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  • Tolkien, les hobbits et le Christ

    Tolkien, les hobbits et le Christ

    frodonnTolkien, créateur du Seigneur des Anneaux, oeuvre qu’il qualifie lui-même de « fondamentalement religieuse et catholique « , est de nos jours associé à l’épopée héroïque de Frodon le hobbit, ce petit être humble, seul capable de porter l’anneau jusqu’au Mont du Destin.  « Lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort. » disait Saint Paul. C’est ce que vit l’humble Frodon. Cette pauvreté permet à Frodon à vivre un combat digne de notre combat spirituel (la photo ci-jointe en témoigne !).

    Cette épopée, Tolkien nous invite à la vivre, sans pouvoir surnaturel, comme Frodon, mais au côté du Christ. Reconnaissant notre faiblesse nous aussi, à la suite de Saint Jean-Baptiste laissant Jésus prendre toute la place, lui qui dit « Il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue ». C’est alors que le Sang Royal de Jésus peut couler dans nos veines, nous nourrissant de son Corps et de son Sang à la Sainte Messe : « Si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas la vie en vous. »

    C’est bien que le conte du « Seigneur des anneaux » n’est rien par rapport à la vie héroïque que doit vivre toute personne qui suit les Évangiles : Tolkien le disait « bien sûr, je ne veux pas dire que les Évangiles ne sont qu’un conte ; mais je tiens avec force qu’ils racontent un conte : le plus grand « 

    Comment ne pas finir cet article en vous laissant méditer cette phrase qu’a écrite Tolkien à un ami :

    Je place devant Toi la seule chose qui soit magnifique, la seule chose que l’on puisse adorer sur la terre: le Saint-Sacrement.

    C’est ici que tu trouveras l’aventure, l’amour, la gloire, l’honneur, la fidélité et le véritable chemin pour vivre toutes tes amours sur cette terre, et tu y trouveras bien plus encore.

    Oui, vivons une plus grande aventure encore que celle des hobbits, l’amour, l’honneur à la suite du Christ, en contemplant sans cesse son Corps sous la forme du Pain : le Saint Sacrement !

     

  • Hommes catholiques : défendez-vous !

    Hommes catholiques : défendez-vous !

    Caïn AbelSuite à l’insertion d’un intéressant ADDENDUM issu de « Il est vivant » sur la légitimité pour un chrétien de prendre les armes par Monseigneur Ravel, revoici un article que vous connaissez déjà sur la défense catholique : bonne lecture !

    Hommes catholiques,vous n’avez jamais douté de la valeur de la vie, et de l’interdiction qui en découle, ce que Dieu nous enseigne depuis la Genèse : 

    Je demanderai compte du sang de chacun de vous … Qui verse le sang de l’homme, par l’homme aura son sang versé. Car à l’image de Dieu l’homme a été fait (Gn 9, 5-6).

    Nous savons ce que cela veut dire, de l’interdiction qui en découle de tuer, de la vie naissante (avortement) jusqu’à la mort naturelle (euthanasie).

    Mais pouvons-nous, devons-nous nous défendre, défendre nos familles, nos proches ? Devons-nous être des pleutres, des couards ? Devons-nous simplement tendre l’autre joue, quoi qu’il arrive ? 

    En effet le Christ nous dit :

    Vous avez entendu qu’il a été dit : Œil pour œil, dent pour dent. Mais moi je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, tends-lui aussi l’autre. (Mat. 5 38-39)

    Écoutons Saint Augustin à ce sujet :

    Or de même que le soufflet reçu sur la joue exprime tous les outrages qui ne peuvent être réparés que par le châtiment, ainsi ce que le Seigneur dit ici du vêtement comprend toutes les injures qui peuvent être réparées sans recourir à la vengeance ; et ce précepte doit s’entendre de la disposition du cœur, et non de ce qu’il faut faire en réalité.

