglise de protéger la vérité et d’arracher l’erreur des âmes, et cette mission, elle  doit la remplir saintement et toujours, car à sa garde ont été confiés l’honneur de Dieu et le salut des hommes. Mais, quand les circonstances en font une nécessité, ce ne sont pas seulement les prélats qui doivent veiller à l’intégrité de la foi, mais, comme le dit saint Thomas:  » Chacun est tenu de manifester publiquement sa foi, soit pour instruire et encourager les autres fidèles, soit pour repousser les attaques des adversaires « .

    20 – Reculer devant l’ennemi et garder le silence, lorsque de toutes parts s’élèvent de telles clameurs contre la vérité, c’est le fait d’un homme sans caractère, ou qui doute de la vérité de sa croyance. Dans les deux cas, une telle conduite est honteuse et elle fait injure à Dieu ; elle est incompatible avec le salut de chacun et avec le salut de tous ; elle n’est avantageuse qu’aux seuls ennemis de la foi; car rien n’enhardit autant l’audace des méchants que la faiblesse des bons.

    21 – D’ailleurs, la lâcheté des chrétiens mérite d’autant plus d’être blâmée, que souvent il faudrait bien peu de chose pour réduire à néant les accusations injustes et réfuter les opinions erronées; et, si l’on voulait s’imposer un plus sérieux labeur, on serait toujours assuré d’en avoir raison. Après tout, il n’est personne qui ne puisse déployer cette force d’âme où réside la propre vertu des chrétiens; elle suffit souvent à déconcerter les adversaires et à rompre leurs desseins. De plus, les chrétiens sont nés pour le combat. Or, plus la lutte est ardente, plus, avec l’aide de Dieu, il faut compter sur la victoire : Ayez confiance, j’ai vaincu le monde. Il n’y a point à objecter ici que Jésus-Christ, protecteur et vengeur de l’Eglise, n’a pas besoin de l’assistance des hommes. Ce n’est point parce que le pouvoir lui fait défaut, c’est à cause de sa grande bonté qu’il veut nous assigner une certaine part d’efforts et de mérites personnels, lorsqu’il s’agit de nous approprier et de nous appliquer les fruits du salut procuré par sa grâce.

    Léon XIII, Sapientae Christianae

     

  • Le général de Charette, soldat du Sacré-Cœur.

    Le général de Charette, soldat du Sacré-Cœur.

    Athanase_de_Charette_de_La_Contrie_(1832-1911)

    Voici le magnifique éloge du Général Athanase de Charette, grand dévot du Sacré-Cœur, commandant le régiment des Zouaves Pontificaux et Volontaires de l’Ouest par son descendant le lieutenant-colonel Armel de Charette (d’après le n°502 de l’Avant Garde – du 15 octobre 1911 – bulletin bi-mensuel des Zouaves Pontificaux). Bonne lecture !

    « Nous sommes le 9 octobre 1911, à 12h 58 le général de Charette vient de rendre sa belle âme à Dieu, à l’âge de 79 ans. C’est une perte irréparable pour le régiment des Zouaves Pontificaux.

    Nous ne ferons qu’esquisser aujourd’hui la carrière du soldat : elle est connue du monde entier. Depuis Castelfidardo jusqu’à Loigny, c’est une série ininterrompue d’exploits, dignes des paladins du Moyen-Age.

    En 1860, à Castefidardo, c’est le jeune et brillant capitaine qui pousse l’héroïsme à son plus haut degré, heureux de faire ses premières armes, fier de verser son sang pour la plus noble des causes : le pouvoir temporel du Saint Père.
    En 1867, à Mentana, c’est le vaillant colonel, audacieux entraîneur d’hommes, qui, au moment psychologique, sait d’un mot électriser ses compagnons d’armes et les lancer dans la mêlée.
    En 1870, pendant l’invasion italienne des Etats Pontificaux, c’est le chef prudent et avisé qui exécute une retraite difficile, au milieu de tout un corps d’armée ennemi.
    Le 2 décembre 1870, à Loigny,  c’est toujours le chef qui commande et qui, froidement, accepte le sacrifice lorsque le salut de l’armée l’exige.
    Pendant l’armistice de 1871, c’est le général qui sait organiser une division de 15 000 combattants et façonner les hommes à son image.

