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  • Bienheureux Ivan Merz, « Sacrifice-Eucharistie-Apostolat »

    Bienheureux Ivan Merz, « Sacrifice-Eucharistie-Apostolat »

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    Ivan Merz (1886-1928) était un jeune laïc croate qui avait pour devise :

    Sacrifice-Eucharistie-Apostolat

    Il suivit tout d’abord des études à l’Académie militaire de Wiener Neustadt, qu’il abandonna rapidement en raison de la corruption qui y régnait, pour entreprendre des études universitaires à Vienne. Mais, en 1916, il fut enrôlé dans l’armée et envoyé sur front italien, où il passa la majeure partie des années 1917 et 1918. Il écrivit dans son journal à cette période :

    Il serait affreux que cette guerre ne me soit d’aucune utilité spirituelle. Il ne faut pas que je vive comme je vivais avant la guerre. Je dois commencer une vie nouvelle et régénérée dans l’âme d’un catholicisme, tel que je le perçois maintenant.

    Il étudie la philosophie à Vienne puis la littérature française à la Sorbonne, passe son doctorat à Zagreb, et devient professeur. Sa vie, définie comme un « fruit spirituel spontané », nourrie de la prière et de l’Eucharistie.

    Par sa participation fréquente à la Sainte Messe, en se nourrissant du Corps du Christ et de la Parole de Dieu, il trouva l’impulsion pour devenir l’apôtre des jeunes. Veillant aussi à former une élite d’apôtres afin qu’ils travaillent au « renouvellement de toutes choses dans le Christ« .

     

    Il fut le promoteur du mouvement liturgique en Croatie et le pionnier de l’Action catholique selon les directives de Pie XI, s’impliquant activement dans « l’union croate des Aigles« , une organisation de jeunesse dont il est rapidement élu président également un mouvement pour les jeunes et qu’il anima jusqu’à sa mort. Aussitôt il lui donne une impulsion nouvelle et des orientations inspirées de la Croisade des enfants, dont il reprend la devise : « Sacrifices-Eucharistie-Apostolat »

    A ce sujet il disait :

    L’Eucharistie et le Pape doivent devenir la racine, la source et l’origine pour les Aigles 

    Son amour pour la liturgie faisait de lui un homme non ballotté par ses sentiments mais les ordonnant à la Gloire de Dieu. A ce sujet il écrivait :

    Grâce à la liturgie, tout catholique devient grand et universel, il laisse de côté ses intérêts personnels et commence à avoir les mêmes sentiments que l’Église… C’est sur la base de la liturgie que le chrétien s’éduque.

    Jean-Paul II disait de lui :

    Jeune homme brillant, il sut multiplier les riches talents naturels dont il était doté et il obtint de nombreux succès humains:  sa vie peut être qualifiée de vie bien réussie. Mais la raison pour laquelle il est aujourd’hui inscrit dans l’Album des bienheureux n’est pas celle-ci. Ce qui l’introduit dans le chœur des bienheureux est son succès devant Dieu. La grande aspiration de toute sa vie, en effet, a été celle de « ne jamais oublier Dieu, de toujours désirer s’unir à Lui ». Dans chacune de ses activités, il rechercha « l’aspect sublime de la connaissance du Christ Jésus » et il se laissa « conquérir » par Lui (cf. Ph 3, 8.12).

  • Autorité paternelle et vouvoiement (1/2)

    Autorité paternelle et vouvoiement (1/2)

    pere familleAfin de nous aider à réfléchir à la notion d’autorité paternelle, et afin que cette réflexion s’inscrive dans la réalité de chaque famille, voici un extrait de l’ouvrage « le bénédicité » de Mgr Gaume, où il évoque le vouvoiement… Cet extrait aura au moins le mérite de mettre en perspective nos habitudes familiales à la lumière de l’histoire… sinon plus ! bonne méditation.