    Le Christ nous enseigne en effet à supporter les humiliations, mais pas à accepter les injustices, d’ailleurs il l’a montré lui-même lorsque un garde du grand prêtre l’a frappé, il n’a pas tendu l’autre joue mais a dit :

     Si J’ai mal parlé, montre ce que J’ai dit de mal; mais, si J’ai bien parlé, pourquoi Me frappes-tu? (Jean, 18, 23)

    Il est donc clair que Jésus ne veut pas que nous nous vengions, que nous ripostions, abolissant ainsi la loi du talion. C’est donc l’opposé d’être couard, car il faut beaucoup de force et de courage pour refréner son désir de vengeance. Qu’en est-il donc de la défense de notre vie, de celle du plus faible ?

    Le catéchisme de l’Eglise Catholique nous enseigne :

    L’amour envers soi-même demeure un principe fondamental de la moralité. Il est donc légitime de faire respecter son propre droit à la vie. Qui défend sa vie n’est pas coupable d’homicide même s’il est contraint de porter à son agresseur un coup mortel . Il est donc légitime d’insister sur le respect de son propre droit à la vie . (2264)

    defenseIl cite Saint Thomas d’Aquin :

    Si pour se défendre on exerce une violence plus grande qu’il ne faut, ce sera illicite. Mais si l’on repousse la violence de façon mesurée, ce sera licite… Et il n’est pas nécessaire au salut que l’on omette cet acte de protection mesurée pour éviter de tuer l’autre ; car on est davantage tenu de veiller à sa propre vie qu’à celle d’autrui (S. Thomas d’A., s. th. 2-2, 64, 7)

    Aimer  son prochain comme soi-même implique de s’aimer soi-même, donc de se défendre. Mais nous n’avons pas simplement la possibilité de défendre l’innocent, nous en avons l’obligation !

    En plus d’un droit, la légitime défense peut être un devoir grave, pour qui est responsable de la vie d’autrui. La défense du bien commun exige que l’on mette l’injuste agresseur hors d’état de nuire. A ce titre, les détenteurs légitimes de l’autorité ont le droit de recourir même aux armes pour repousser les agresseurs de la communauté civile confiée à leur responsabilité. (2265)

    Il n’est pas question d’objection de conscience si la vie de ceux qui sont sous notre responsabilité, notre famille, est en jeu. L’idéologie doit alors céder la place au réel : sauver des innocents. Nous donc avons le droit et le devoir de faire tout ce qui est nécessaire pour rendre l’agresseur inoffensif, même si cela signifie le tuer .

    Tuer un agresseur ?

    Le sujet est grave, et la réponse suivante n’est pas celle du rédacteur, ni des « hommes-adorateurs », mais celle de l’Eglise.

    Pour conserver sa propre vie, l’Eglise nous dit « Qui défend sa vie n’est pas coupable d’homicide même s’il est contraint de porter à son agresseur un coup mortel« . De même que la défense de ceux qui sont sous notre responsabilité « La défense du bien commun exige que l’on mette l’injuste agresseur hors d’état de nuire« .

    La loi française est en adéquation avec l’enseignement de l’Eglise (à ce sujet) puisqu’elle dit :

    N’est pas pénalement responsable la personne qui, devant une atteinte injustifiée envers elle-même ou autrui, effectue dans le même temps, un acte commandé par la nécessité de la légitime défense d’elle-même ou d’autrui, sauf s’il y a disproportion entre les moyens de défense employés et la gravité de l’atteinte (art 122-5 CP)

    Mais l’action des disciples du Christ que nous sommes n’est pas limitée à un cadre légal, elle est toujours en rapport avec la charité : c’est celle-ci qui doit nous presser à défendre notre prochain, non pas à la vengeance ni au désir d’en « découdre ».

    Quelle que soit votre réaction, elle doit toujours être héroïque :

    • Soit parce que vous surmontez une hargne qui crie vengeance dans votre cœur afin de rester calme et surtout de demander la grâce de pardonner (quelque soit la souffrance qui a été infligée).
    • Soit parce que vous surmontez une haine naissante pour vous limiter à une réponse appropriée et non excessive.
    • Soit parce que vous surmontez une peur qui vous empêche de défendre le plus faible.
    • Soit parce que vous sortez d’une votre vie confortable et tranquille pour défendre la vie d’autrui.