    zouaves pont

    La dernière période de la vie du général de Charette est moins connue; ce fut – du moins pour le public – une période d’inaction qui dura quarante ans, tout entière faite d’abnégation, de sacrifices, de déceptions et de souffrances.
    Aux élections législatives, le général de Charette est nommé député de Marseille ; il refuse ce mandat, ne se sentant aucun goût pour le parlementarisme.
    Au mois d’août 1871, M. Thiers lui offre le grade de général de division dans l’armée française ; il refuse « ce qu’il appelait la plus belle des récompenses et le plus grand honneur qu’il put ambitionner » ; il veut rester à la disposition du Pape, à la disposition du comte de Chambord qui incarnait pour lui la Patrie.
    Pendant douze ans, il est prêt pour l’action, il attend l’heure de Dieu. Hélas! cette période se termine par une amère déception : le comte de Chambord meurt et avec lui ses projets de restauration.
    Charette suivra la même tradition avec le duc d’Orléans et ne perdra pas une occasion pour affirmer sa foi monarchique.

    La cause du Pape n’en restera pas moins la première de ses préoccupations et, pendant quarante ans, il continue sa croisade à travers le monde. Il parcourt la France, la Belgique, la Hollande, le Canada, groupe ses anciens soldats et leur fait part de son inaltérable espérance. Il veut maintenir les traditions du régiment et les léguer à nos enfants.
    Il faut avoir été témoin de ces réunions plénières pour comprendre l’enthousiasme qui animait ceux qui avaient répondu à l’appel, et la communauté de sentiments qui existait entre le chef et les soldats.
    Presque chaque année, le général de Charette se rendait à Rome pour rappeler au Souverain Pontife qu’il était avant tout le serviteur de l’Eglise et pour lui rendre un témoignage de soumission, de fidélité et de dévouement.
    Léon XIII et Pie X accueillaient avec joie et bonté l’ancien commandant des Zouaves Pontificaux.

    Mais ce qui caractérisait surtout le général de Charette, c’était son grand esprit de foi ; il fut le soldat catholique dans toute la force du terme ; il fut le fervent soldat du Sacré-Cœur.
    Dans un siècle d’indifférence et d’irréligion, il avait compris qu’il devait, comme soldat, affirmer publiquement sa foi et rendre à Dieu un solennel hommage.
    Le grand Charette, son grand oncle, avait donné aux paysans de la Vendée l’image du Sacré-Cœur, image placée sur leurs poitrines pendant la guerre de 1793 ; le général de Charette voulut faire une manifestation analogue sur le champ de bataille de Loigny, en arborant la bannière du Sacré-Cœur.
    On se rappelle que cette précieuse bannière, teinte du sang de plusieurs de nos camarades, lui arriva providentiellement, pour ainsi dire par la main des anges.
    Après la guerre, il consacra son régiment au Sacré-Cœur et fit le serment de propager sa dévotion.

    Il continua plus tard de marcher dans cette voie, en participant à l’érection de la basilique de Montmartre ; il fut l’un des membres les plus assidus du Comité du Vœu National.
    Le 19 juin 1875, à la pose de la première pierre de la Basilique, Charette et sa bannière étaient là.
    Le 17 octobre 1899, à la plantation de la croix monumentale qui domine le dôme central de la Basilique du Sacré-Cœur, Charette et sa bannière étaient là, tout là-haut, sur la dernière plate-forme.

    Le plan du général de Charette éclate aux yeux de tous ; dans sa sphère et dans la mesure de ses forces, il avait le désir de réaliser les demandes du Divin Maître à Sainte Marguerite-Marie :

    • l’image du Sacré-Cœur sur le drapeau de la France,
    • l’érection d’un temple national sur les collines de Paris,
    • Gallia poenitens et devota : la France pénitente et dévouée (inscription du frontispice de la Basilique).