    Dégradé par le matérialisme, le langage de la famille a été déformé par la Révolution. La déformation particulière dont je veux te parler, c’est le tutoiement des père et mère par les enfants. Comme la révolution des mots n’est pas moins grave que celle des choses, je vais te signaler ce qu’il y a de choquant et d’antisocial dans cette formule révolutionnaire. Rappelons d’abord quelques vérités incontestables. La famille est la base de la société, qui n’est elle-même qu’un assemblage de familles. Ainsi, tant vaut la famille, tant vaut la société. La base de la famille, c’est l’autorité paternelle. Tant vaut l’autorité paternelle, tant vaut la famille. Que l’autorité paternelle soit respectée comme elle doit l’être, non-seulement la famille, mais la société même assure son existence et sa prospérité.(…)

    Par la raison contraire, toute nation chez laquelle s’affaiblit l’autorité paternelle, est une nation qui marche à sa ruine. Or, le respect de l’autorité paternelle n’est pas seulement dans les actes, il est dans les mots. Il n’est même dans les actes, que parce qu’il est dans les mots. De là viennent, chez les peuples chrétiens, les formules respectueuses placées dans la bouche des enfants, pour parler à leur père et à leur mère.
    Au nombre de ces formules la plus universelle et la plus caractéristique, est le Vous, au lieu du Tu. Je dis la plus universelle, jusqu’en 1792, elle régna seule dans toute la France. Elle se conserve encore dans presque toutes les provinces, parmi les populations de la campagne. Les villes elles-mêmes comptent encore un bon nombre de familles demeurées fidèles à l’ancienne tradition.

    Elle existe encore, sans exception, en Espagne, en Italie et même en Angleterre. Dans ce dernier pays, le plus traditionaliste de l’Europe, le tutoiement est inconnu. Si fiers qu’ils soient, jamais un maître, ni une maîtresse de maison, ne disent tu à leurs domestiques. Jamais un père ni une mère de famille ne disent tu à leurs enfants. Jamais, au grand jamais, la bouche d’un enfant ne s’est ouverte pour dire tu à son père ou à sa mère, ni même à ses frères ou à ses sœurs. Le contraire serait regardé comme une énormité, comme un odieux manque de respect et une absence complète d’éducation (1).

    Autrefois, il en était de même parmi nous. Au siècle de Louis XIV, qui passe pour l’époque la plus polie de notre histoire, le vous était universellement employé. Madame de Sévigné qui, sans doute, connaissait l’usage de la bonne compagnie, ne manquait pas de s’y conformer. En écrivant à sa fille, jamais elle ne la tutoie. Je t’ai dit que le vous est la formule la plus caractéristique du respect. Forcément elle exprime les rapports naturels de subordination d’une part, et d’autorité de l’autre ; par conséquent le respect de l’inférieur, pour tout ce qui lui est supérieur, soit par la nature, soit par l’âge, soit par la position sociale. Telle est l’autorité de cette formule, fondée sur le sentiment des convenances, que, même aujourd’hui on regarderait avec raison comme un homme mal élevé, pour ne rien dire de plus, celui qui oserait y manquer en parlant à un supérieur quelconque, à un vieillard ou même à un étranger.

    Dans le but de tout détruire et de tout refaire à son image, la Révolution française supprima le Vous, qu’elle ordonna de remplacer par le Tu. Cette formule d’une égalité sauvage, passa dans la langue officielle. Par crainte, par distraction ou par tout autre motif inconscient, quelques familles urbaines, d’ailleurs respectables, la laissèrent pénétrer dans leur foyer. C’est ainsi qu’on laissa baptiser les enfants, sous les noms des dieux païens, des déesses païennes, des héros païens et même des plantes. J’ai connu un chrétien de ce temps-là, qui répondait au nom de Carotte, parce qu’il était né le jour consacré à ce précieux tubercule.
    A l’époque actuelle, où la religion du mépris fait de si désolants progrès, où l’on travaille avec fièvre à nous ramener aux jours de 93, il nous semble plus urgent que jamais de protester contre le tutoiement,du moins dans le langage des enfants à leur père et à leur mère. Pour bannir à tout jamais cette formule, triste héritage de la Révolution, il suffit de montrer :

    1. qu’elle est honteuse dans son origine;
    2. absurde en elle-même
    3. funeste dans son application
    4. souverainement humiliante pour les pères et mères.