    N’oubliez jamais, suivre le Christ, c’est emprunter la porte étroite, celle de l’amour de nos frères et surtout… celle de l’amour de nos ennemis.

    Même lorsque notre poing percute le visage de l’agresseur, nous ne devons jamais oublier cela. 

    Et n’oublions jamais que les Sacrements sont là pour vous donner la force nécessaire pour suivre les préceptes d’amour.

    Addendum : Monseigneur Luc Ravel, évêque aux armées, répond à Il est vivant à une question sur la légitimité pour un chrétien de prendre les armes (entretien publié par Il est vivant ! n°315, mai 2014) :

    L.R. Dans certaines circonstances, oui. Soit au nom de la nation (s’il est mobilisé), soit à l’intérieur de là nation, en cas de remise en cause du politique dans ses fondements (si l’État devient totalitaire par exemple).
    IEV Mais dans l’Évangile, Jésus prône la non-violence… 
    L.R. Je n’ai jamais lu cela dans l’Évangile. Au contraire, Jésus dit que ce sont les violents qui s’emparent du Royaume de Dieu ! La violence, c’est l’incarnation d’un mouvement de vie qui déborde dans un monde traversé par le péché. C’est une démesure. Certains chrétiens, confondant christianisme et sagesse stoïcienne, pensent qu’il ne faut jamais de démesure. Les saints pensent autrement. Il y a une démesure de l’amour : « La mesure de l’amour, c’est d’aimer sans mesure » (saint Augustin). La croix est une démesure de l’amour. C’est une violence extrême. Si on est dans la vie, une vie bien incarnée, il y a de la violence. Dans l’Évangile, il y a des moments où Jésus se met en colère. Ce n’est pas une colère pulsionnelle bien sûr mais réfléchie. Par exemple, dans l’épisode des vendeurs chassés du Temple : Jésus constate l’objet du scandale et ce n’est que le lendemain qu’il chasse les vendeurs du Temple avec colère.
    Jésus est venu pour la vie, et pour que nous l’ayons en plénitude. Il est obligé de mettre une force démesurée, la violence, au service de l’amour. Mais une violence maîtrisée, évangélisée.

     

  • Pèlerinages des pères de famille 2015 en France

    Pèlerinages des pères de famille 2015 en France

    Article mis à jour le 12/06/2015

    carte pelenationale

    Et c’est reparti pour 2015 !

    3e week-end de Mars 2015

    • Pèlerinage des pères de famille de Notre-Dame de Verdelais (Entre deux Mers) (33)

    Site : infos sur sanctuaireverdelais.fr

    Du 9 au 10 Mai 2015

    • Pèlerinage des pères de famille SPECIAL BEAUJOLAIS de Villefranche sur Saône  à St Joseph en Beaujolais (01)

     

    pele lyon

    Site : http://paroissecraponne69.free.fr/pelerinage_peres_de_famille_a_ars.html

    Mail organisation : pelerinagepapa.lyon@gmail.com

    Samedi 6 Juin 2015

    • Pèlerinage des pères de famille d’Ourscamp (60)

    Site : www.serviteurs.org

    Mail organisation : pele.ourscamp@gmail.com

    Du 19 au 21 Juin 2015

    • Pèlerinage des pères de famille de Sainte-Anne d’Auray (56)

    pélé auray

    Site : www.pele-peres-meres-sainte-anne.fr

    Mail organisation : contact@pele-peres-meres-sainte-anne.fr

    Du 2 au 5 Juillet 2015

    • 8ème pèlerinage des pères de famille en Loire-Atlantique (44)

    père loire atl

     

    Site : www.pele-des-peres-44.com

    Mail organisation : peledesperes44@gmail.com

    Du 3 au 5 Juillet 2015

    • 40ème pèlerinage des pères de famille de Cotignac (83)affiche pele pères 40 grace carte