    Notre bon général était un fervent chrétien dans tous les actes de sa vie :

    • il était servant de Messe le plus souvent possible ;
    • il participait avec ferveur aux adorations nocturnes du Saint-Sacrement ;
    • il récitait son chapelet plusieurs fois par jour.

    Un souvenir de quelques mois à peine : nous étions à la Basse-Motte, midi sonne, le général s’élance vers la chapelle de la commanderie, sonne la cloche et récite l’angélus.
    Sa vie a été pour nous tous un exemple continuel. »

    charette 2 - Copie

  • Voulons-nous tenir une binette ou une épée ?

    Voulons-nous tenir une binette ou une épée ?

    braveLa plupart des pèlerinages des pères de familles se profilent, et la question reste entière : que vais-je aller faire là-dedans ? J’ai tout de même bien d’autres choses à faire que de marcher, dormir à la belle étoile, avoir faim et soif, être courbaturé, rencontrer des personnes improbables… tout cela pour ne pas faire l’essentiel : être auprès de mon épouse, de mes enfants, faire le jardin, repeindre une pièce de la maison…

    C’est pourtant vrai qu’il y a tant à faire… pour être un gentil garçon.

    Seulement voilà, franchement, le pèlerinage me fait quitter ma maison, ma famille, mes habitudes, mon confort quoi ! Tous les autres week-end de l’année, je suis prêt à sacrifier ce temps pour une ballade, retrouver des amis, participer à une fête, mais pour un pèlerinage, je préfère redevenir le gentil garçon qui ne peut se permettre de quitter la demeure familiale.

    Binette ou épée ?

    La question est donc la suivante : Où profondément mon désir me porte-t-il : manier avec résignation un pinceau ou une binette ou porter fièrement une épée au milieu d’un champ de bataille ? Si toute l’année notre devoir d’état nous pousse à utiliser pinceaux ou binettes, notre aspiration profonde, notre masculinité, notre paternité nous demande de prendre l’épée, d’être ces guerriers de Jésus-Christ. Laissons John Eldredge (Dans l’ouvrage « Indomptable, le secret de l’âme masculine ») nous évoquer la chose :

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    « Avant tout le guerrier a une vision, il vise un but qui transcende sa vie, il défend une cause qui l’emporte sur sa propre préservation. La racine de tout nos malheurs et de notre faux ego est celle-ci : nous cherchions à sauver notre vie et nous l’avons perdue. Jésus Christ appelle l’homme à dépasser ce stade, car, dit-Il, « quiconque perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera » (Marc 8, 35) » 

    Il ajoute :

    « L’homme doit avoir un combat à mener ; il doit se fixer une noble mission pour sa vie, une mission qui transcende la foyer et la famille. Il doit défendre une cause, même jusqu’à la mort s’il le faut. »

    Tendu vers la cible

    C’est bien là l’enjeu de ce pèlerinage, car le père n’est pas uniquement celui qui permet à la famille de subvenir à ses besoins, recroquevillé sur un foyer qui devient alors moyen et finalité, mais il est également le leader tendu vers l’extérieur, cette flèche qui, partant elle-même vers la cible, l’indique à toute sa famille. Cette cible merveilleuse, c’est le Christ.

    Et c’est bien notre devoir que d’aller de toutes nos forces à la fin pour laquelle nous avons été créés, c’est-à-dire à Dieu. Ferdinand-Antonin Vuillermet, dans « Soyez des hommes. A la conquête de la virilité » en parle merveilleusement bien :

    « Ce chemin du devoir, c’est le chemin douloureux du Calvaire. Pour en gravir les pentes abruptes et rocailleuses à la suite de Celui qui, le premier les a parcourues, portant sa croix, il faut peiner,se meurtrir les genoux, verser ses sueurs et un peu de son sang. Mais qu’importe les souffrances à l’âme qui a compris sa tâche ? Elle sait qu’elle va à la lumière, à la perfection, à Dieu et par conséquent au plein épanouissement de tout son être dans la beauté ! Pour atteindre ce but elle est prête à affronter toutes les douleurs, tous les sacrifices, la mort même. Et à ceux qui sont tentés de la plaindre, elle répète les nobles paroles qu’adressait au connétable de Bourbon, Bayard mourant : « Je ne suis point à plaindre. Monseigneur, je meurs en faisant mon devoir. C’est de vous qu’il faut avoir pitié, vous qui portez les armes contre votre prince, votre patrie et vos serments. » »

    En route !