    Telle est, mon cher ami, la thèse que je prétends démontrer dans ma prochaine lettre. Comme tu peux en juger, ma démonstration ne manquera pas d’un certain intérêt ; demande à Dieu qu’il daigne la couronner de succès,

    SUITE

    (1) En parlant à Dieu, le Tu est employé dans les prières, à cause du Tu dans le latin. Il paraît que les plus anciennes traductions catholiques de la Bible en anglais emploient le Vous. Les Puritains protestants ont sans doute cru de bon goût et d’une plus scrupuleuse exactitude de se servir du Tu. — Au reste, qu’il en soit ce que l’on voudra, de cette exception ou d’autres encore, il est certain que dans notre langue française, le Vous est la forme obligée du respect.

  • L’homme pour la femme : chef naturel mais non tyran naturel.

    L’homme pour la femme : chef naturel mais non tyran naturel.

    Mamie et PapiLes rôles des femmes et des hommes ne sont pas interchangeables… et impossible de parler de l’un sans parler de l’autre car l’un éclaire l’autre. C’est là une merveille anthropologique : sans hommes, pas de femmes et sans femmes, pas d’hommes ! Chers frères d’armes du combat spirituel, soyons de plus en plus des hommes pour que les femmes soient de plus en plus des femmes : pour votre épanouissement, celui de votre épouse, celui de vos enfants, celui de la société !

    Un ami des hommes-adorateurs, Yvan Pelletier de la Faculté de Philosophie Université Laval de Québec, a écrit ce texte édifiant, une analyse des écrits d’Edith Stein sur les rôles respectifs de la femme et de l’homme :

    Dès l’origine, homme et femme sont appelés à collaborer à une mission commune : traduire en image la divinité et, à cette fin, prolonger l’oeuvre de la création, dominer et tourner au bien humain l’ensemble de l’univers matériel. Or nécessairement collaboration implique coordination. Quelqu’un doit discerner et décider comment se déroulera concrètement la collaboration. Aucune collaboration ne se passe de chef. Et par conséquent, d’obéissance à un chef. Édith Stein voit très bien que cette assistance à l’homme à laquelle est vouée la femme, que cet appel de la nature à donner son être et sa vie à un mari, passe par l’obéissance. C’est leur nature spécifique qui confie à l’homme le commandement sur la femme et la famille, et qui veut que la femme obéisse à son mari.

    La participation à la vie du mari implique, par analogie, la subordination dans l’obéissance, telle qu’elle est ordonnée par la parole de Dieu.

    Edith Stein, L’éthos…

    C’est à l’homme, en premier, et à la femme, en second et à titre d’assistant, que Dieu, par les lois qu’il a imposées à la nature, confie de dominer la terre.

    L’homme et la femme sont destinés à dominer la terre, c’est-à-dire à connaître les choses de cette terre, à en jouir et à leur donner forme par un acte créateur. Cependant, cette oeuvre civilisatrice est assignée à l’homme comme sa mission première, et la femme est placée à ses côtés en tant qu’aide.

    Edith Stein, L’éthos…

    Voilà qui porte chaque homme à concrétiser cette mission dans la réalisation d’un objet plus spécifique qui devient sa mission à lui, l’objet de sa vie, son ambition. D’elle-même, la femme est indifférente à pareil objet, réticente même à toute forme de spécialisation susceptible de distraire du développement harmonieux du tout de la personne. Mais en répondant à cet appel de la nature qui la fait l’aide adéquate de tel homme en particulier, sa femme, la voilà qui prend à cœur la mission, l’objet qui passionne et mobilise son mari. Elle voudra tout faire pour que son mari réussisse dans son entreprise. Cela se fera toutefois bien sûr sous sa gouverne.

    L’homme est, par nature, au service immédiat de son objet; la femme se met au service du dit objet par amour pour lui, et il convient donc que cela se produise sous la conduite de ce dernier.

    Edith Stein, L’éthos…

    Cependant, l’obéissance naturelle de la femme ne se confine pas dans le contexte du travail de son mari. Même ce qui relève principalement d’elle, donner le jour à des enfants et leur donner l’éducation fondamentale, elle le fait naturellement sous l’autorité de son mari. Dans cette mission, le mari est à son tour l’assistant : il en pourvoit le cadre et les instruments, la maison, la nourriture et le vêtement; de même que la sécurité. Mais même là il reste le chef naturel et la femme trouvera son bonheur à enfanter et éduquer sous son autorité.