    Site : www.peresdefamillemontligeon.fr

    Mail organisation : info@peresdefamillemonligeon.fr 

    • 4ème pèlerinage des pères de famille de Montligeon (61)

    affiche pele pères montligeon 2015

    Site : www.peresdefamillemontligeon.fr

    Mail organisation : info@peresdefamillemonligeon.fr 

    • Pèlerinage des pères de famille de Vezelay (89)

    affiche pele pères vezelay

    Site : www.peresdefamille.org

    Mail organisation : Par chapîtres

    • Pèlerinage des pères de famille de Boulogne-sur-Mer (Nord-Pas de Calais, 59-62)

    affiche pele pères boulogne

    Site : www.pelerinagendboulogne.org

    Mail organisation : pelendb@gmail.com

    • Pèlerinage des pères de famille de l’Hérault (34)

    affiche pele pères auzac

    Site : peres.dauzac.org

    Mail organisation : contact

    • Pèlerinage des pères de famille du Grand Est (67)

    marienthal

    Site : Facebook Pèlerinage des Pères de Familles du Grand-Est

    Mail organisation : ppfgrandest@free.fr

    • Pèlerinage des pères de famille du Mont Saint Michel  (50)

    affiche pele pères mt st michel

    Site : www.facebook.com/PelerinagePeresDeFamilleMontStMichel

    Mail organisation : patrice.henry@bearingpoint.com ; bmellerio@aol.comghcoffin@wanadoo.frolivierduboisbaudry@gmail.comlaurent.portail@dbmail.com

    • Pèlerinage des pères de famille en Indre  (36)

    affiche pele pères Pellevoisin

    Site : www.peledesperesindre.wordpress.com

    Mail organisation : peledesperes.indre@gmail.com

    Compte twitter : www.twitter.com/PelePeres36

    • Pèlerinage des pères de famille de Vendée (85)

    affiche pele pères Vendée 2

    Mail organisation : cech.chauveau@wanadoo.fr

    • Pèlerinage des pères de famille de Saumur à l’Ile-Bouchard (37)

    affiche pele pères Anjou

    Mail organisation : peledesperes_anjou@yahoo.fr

    • Pèlerinage des pères de famille de Haute-Garonne (31)

    Mail organisation : toulouse.pelerinage@orange.fr

    Du 4 au 5 Juillet 2015

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    • 3ème pèlerinage des pères de famille de la Réunion (974)

    Mail organisation : peresdefamille974@gmail.com

    Du 18 au 20 Septembre 2015

    • Pèlerinage des pères de famille d’Auvergne  (63)

    Mail organisation : armel.jahan@9online.fr

  • Adoratio et boulot

    Adoratio et boulot

    Messieurs, il n’est pas rare d’entendre certain d’entre-nous reculer devant une adoration mensuelle à cause de notre travail, comme si l’un n’allait pas avec l’autre. Saint Benoît l’a bien compris en associant étroitement les deux : « Ora et Labora ». Il a ainsi écrit dans sa Règle : « La paresse est l’ennemie de l’âme. Aussi, à certains moments, les frères doivent être occupés à travailler de leurs mains. A d’autres moments, ils doivent être occupés à la lecture de la Parole de Dieu« . Pour lui tout cela doit être ordonnée à l’« Œuvre de Dieu » (Opus Dei)

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    « Celui qui ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus »  dit saint Paul (2 Thes. 3, 9-10). Cette phrase montre combien le travail ne répond pas simplement à la nécessité biologique de se nourrir (dans cas, on peut vivre au crochet des autres) mais à quelque chose de plus grand. Cette phrase de Saint Paul peut également se lire de la sorte : si vous ne voulez pas travailler, vous ne pouvez pas vivre.