    Chers amis, voulez-vous laisser l’épée du combat spirituel du fourreau, engoncée de confort et de toiles d’araignée ou la saisir à pleine main, implorant le Seigneur de la diriger ?  Si vous voulez la saisir, consultez vite la liste des pèlerinages des pères de famille, et … en avant !

    guerrier

  • Intronisation du Sacré-Coeur

    Intronisation du Sacré-Coeur

    En ce mois de juin, mois du Sacré-Cœur, nous voulons vous aider à (re)découvrir l’intronisation du Sacré-Cœur sacre coeur, dont le fondateur et l’apôtre était le Père Matéo Crawley, religieux péruvien.

    Le but de l’intronisation du Sacré-Cœur de Jésus, comme le disait Benoît XV, est que, « son image étant installée dans l’endroit le plus noble de la maison comme sur un trône, Jésus Christ règne visiblement dans les foyers catholiques« .

    Pourquoi introniser le Sacré-Cœur de Jésus dans notre foyer ?

    Tout d’abord parce qu’Il est Roi de droit et qu’Il veut être reconnu comme tel, comme il le disait à Sainte Marguerite-Marie « Je régnerai malgré mes ennemis et tout ceux qui s’y opposeront« . Puis l’introniser dans notre foyer, centre de notre famille, source de la vie, amènera infailliblement son règne universel et social.

    Il sera alors à la place d’honneur, parce qu’Il ne peut avoir que la première place dans un foyer chrétien, et pour que tous les visiteurs puissent voir qu’Il est le Roi et l’Ami de la maison.

    Cette intronisation rend plus complète  la consécration de la famille au Sacré-Cœur.

    Comment faire l’intronisation ?

    Elle consiste donc à :

    • placer l’image du Sacré-Cœur de Jésus à une place d’honneur de la maison
    • à se consacrer à Lui
    • à Lui promettre de « vivre cette consécration » par un vie très chrétienne.

    Il est important que celle-ci soit solennelle car Jésus-Christ Roi mérite d’être intronisé royalement ! C’est pour cela également qu’il est bon de choisir un jour de fête et de faire célébrer une messe ce jour-là ou de communier pour le Règne du Sacré-Cœur.

    Pour la cérémonie il est recommandé :

    • d’avoir une belle image ou statue du Sacré-Cœur
    • d’orner cette image de fleurs, de lumière, du portrait des absents
    • d’inviter le prêtre, tous les membres de la famille
    • de fêter cela ensemble !

    Et après ?

    C’est le commencement !

    • C’est le moment de, comme le dit Saint Marguerite-Marie, « commencer tout de bon à ne vivre que pour le Sacré-Cœur et dans Lui« .
    • C’est le moment de L‘honorer en croyant et vivant ce qu’enseigne l’Eglise catholique, en observant les commandements de Dieu et les commandements de l’Eglise.
    • C’est le moment de vivre un grande intimité avec Lui, en réalisant combien Il est tout le temps à nos côtés et en le remerciant.
    • C’est le moment de vivre la pratique des communions réparatrices des neuf premiers vendredis du mois.
    • C’est le moment de fêter particulièrement les fêtes du Sacré-Cœur et du Christ-Roi : en allant à la messe en famille, en priant ensemble, et marquant la journée par des belles attentions les uns à l’égard des autres.

    Mais pour l’instant pour vous… n’est-ce pas déjà la moment de choisir la date ?

    sacre coeur