    Que le devoir d’obéissance dépasse ce cadre et s’étende aussi à ce qui ressortit au domaine immédiat de la femme : au foyer et à l’éducation, cela découle moins de la spécificité féminine que de la vocation naturelle de l’homme, qui est d’être le chef et le protecteur de la femme. À cette destination naturelle correspond également l’inclination naturelle de la femme à obéir et à servir.

    Edith Stein, L’éthos…

    Édith Stein se sent même à l’aise de paraphraser à l’appui une déclaration très forte de l’Iphigénie de Goethe : « C’est obéissante que je me suis toujours sentie merveilleusement libre. »
    Pour elle, cela ne fait pas de doute : la nature a consacré l’homme comme chef de la famille et comme chef de la femme. Et cela ne fait pas plus de doute, ni ne constitue plus d’injustice que dans le cas du corps animal, où sans aucun conteste les autres membres reconnaissent la tête pour leur chef et collaborent en lui obéissant au bien du corps entier.

    De même que, dans un organisme individuel, tous les membres sont dirigés par la tête et qu’ainsi se trouve maintenue l’harmonie de l’ensemble, de même, dans un organisme étendu, il doit y avoir un chef et, dans un organisme sain, il ne saurait y avoir de querelle pour déterminer qui est la tête, qui sont les membres et quelles sont leurs fonctions respectives.

    Edith Stein, La vocation

    Chef naturel oui, mais non tyran naturel. L’homme répond à sa nature quand il commande à sa femme. Mais il y répond plus complètement quand il la commande comme on commande à un être libre, égal. Et même supérieur en discernement et en expérience en certains domaines. À la maison, la prudence du mari résidera en ‘décidant’ la plupart du temps ce que sa femme lui aura ‘suggéré’, elle qui est plus présente aux affaires familiales, aux besoins de toute la maisonnée, aux problèmes particuliers de chaque enfant.

    Étant donné que l’homme n’est pas parfait, qu’il est une créature dotée de divers dons et pourvue de nombreuses imperfections, sa suprême sagesse consistera à contrebalancer ses imperfections par les dons du membre qui le complète, de même que la suprême sagesse politique du souverain consistera à laisser gouverner le ministre dont il aura reconnu la supériorité. Mais il est essentiel pour la santé de l’organisme que cela se fasse sous la conduite du chef. Si le corps se rebelle contre la tête, l’organisme prospérera tout aussi peu que si la tête laisse dépérir le corps.

    Edith Stein, La vocation

     

  • Que le soldat de Jésus-Christ évite ce qui peut troubler la paix de son cœur.

    Que le soldat de Jésus-Christ évite ce qui peut troubler la paix de son cœur.

    Voici a nouveau un extrait de l’ouvrage préféré de Saint François de Sales, « le combat spirituel », de Lorenzo Scupoli, chapitre XXV :

    Que le soldat de Jésus-Christ, qui a résolu de combattre et de vaincre ses ennemis, doit éviter, autant qu’il lui est possible, ce qui peut troubler la paix de son cœur.

    Lorsque nous avons perdu la paix du cœur, nous devons mettre tout en œuvre pour la recouvrer, mais quoi qu’il arrive en ce monde, rien n’est capable de nous la ravir, ni de la troubler malgré nous. Il faut, à la vérité, que nous conservions de la douleur de nos fautes, mais cette douleur doit être tranquille, modérée, comme je l’ai dit plusieurs fois. Il faut de même que nous ayons compassion des autres pécheurs ; et que du moins intérieurement nous gémissions de leur perte ; il faut aussi que notre compassion soit tendre, mais sans chagrin et sans trouble, comme étant l’effet d’une charité très pure.