    C’est donc bien également par le travail que l’homme peut se rapprocher de Celui qui est la vie. notre Seigneur Jésus-Christ. Si nous voyons le travail aujourd’hui comme une aliénation, une punition, c’est bien le fruit de philosophes comme Karl Marx  (« Il n ‘y a de liberté que dans le loisir« ) au dépend de l’enseignement de notre Sauveur. Effectivement dans la Genèse Dieu dit à Adam : « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front » (Genèse 3:19), mais la punition n’est pas le travail mais sa pénibilité. Le travail existait avant le Pêché originel, mais était exclusivement une « collaboration de l’homme et de la femme avec Dieu dans le perfectionnement de la création visible. » (CEC, n°318). Pie XII précise que ce perfectionnement implique celui de la créature qu’est l’homme lui-même dans son message de Noël 1955 : « en travaillant, l’homme perfectionne en lui même l’image de Dieu ».

    Ora et Labora… l’un nourrit l’autre, il n’est pas possible de ne pas prier à cause du travail, ni de ne pas travailler à cause de la prière.

    Par la prière, Dieu féconde notre travail, lui donne tout son relief, son envergure, il le fait passer de la 2D à la 3D ! Mère Térésa s’en est aperçue lorsque sa communauté est passée d’une heure d’adoration hebdomadaire à une heure quotidienne : « En 1963, nous faisions une heure d’adoration ensemble chaque semaine mais ce fut seulement en 1973, lorsque nous avons commencé à faire notre heure d’adoration quotidienne que notre communauté a commencé à grandir et à prospérer. »

    Donc prenons le temps d’adorer de tout notre cœur, afin de pouvoir travailler ensuite en entendant : « « Travaillez, car je suis avec vous » leur dit l’Eternel « (Agg 2 : 4).

    Alors, seulement alors, nous pouvons être cette antique classe d’ouvriers joyeux que décrit Charles Peguy, de joyeux constructeurs de cathédrales : 

    « Nous avons connu des ouvriers qui avaient envie de travailler. Ils allaient et ils chantaient à l’idée qu’ils allaient travailler. Travailler étaient leur joie et la racine profonde de leur être. Il y avait un honneur incroyable du travail, le plus beau de tous les honneurs, le plus chrétien… comment a-t-on fait de ce peuple qui aimait le travail pour l’honneur… ce peuple qui sur un chantier met toute son étude à ne pas en fiche un coup ? » Charles Péguy. l’Argent.

    hommes ado boulot

    Articles du net sur le travail :

  • Paul Claudel et Saint Joseph

    Paul Claudel et Saint Joseph

    Joseph2« …C’était à la fois un ouvrier et un gentilhomme. Il était hilare et silencieux, avec un grand nez noble, des bras musculeux et des mains dont un doigt était souvent enveloppé d’un linge comme il arrive à ceux qui travaillent le bois. Il n’était pas ami des gens de Nazareth, comme ne le sont guère ceux qui suivent une vocation singulière. Et quelle plus singulière que la virginité pour un homme, à cette époque surtout ? Pourquoi l’avait-il adoptée ? Qu’il devait être patient et fort contre l’ennui, comme le soleil qui chaque matin recommence sans s’ennuyer la même route. Je le vois, revenant de Caïffa par un jour d’automne, où il est allé chercher son bois dans une mauvaise charrette.

    Je le vois qui passe le Sizon, à cet endroit où l’on découvre devant soi toute la plaine d’Esdrelon jusqu’aux montagnes du TransJourdain, le territoire d’un seul coup de six tribus. La charrette enfonce dans la boue jusqu’aux essieux. Puis je le vois dans sa boutique un matin de soleil, j’entends la scie et le bruit sonore des morceaux de bois, j’entends un enfant qui vient le chercher et qui crie : Joseph ! Joseph ! (Peut-être cela se rattache- t-il d’une manière ou de l’autre à son départ pour Jérusalem). Sa boutique devait être chérie des enfants comme le sont toujours celles des menuisiers. Puis je le vois qui revient de Jérusalem à l’étonnement de tout le monde avec sa fiancée si jeune et si douce (pas très aimée du monde, elle non plus). Je les vois quand ils arrivent et la voisine complaisante qui avait préparé le ménage. Que de commentaires sur tout cela le soir à la fontaine !

