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Twittons avec virilité

twitterTwitter, facebook… vous avez certainement eu l’occasion de participer à quelques discussions, ou de les surprendre. Nous y avons essentiellement surpris de « bons » ou « mauvais » sentiments, y compris dans nos propos, mais y avons nous, en tant que chrétiens, servi la Vérité ? Ces parvis, comme tout lieu où nous nous trouvons, doivent trouver des disciples du Christ. Nous vous proposons donc une série de règles, que les hommes catholiques doivent respecter sur les réseaux sociaux. Mais avant tout n’oublions pas que notre virilité doit nous soustraire aux pulsions, au sentimentalisme, étant caractérisé par les efforts que nous pouvons faire avec une volonté renforcée par la grâce de Dieu, pour servir la Vérité, s’agenouiller devant Elle.

Nous devons donc avoir à l’esprit plusieurs éléments de taille :

  • La forme : la courtoisie 
  • La Relation : Nous sommes face à un interlocuteur, un frère éloigné de la foi ou pas, avec qui nous souhaitons communiquer, mais pas terrasser verbalement.
  • L’objet : Notre objectif n’est pas d’avoir raison, mais de servir une Vérité qui nous dépasse.
  • Nous-même : nous devons être conscient de notre faiblesse, demander l’aide à Dieu et demander pardon lorsque c’est nécessaire.

La courtoisie

Elle est un premier élément pour sortir de nous-même, nous assujettissant à des règles de savoir-vivre, qui commencent au minimum par « bonjour » et finissent par « au revoir » avec un remerciement pour l’échange. Ces règles nous évitent déjà une première réaction pulsionnelle, et nous rappelle que nous sommes face à un être humain, un frère.

Et si vous réservez vos saluts à vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? (Mathieu 5, 47)

L’interlocuteur

Nous ne sommes ni face à une machine, ni face à un ennemi, mais face à un être humain. Nous devons aimer cette personne, et implorer Dieu pour qu’il nous donne la force de l’aimer, c’est à dire de vouloir son bien.

Eh bien ! moi je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour vos persécuteurs(…). Car si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-il pas autant ? (Mathieu 5, 44. 46)

Pas facile non ? Normal, on ne demande pas des choses faciles aux disciples du Christ. Et si nous chutons, si, par exemple, des noms d’oiseaux sortent violemment par notre clavier : soyons rassurés, nous sommes des êtres humains, des hommes. C’est à ce moment qu’on dégaine le mot « pardon« . Et surtout, n’oublions pas d’implorer le pardon du Christ lors de notre confession fréquente (au minimum une fois par mois pour un homme-adorateur) pour cela.

Nous avons donc un combat à mener sans ennemis ? Oui assurément, il y a un ennemi, mais ce n’est pas notre interlocuteur, c’est le mensonge.

Le culte de la Vérité

De tout évangélisateur on attend qu’il ait le culte de la vérité, d’autant plus que la vérité qu’il approfondit et communique n’est autre que la vérité révélée et donc, plus que tout autre, parcelle de la vérité première qu’est Dieu lui-même. (Paul VI, Evangelii Nuntiandi, 78)

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Le mensonge est porté par le Prince du mensonge, qui est aussi  « le Satan, le séducteur du monde entier  » (Ap 12, 9). Restons humbles, aimants, priants, car nous ne pouvons remporter seuls ce combat. L’ennemi n’agit pas qu’en face de nous, mais également en nous. Le risque premier, nous le voyons, n’est pas de servir le mensonge clairement, mais tout d’abord de commencer par ne pas servir la Vérité. Comment ? En laissant la place exclusivement à nos sentiments. Combien de fois nous pouvons lire des tweets de personnes ayant de « bons sentiments » exclusivement orientées par leurs ressentis ou une par une pseudo-vérité imprimée par notre monde ?

Nous ne sommes pas là pour exprimer notre ressenti ! Pour nous défouler ! Mon coeur saigne de voir tant de paroles non chrétiennes dans la bouche de mes frères…

Lorsque nous voyons que nous sommes énervés, assujettis à des pulsions, à nos émotions, peu de chance que la Vérité nous gouverne : nous ne pouvons être assujetti aux émotions et à la Vérité en même temps. Prenons alors du recul, du temps, prions. Remettons-nous en question. Si nous sommes troublés, discutons-en avec notre directeur spirituel, cherchons des réponses dans la Bible, chez les docteurs de l’Eglise, les Pères de l’Eglise, dans les textes du Magistère : Courageusement, laissons-nous bousculer, laissons nous convertir.

Monseigneur Jacques-Bénigne Bossuet, l’aigle de Meaux, soulignait l’importance de la morale chrétienne à ce sujet, puisqu’elle « nous oblige à dompter nos passions emportées et à mortifier nos sens, trop subtils séducteurs de notre raison. Elle a sur ce sujet des précautions inouïes. Elle va éteindre dans le fond du cœur l’étincelle qui peut causer un embrasement » (Avent du Louvre, 1665, O.O. t. IV, p. 664)

N’oublions-pas : le culte de la Vérité est emprunt de paix.

Notre faiblesse

Monseigneur Jacques-Bénigne Bossuet n’a pas connu twitter ni facebook, mais ses conseils visant à déraciner nos passions sont d’une grande actualité :

Donc, pour arracher la racine, cessons de nous prendre aux autres d’un mal qui vient de nous-mêmes. Ne parlons plus des flatteurs qui nous environnent par le dehors ; parlons d’un flatteur qui est au dedans, par lequel tous les autres sont autorisés. Toutes nos passions sont des flatteuses, nos plaisirs sont des flatteurs : surtout notre amour-propre est un grand flatteur qui ne cesse de nous applaudir au dedans. (Sermon pour le mardi de la IIIe semaine de carême sur la charité fraternelle)

C’est donc bien en étant préparé au combat spirituel et en le vivant courageusement que nous pouvons petit à petit nous soustraire à nos pulsions, aux sentiments qui nous empêchent de contempler, de nous agenouiller devant le seule chose, que dis-je, le seul Être, qui puisse être adoré : La Vérité, c’est-à-dire notre Seigneur Jésus-Christ, Lui qui a dit :

Je suis le chemin la Vérité et la Vie (Jean, 14, 6)

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