    photo-priere_500-45cd9Pour ce qui regarde une infinité de maux auxquels nous sommes sujets en ce monde, tels que sont les maladies, les plaies, la mort, la perte de nos amis et de nos proches, la peste, la guerre, les embrasements, et plusieurs autres accidents fâcheux, que les hommes appréhendent comme contraires à la nature, toujours ennemie des souffrances ; nous pouvons, avec le secours de la grâce non seulement les accepter de la main de Dieu, mais nous en faire sujets de joie, en les regardant ou comme des punitions salutaires pour les pécheurs, ou comme des occasions de mérite pour les Justes. Ces deux considérations sont que Dieu même prend plaisir à nous affliger ; mais il est certain que tant que notre volonté sera soumise à la sienne, nous demeurerons avec un esprit tranquille au milieu des afflictions les plus rudes. Sachez au reste, que toute inquiétude lui déplaît, parce que, de quelque nature qu’elle soit, elle n’est jamais sans quelque défaut, et vient toujours d’un mauvais principe, qui est l’amour-propre. Tâchez donc de prévenir de loin ce qui peut vous inquiéter, et préparez-vous de bonne heure à le supporter avec patience. Considérez que les maux présents, quelque terribles qu’ils paraissent, ne sont pas effectivement des maux ; qu’ils ne sauraient nous priver des biens véritables, que Dieu les envoie, ou les permet pour les raisons que nous avons dites, ou pour d’autres qui ne peuvent être que très justes.

    En conservant de la sorte un esprit toujours égal parmi les divers accidents de cette vie, vous profiterez beaucoup : sans cela vos exercices réussiront mal, et vous n’en tirerez aucun fruit. De plus, tant que vous aurez l’esprit inquiet, vous demeurerez exposé aux insultes de l’ennemi, sans pouvoir connaître quelle est la voie sûre et le droit chemin de la vertu. Le démon fait tous ses efforts pour bannir la paix du cœur, parce qu’il fait que Dieu demeure dans la paix, et que c’est dans la paix qu’il opère de grandes choses. De là vient qu’il n’est point de ruse dont il ne se serve pour nous la ravir ; et qu’afin de nous surprendre, il se contrefait, il nous inspire des desseins qui paraissent bons, mais qui sont méchants en effet, et qu’on reconnaît à plusieurs marques, surtout en ce qu’ils troublent la paix intérieure. Pour remédier à un mal si dangereux, lorsque l’ennemi s’efforce d’exciter en nous quelque mouvement, ou quelque désir nouveau, ne lui ouvrons pas d’abord notre cœur, renonçons premièrement à toutes affections qui peuvent naître de l’amour-propre : offrons à Dieu ce nouveau désir ; prions-le instamment de nous faire connaître s’il vient de lui ou du démon, n’oublions pas de consulter là-dessus notre Directeur.

    Lors même que nous sommes sûrs qu’un désir qui se forme dans notre cœur, est un mouvement de l’esprit de Dieu, nous ne devons pas nous mettre en devoir de l’exécuter, qu’auparavant nous n’ayons mortifié la trop grande envie que nous avons qu’il soit accompli. Car une bonne œuvre précédée par cette sorte de mortification, est bien plus agréable à Dieu, que si elle se faisait avec une ardeur et un empressement naturel, et souvent la bonne œuvre lui plait beaucoup moins que la seule mortification. Ainsi rejetant les mauvais désirs, et n’exécutant les bons qu’après avoir réprimé tous les mouvements de la nature, nous conserverons notre cœur dans une tranquillité parfaite.

    Il est encore besoin pour cela de mépriser de certains remords intérieurs, qui semblent venir de Dieu, parce que ce sont des reproches que notre conscience nous fait sur de véritables défauts ; mais qui viennent effectivement du malin esprit, selon qu’on en peut juger par les suites. Si les remords de conscience servent à nous humilier, s’ils nous rendent plus fervents dans la pratique des bonnes œuvres, s’ils ne diminuent point la confiance qu’il faut avoir en la miséricorde divine, nous devons les recevoir avec action de grâce, comme des faveurs du Ciel. Mais s’ils nous causent du trouble, s’ils nous abattent le courage, s’ils nous rendent paresseux, timides, lents à nous acquitter de nos devoirs, nous devons croire que ce sont des suggestions de l’ennemi, et faire les choses à l’ordinaire sans daigner les écouter.Mais outre cela, comme il arrive le plus souvent que nos inquiétudes naissent des maux de cette vie, pour nous en défendre, nous avons deux choses à faire.