    Joseph est le patron de la vie cachée. L’Ecriture ne rapporte pas de lui un seul mot. C’est le silence qui est père du Verbe. Que de contrastes chez lui ! Il est le patron des célibataires et celui des pères de famille, celui des laïcs et celui des contemplatifs ! celui des prêtres et celui des hommes d’affaires. Car Joseph était charpentier. Il était obligé de discuter avec les clients et de signer de petits contrats, de poursuivre les débiteurs récalcitrants, de plaider, de compromettre, d’acheter ses fournitures au meilleur compte en réfléchissant sur les occasions, etc.

    Que ses derniers jours de faiblesse durent être touchants entre Jésus et Marie quand déjà il ne pouvait plus travailler ! Je vois le cocher d’une de ces belles dames qui allaient aux eaux de Tibériade s’arrêtant chez le charpentier malade pour faire réparer la voiture. C’est Jésus lui-même qui s’en charge et qui lui prend l’outil des mains. Tout cela se passe sans un mot au plus profond de cet Empire Romain plein d’orgueil et de crimes, comme notre civilisation actuelle. Ce n’est ni César, ni Platon.

    Il n’y a ici que trois pauvres gens qui s’aiment et c’est eux qui vont changer la face du monde (…) »

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    Paul Claudel, Lettre sur Saint Joseph – Prague, 24 mars 1911. – A Sylvain Pitt

  • Pélerinage des pères… le combat continue !

    Pélerinage des pères… le combat continue !

    Chers amis, vos serviteurs, les hommes-adorateurs, ont eu la joie de confectionner l’affiche du 40e pèlerinage des pères de famille de Cotignac (83) qui aura lieu les 3, 4 et 5 juillet 2015.

    La voici, partagez là, et invitez à ce temps de pénitence et de conversion ! De plus dans les semaines à venir, nous mettrons gracieusement à votre disposition 1500 cartes postales du pèlerinage au sanctuaire Notre-Dame-de-Grâces de Cotignac.

    Carte postale pèlerinage des pères

  • Réveillez le contingent des Hommes-Adorateurs de Monaco !

    Réveillez le contingent des Hommes-Adorateurs de Monaco !

    hommes ador MonacoLe contingent de Monaco est en sommeil, il ne tient qu’à vous de le réveiller ! Contact 0661835766

     

  • La vertu est l’élément clef de la virilité

    La vertu est l’élément clef de la virilité

    cardinalLa vertu est l’élément clé de la virilité, comme son étymologie l’indique, en latin vertu se traduisant par virtus , qui signifie virilité .

    Ainsi nous voyons que pour être un « vrai homme »,  nous devons  posséder la vertu. Et puisque la vertu (nous parlons de la vertu naturelle) ne peut pas de manière innée être totalement possédée , tous les hommes doivent travailler afin de l’acquérir. Ainsi nous vous encourageons à croître dans la vertu, en les connaissant et en les travaillant.

    Mais qu’est-ce que la vertu ? C’est une disposition habituelle et ferme à faire le bien, ce qui permet à un homme non seulement à faire de bonnes actions, mais de donner le meilleur de lui-même. Être vertueux vous dispose à « être en mesure de faire le bien » :

    •  facilement
    •  rapidement
    •  constamment
    •  joyeusement

    Il y a deux façons de croître en vertu :

    • par la pratique
    • par la grâce

    Les vertus sont comme des compétences acquises par l’éducation, qui doivent ensuite être répétées . (Pensez que les vertus sont comme des muscles que vous devez renforcer.)

    4 vertus sont appelées « vertus cardinales », car elles sont considérées comme charnières pour l’action humaine et l’acquisition de toutes les autres vertus :

    • La tempérance
    • La prudence
    • La justice
    • La force

    Nous développerons par la suite les vertus naturelles évoquées, et bien sûr les surnaturelles,  infusées par notre Seigneur, c’est-à-dire les vertus théologales,  d’ici là… parlez-en à votre directeur spirituel !

  • Résolution pour 2015 : avoir un directeur spirituel

    Résolution pour 2015 : avoir un directeur spirituel

     

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    Une résolution qui change la vie en 2014 ? Si ce n’est pas déjà le cas, optez pour la valeur sûre du directeur spirituel !

