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L’agence tout risque… au secours des hommes-adorateurs ?

 

A 2 R

L’Agence tout risque ? Si vous êtes de ma génération, vous connaissez bien ! Série américaine tourné de 1983 à 1987, elle faisait ma joie. Rassurez-vous, je ne vais pas m’épancher, laissons l’expression du ressenti aux femmes adoratrices !

Si nous évoquons l’Agence tout risque, c’est bien parce que cela sert notre cause : permettre aux hommes de se retrouver, d’agir ensemble pour la plus grande gloire de Dieu.

Fulton Sheen nous rappelait que « Dieu s’introduit dans l’âme dans chaque désir et chaque joie ». Cette joie que nous connaissions lorsque nous voyons la force, l’ingéniosité de cette « agence » qui servait le bien doit toujours faire écho dans notre âme, c’est bien une fente par laquelle Dieu peut toujours pénétrer en nos cœurs. Ne la refoulons pas et surtout, ne l’oublions pas : Dieu aujourd’hui nous demande de la retrouver, avec notre maturité !

Avant toute chose, replongeons nous dans l’ambiance, écoutons le générique…

Notre propos, évidemment , n’est pas de canoniser les membres de la série, vos connaissez leurs vices et vertus ! Mais deux éléments (vous en trouverez peut-être d’autres !) retiennent mon attention d’homme catholique et me paraissent édifiants :

  1. Une équipe qui risque sa vie pour une juste cause, « au service de la veuve et de l’orphelin », de manière réaliste puisqu’elle cherche également de quoi subsister.
  2. Une équipe hétérogène utilisant sa complémentarité, d’une certaine manière universelle (traduction de catholique) de par sa composition.

Risquer sa vie pour une juste cause

teamC’est bien là la vocation de tout catholique, qui plus est, de l’homme catholique. Disciples du Christ, « chemin, vérité et vie » (Jean 14, 6) qui est venu rendre témoignage à la Vérité, la juste cause pour laquelle nous risquons tout est toujours celle du service  la Vérité. Risquer, perdre sa vie, ne signifie pas simplement pour nous mourir au sens propre, mais également abandonner notre vie à Jésus, mourir à nous même… pour mieux nous trouver !

Ainsi l’homme catholique, même si son combat peut être de rechigner au départ à servir la juste cause (comme souvent des membres de l’Agence), doit savoir tout abandonner, surtout l’image de l’homme gentil, bien élevé voulant faire plaisir à ses amis, à sa famille, pour ne plus servir que le Christ. Même si cela ne nous plait pas (et c’est normal !), suivre le Christ est bien souvent illustré par sa parole : « Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison » (Matthieu 10, 34).

C’est alors que la composition hétéroclite de l’Agence tout risque intervient ! Suivant le Christ, quittant tout pour Lui, le centuple que nous recevons, ce sont nos frères, ceux que nous n’aurions sûrement jamais choisi de prime abord (comme un Barracuda n’aurait pas choisi un Looping!). « Et celui qui aura quitté, à cause de mon nom, des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra le centuple, et il aura en héritage la vie éternelle » (Matthieu 19, 29)

De nouveaux frères : l’équipe hétérogène de l’Agence tout risque

Si dans votre groupe d’hommes-adorateurs, dans votre paroisse, vous réalisez que les différences entre les membres sont remarquables, voire étonnantes, difficiles à vivre : rendez grâce, le Seigneur agit : le voilà le merveilleux centuple que seul le Christ peut unir ! C’est cette différence qui fait notre richesse. Un tour de piste de l’Agence pour illustrer notre propos ? En route :

agence

Colonel John Smith, « Hannibal »

Vous vous rappelez surement de sa phrase préférée : « J’adore qu’un plan se déroule sans accroc ! » (« I love it when a plan comes together. » en VO). Tacticien hors pair, il accepte chaque nouvelle mission comme un nouveau défi (« N’ayez pas peur ! »,365 occurrences dans la Bible). C’est toujours lui le chef, capable d’écouter et disposant d’une autorité naturelle.

Lieutenant Templeton Peck, « Futé »

Baratineur, séducteur et logisticien de l’équipe. Jouant d’astuces, il arrive toujours à approvisionner l’équipe matériellement et en informations. Anecdotiquement, nous pouvons ajouter qu’il fut amoureux à l’université d’une femme qui devint religieuse.

Capitaine H. M. Murdock, « Looping « 

Excellent pilote, officiellement interné dans un hôpital psychiatrique pour anciens combattants  Il s’identifie à des personnages fictifs, a des hallucinations, et s’adresse fréquemment à des objets comme des plantes, une chaussette….Homme cultivé parlant couramment plusieurs langues dont le chinois, il est également capable d’imiter les voix de personnes célèbres.

Sergent Bosco Albert Barracus, « Barracuda »

Ancien sergent de la Police Militaire, c’est un extraordinaire mécanicien et pilote automobile. Il ne supporte pas l’injustice et essaye d’aider comme il peut les enfants défavorisés. Préférant le lait à l’alcool, il lui était sûrement difficile de comprendre l’art de boire catholique. Nous pensons qu’il est devenu bagarreur craignant à cause de cela de ne pas pouvoir devenir homme-adorateur : ici même, nous lui disons solennellement qu’il avait tord ! 

La différence

Tout cela illustre bien combien les différences sont des richesses. Toutefois, deux écueils sont à éviter :

  1. Vouloir être différent, c’est-à-dire se créer un personnage.
  2. Avoir peur d’être différent et devenir un clone des « gens biens » qui sont autour de nous.

Ces deux écueils sont des prisons que le Christ ne veut pas pour nous. Il ne nous veut ni clone, ni jouant un rôle : il nous veut nous-même. La recette de la vrai différence n’est ni de nous regarder le nombril, ni de mépriser le regards des autres sur nous : c’est de laisser exclusivement le regard de Dieu se poser sur nous. Ainsi nous acceptons de devenir ses disciples. Hommes-Adorateurs, c’est en l’adorant, en le contemplant dans le Saint-Sacrement que vous laissez le Christ vous révéler à vous même, que vous acceptez alors de devenir ce que vous êtes profondément.

Alors, pour finir, permettez moi de modifier légèrement l’accroche de la série de mon (notre ?) enfance :

 » Si la loi ne peut plus rien pour vous, il vous reste un recours, un seul : Jésus-Christ, votre Sauveur ! « 

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