    • L’une est de considérer ce que ces maux sont capables de détruire en nous, si c’est l’amour de la perfection, ou l’amour-propre : s’ils ne détruisent que l’amour-propre, qui est notre capital ennemi, nous ne devons pas nous en plaindre ; nous devons plutôt les accepter avec joie et avec reconnaissance, comme des grâces que Dieu nous fait, comme des secours qu’il nous envoie, mais s’ils peuvent nous détourner de la perfection, et nous rendre la vertu odieuse, il ne faut pas pour cela nous décourager, ni perdre la paix du cœur, comme nous verrons bientôt.
    • L’autre chose est qu’élevant notre esprit à Dieu, nous recevions indifféremment tout ce qui nous vient de sa main, persuadés que les croix mêmes qu’il nous présente, ne peuvent être pour nous que les sources d’une infinité de biens, que nous négligeons, parce qu’ils nous sont inconnus.

     

  • Pour que la défaite devienne une grande victoire

    Pour que la défaite devienne une grande victoire

    Voici un texte de José-Maria Escriva (Amis de Dieu, Point 186), qui nous stimule dans le combat spirituel… en avant !

    jose mariaSi, par malheur, on vient à tomber, il faut se relever aussitôt. Avec l’aide de Dieu, qui ne nous sera pas refusée si nous en prenons les moyens, nous devons arriver le plus vite possible au repentir, à la franchise empreinte d’humilité, à la réparation, de sorte que la défaite momentanée se transforme en une grande victoire de Jésus-Christ.

    Habituez-vous aussi à situer la lutte en des points éloignés des murailles de la forteresse. Nous ne pouvons pas être en permanence en porte-à-faux, à la frontière du mal : nous devons éviter avec force d’âme le volontaire in causa, nous devons repousser le plus petit manque d’amour, et favoriser l’aspiration à un apostolat chrétien, assidu et fécond, dont la sainte pureté sera l’assise et l’un des fruits les plus caractéristiques. Nous devons en outre remplir notre temps d’un travail intense et consciencieux, en cherchant à découvrir Dieu, tant il est vrai que nous ne devons jamais perdre de vue que nous avons été achetés à grand prix et que nous sommes le temple de l’Esprit Saint.

    Quels autres conseils vous proposer ? Eh bien les procédés qui ont toujours été utilisés par les chrétiens qui avaient réellement la prétention de suivre le Christ, les mêmes procédés qu’utilisèrent les hommes qui perçurent les premiers le souffle de Jésus :

    • la fréquentation assidue du Seigneur dans l’Eucharistie,
    • l’invocation filiale de la très Sainte Vierge,
    • l’humilité,
    • la tempérance,
    • la mortification des sens, car on ne peut pas regarder ce qu’il n’est pas licite de désirer, faisait remarquer saint Grégoire le Grand,
    • et la pénitence.

    Vous allez me dire qu’il s’agit là purement et simplement du résumé de toute vie chrétienne. À vrai dire, il n’est pas possible de séparer la pureté, qui est amour, de l’essence de notre foi, qui est charité, sursaut d’amour sans cesse renouvelé pour Dieu, qui nous a créés, nous a rachetés et nous prend continuellement par la main, même si maintes et maintes fois, nous ne nous en rendons pas compte. Il ne peut pas nous abandonner Sion disait : Yahvé m’a abandonné, le Seigneur m’a oublié. Une femme oublie-t-elle l’enfant qu’elle nourrit, cesse-t-elle de chérir le fils de ses entrailles ? Même s’il s’en trouvait une pour l’oublier, moi, je ne t’oublierai jamais. Ces paroles ne vous causent-elles pas un immense plaisir ?

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  • La tempérance pour devenir un homme

    La tempérance pour devenir un homme

    La tempérance, maîtrise de soi, est une vertu à cultiver,  voici la définition qu’en donnait Jean-Paul II lors de l’audience du 22 novembre 1978.

    temp« On ne peut être vraiment prudent, ni vraiment juste, ni vraiment fort, si l’on ne possède pas aussi la vertu de tempérance.