    Mais qu’est-ce que la direction spirituelle ?

    Elle est basée sur deux colonnes principales :

    1. la première est que Dieu m’aime, donc veut mon bonheur,
    2. la deuxième, qu’Il a un plan pour moi.

    En effet, Il connaît ma misère et pourtant il m’aime. Il n’est pas un dieu culpabilisant jamais satisfait de mes efforts pour mieux faire. Au contraire, Dieu se manifeste comme un père qui élève son enfant. Il est bien conscient de toutes mes transgressions, de mes péchés et de mes contradictions, mais il est aussi très conscient de quoi je suis fait. Au lieu de m’imposer des punitions, il me tend la main.

    Comment reconnaître toutes ces manifestations de Dieu dans ma vie ? Comment trouver du sens dans une vie intérieure mouvementée et mal connue ?
    On a souvent besoin de quelqu’un pour nous aider à reconnaître la main de Dieu à l’œuvre en nous et à pouvoir discerner sa voix. C’est un bon directeur spirituel.
    Le directeur spirituel n’est pas un guide et encore moins un gourou. Il ne montre pas le chemin à prendre – ce rôle appartient à Dieu. Il est plutôt là pour m’aider à mieux comprendre ma vie intérieure, là où Dieu se manifeste. En m’écoutant, il peut m’aider à mieux discerner la voix
    de Dieu
    , entre toutes les voix qui se trouvent en mon for intérieur.

    Pour cela il faut choisir un directeur spirituel qui ne soit pas seulement expérimenté dans la vie spirituelle, mais qui dispose aussi d’une théologie solide et saine – quelqu’un « d’enraciné dans le Christ ». Soyons prudent de bien privilégier la raison dans ce choix plutôt que l’affectif.
    Ces attributs lui permettront de reconnaître, non seulement la voix du Seigneur, mais aussi de dévoiler les pièges que l’ennemi pourra mettre sur ma route. Une fois démasqués, ces pièges seront plus facilement évités. Et en évitant le mal, je peux choisir le bien d’une manière plus constante qui permettra à la vertu de s’installer plus rapidement dans mon âme.
    Tout cela s’inscrit dans le temps. Il n’y a pas de formules magiques ou de résultats immédiats. Le directeur spirituel est là pour m’accompagner sur mon chemin : il se réjouit avec moi autour de mes progrès ; il m’aide à me relever après mes chutes ; il me motive dans les moments de stagnation et de découragement. Il est un témoin fidèle, à la fois de l’amour de Dieu envers moi, et en même temps, de mes efforts pour avancer sur ce chemin de sainteté qui s’ouvre devant moi.

    La direction spirituelle, pour une élite ? Non, l’Eglise la recommande à tous les baptisés, comme le rappelait Benoit XVI en 2011 :

    De même qu’elle n’a jamais cessé de le faire, aujourd’hui encore, l’Eglise continue de recommander la pratique de la direction spirituelle, non seulement à ceux qui souhaitent suivre le Seigneur de près, mais à tout chrétien qui veut vivre avec responsabilité son propre baptême, c’est-à-dire la vie nouvelle dans le Christ. Chacun en effet, et en particulier ceux qui ont accueilli l’appel divin à suivre le Christ de près, a besoin d’être accompagné personnellement par un guide sûr dans la doctrine et expert dans les choses de Dieu; celui-ci peut aider à se garder de subjectivismes faciles, en mettant à disposition son propre bagage de connaissances et d’expériences vécues dans la sequela de Jésus. Il s’agit d’instaurer ce même rapport personnel que le Seigneur avait avec ses disciples, ce lien spécial avec lequel il les a conduits, à sa suite, à embrasser la volonté du Père (cf. Lc 22, 42), c’est-à-dire à embrasser la croix.

    (Cette article est en partie librement inspiré de l’explication du Père Richard Greenslade,LC)

  • Anniversaire des hommes-adorateurs : Trinquons catholique !

    Anniversaire des hommes-adorateurs : Trinquons catholique !