    On peut dire que cette vertu conditionne indirectement toutes les autres vertus. Mais il faut dire aussi que toute les autres vertus sont indispensables pour que l’homme soit tempérant (ou sobre). Le terme même de tempérance semble se rapporter en quelque sorte à ce qui est hors de l’homme.

    En effet, est tempérant, dit-on, celui qui n‘abuse pas de nourriture, de boisson, de plaisirs, celui qui ne boit pas trop d’alcool, qui ne laisse pas sa conscience s’anéantir par la drogue, etc. Cette référence à des éléments extérieurs à l’homme a son fondement dans l’homme.

    C’est comme si en chacun de nous existait un moi supérieur et un moi inférieur. Dans notre moi inférieur s’exprime notre corps et tout ce qui lui appartient : ses besoins, ses désirs, ses passions, celles des sens avant tout. La vertu de tempérance permet à chaque homme de faire triompher son moi supérieur sur son moi inférieur. Est-ce là une humiliation de notre corps ? Une diminution ? Non, au contraire ! Cette maîtrise met en valeur le corps. La vertu de tempérance fait en sorte que le corps et nos sens trouvent la juste place qui leur revient dans notre être humain. Possède la vertu de tempérance celui qui sait se maîtriser, celui qui ne permet pas à ses passions de l’emporter sur la raison, sur la volonté et aussi sur le coeur. L’homme qui sait se maîtriser ! S’il en est ainsi, il est facile de comprendre la valeur fondamentale et le caractère indispensable de la vertu de tempérance. Oui, elle est indispensable pour que l’homme soit pleinement homme.  »

     

  • Charles de Bonchamps, brave et magnanime

    Charles de Bonchamps, brave et magnanime

    Les hommes-adorateurs vous invitent à prendre exemple sur un homme vendéen, dont la bravoure n’avait d’égale que sa magnanimité. Puissions nous le voir en exemple…

     Charles de Bonchamps (1760-1793) était commandant des armées vendéennes pendant l‘insurrection du peuple vendéen contre la République durant la Révolution française. Militaire dès l’âge de 16 ans, servit dans la guerre d’Amérique et combattit les anglais jusqu’en Inde. Brillant officier, il se marie en 1789, année durant laquelle il choisi de quitter l’armée n’estimant pas les idées révolutionnaires (comme tout catholique).

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    A la suite de la conscription aux armées révolutionnaires, les paysans vendéens se révoltent pour Dieu et pour le Roi et vinrent le chercher pour qu’il soit à leur tête. En 1793 avec Maurice-Louis-Joseph Gigot d’Elbée il est désigné général de l’armée catholique et royale de Vendée. Pour l’honneur de Dieu et du Roi, lui et ses troupes combattent durant des mois. S’en suivent de nombreuses batailles, des joutes fratricides entre bleus et blancs qui saignent l’ouest du pays.

    Sa dernière bataille fut celle de Cholet.  Au sujet de celle-ci Klébert déclara :

    Jamais les Vendéens n’ont livré un combat si opiniâtre, si bien ordonné ; ils combattent comme des tigres et leurs adversaires comme des lions

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    Bonchamps y est mortellement blessé mais gracie les prisonniers républicains. A cet ordre, donné sur son lit de mort, de toutes parts les soldats s’écrièrent : « Grâce ! Grâce ! Bonchamps l’ordonne !« . Et 5000 prisonniers furent sauvés.  Son geste de clémence offre la réponse la plus sublime à la folie meurtrière de la RévolutionUne de ses dernières paroles fut :

    J’ai servi mon Dieu, mon Roi, ma Patrie. J’ai su pardonner

    Bonchamps meurt le 18 octobre à 11 heures du soir à la Meilleraie près de Varades. Monsieur de Barante, rédacteur des Mémoires de Madame de La Rochejaquelein, prétend que quelques jours après les républicains l’exhument pour lui trancher la tête et l’envoyer à la Convention.

     

  • Les règles du « bien-boire » de Chesterton

    Les règles du « bien-boire » de Chesterton

    fathers-day-beer-lgNous, catholiques, devons savoir comment boire de l’alcool. Car les boissons alcoolisées, comme toutes les bonnes choses, peuvent devenir des objets d’abus, et peuvent entraîner dans l’enfer de l’alcoolisme toute personne qui n’exerce pas la vertu de la tempérance.