    Photo Alex

    Déjà un an ! Trinquons ensemble donc !

    L’Encyclopædia Britannica fait remonter cette origine à l’antiquité :

    La coutume de boire la « santé » de la vie provient probablement de l’ancien rite religieux de boire en l’honneur des dieux et des morts. Au repas des Grecs et des Romains libations aux dieux, et banquets cérémoniels bu en l’honneur des dieux et des morts , en ajoutant la boisson à la santé de la vie doit avoir été étroitement liée à ces pratiques qui sont maintenant essentiellement devenus des libations

    Plus tard, au Moyen-Âge, à une époque ou l’empoisonnement dans la nourriture ou dans la boisson pouvait se produire lors de banquets où se trouvaient des ennemis, échanger un peu de son breuvage avec la personne en compagnie de laquelle on buvait était un signe de confiance mutuelle. Chacun devait ensuite boire la première gorgée en fixant l’autre dans les yeux afin de prouver qu’il n’avait pas de mauvaise intention.

    Ce serait suite à cette habitude que la tradition de cogner les verres remplis, permettant un échange de liquide entre les verres, serait parvenu jusqu’à nous. On attribue l’expression « tchin tchin » au bruit du choc des verres et celles concernant les vœux de santé à l’empoisonnement manqué. (toutefois d’autres versions existent)

    Pour nous catholiques, trinquer est également important et… bien plus encore !

    Les 5 sens en éveil

    Comme nous vous le rappelions dans l’article « l’art catholique de déguster le whisky« , Saint Thomas d’Aquin, le docteur angélique, écrivait :

    Nihil est in intellectu quod non sit prius in sensu. (Rien n’est dans l’intellect qui ne soit d’abord passé dans les sens)

    De Veritate, De veritate, Questio 2, art. 3, argumentum 19

    Si les 4 sens du toucher, du gout, de la vue et de l’odorat sont remarquablement en éveil durant la dégustation du verre, l’ouïe elle aussi est en éveil grâce à l’action de trinquer. Ainsi, en plus de mettre ses 5 sens en éveil, nous nous habituons à acquérir la condition indispensable à toute recherche de Vérité : l’encrage dans le réel, laquelle est la base de la scolastique,  » l’instrument nécessaire pour percer les confusions et dissiper les sophismes. » (Saint Pie X, Pascendi, 58)

    Une fois encore, grâce au verre qu’il tient à la main, le catholique peut pourfendre l’hérésie ! (petit rappel à l’usage des personnes bien intentionnées : nous ne pourfendons pas l’hérétique, nous buvons avec lui, et nous l’aimons !)

    L’action de grâce

    Pourquoi donc, l’antique coutume de boire en l’honneur… de Dieu serait-elle devenue obsolète ? Si le rapport au Réel via nos cinq sens nous permet d’avancer vers la Vérité, nous devons aussi regarder le réel en tant qu’il est connaissable à la lumière de la Révélation divine, c’est-à-dire de la la Parole de Dieu, la Sainte Bible. C’est ainsi porté par le don de la Foi (Seigneur, augmente en nous la Foi !) que nous pouvons remercier Dieu pour le bienfait qu’il nous procure sous la forme de la boisson dégustée, mais également pour la grâce de pouvoir la déguster entre frères.

    Libre à nous de trouver la formule, sachant que si elle est brève, elle pourra facilement être répétée par les convives. Par exemple vous pouvez dire :

    Ad Honorem Jesu ! (En l’honneur de Jésus)

    ou alors, en mémoire aussi des Cristeros, crier (plus ou moins fort, cela dépend de vos relations de voisinage):

     ¡Viva Cristo Rey! (Vive le Christ Roi !)

    … afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse, au ciel, sur terre et aux enfers ! et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père. (Ph 2, 10-11)

    Quelle merveille d’avoir la grâce d’être catholique, vous ne trouvez pas ?

    (Merci au Père Alexandre Morard, de Point Cœur, pour la photo d’illustration. Cela lui vaudra de pouvoir encore trinquer en notre compagnie)

    art boire