    Existe-t-il des règles qui permettent de se délecter de nos bons nectars nationaux et internationaux sans risquer de tomber dans l’alcoolisme ? Nous avons pu trouver une règle écrite par G.K. Chesterton, qui ne manquait pas une occasion de faire fonctionner sa raison, éclairée par sa foi. Voici ses conseils pour profiter sainement des boissons alcoolisées :

    La bonne règle en cette matière apparaîtra sans doute à l’exemple de beaucoup de bonnes règles comme un paradoxe. Buvez parce que vous êtes heureux, ne buvez jamais parce que vous êtes malheureux, ne buvez jamais lorsque vous vous sentez misérable sinon vous ressemblerez aux pauvres buveurs de « Gin » des bas quartiers, mais buvez au contraire alors que vous pourriez être parfaitement heureux sans boire, et vous ressemblerez aux joyeux paysans italiens. Ne buvez jamais parce que vous en avez besoin, car ce serait boire d’une manière rationnelle, c’est le chemin le plus sûr de la mort et de l’enfer, buvez au contraire parce que vous n’en avez pas besoin car c’est irrationnel et c’est l’antique santé du monde. »

     

  • Le rugby : combat et sacrifice

    Le rugby : combat et sacrifice

    Spéciale dédicace à mon beau-père, grand amateur de rugby, et au RCT, notre grand club varois !

    Août 1995, l’International Board, sous la pression de l’hémisphère Sud, gomme de ses statuts toute référence alors obligatoire à l’amateurisme : le rugby devient alors un sport professionnel. Depuis, la gestion du rugby est orientée par des structures capitalistes afin d’accroître ses ressources et profits, ce qui peut transformer un joueur un acteur au service d’une vente de spectacle.

    Alors le rugby… , c’est fini ? NON ! Il ne devient corrompu que lorsqu’il devient une fin en soit, l’objet d’un culte de dieux du stade ou de l’argent qui en découle, mais il est empreint d’éternité dès qu’il est le moyen de devenir meilleur, en tant que rugbyman comme en tant que spectateur attentif aux valeurs des joueurs.

    rives10Nous pourrons par la suite développer différentes vertus que porte ce sport, mais aujourd’hui nous évoquerons le rugby comme une école de combat et d’esprit de sacrifice. Comment ne pas avoir à l’esprit, avec cette thématique du combat, Jean-Pierre Rives lors du match France-Galles du Tournoi des V Nations en 1983, maculé du sang de Blanco. Jean-Pierre Rive a toujours été remarqué par ses valeurs, celle du combat notamment, allant jusqu’au bout de lui-même, c’est à dire se dépassant et surtout s’oubliant, pour la victoire. Les photos issues de ce match sont de belles illustrations de sa carrière.

    C’est bien là l’essence du rugby :

    • combattre en se dépassant,
    • se dépasser en s’oubliant,
    • s’oublier en se sacrifiant,
    • se sacrifier et devenir soi-même.

    Combattre en se dépassant

    toross

    Le combat n’est jamais facile. Tout le monde s’accorde à dire qu’il nécessite le dépassement. C’est bien là que le combat le plus rude apparait : le combat contre soi-même en vue du dépassement. Lorenzo Scupoli, insistait : « C’est la guerre plus rude, attendu qu’en se combattant soi-même on trouve en soi-même un adversaire« . C’est bien là le moyen d’avoir un tampon efficace et viril : avoir le raffut ciblé… sur soi-même !

     

    Se dépasser en s’oubliant

    Cela peut paraître étonnant, mais pour combattre efficacement il est indispensable de s’oublier, afin d’avoir sa volonté ciblée sur l’objectif. Le savoir et le mettre en pratique nécessitent l’usage de deux facultés de l’âme : L’Intelligence et la Volonté. Mais si nous pouvons être capable de nous oublier profondément, courageusement, l’exercice ne peut se limiter qu’à une seule partie de notre être, mais doit également toucher notre âme par le combat spirituel. Comment imaginer se battre farouchement en étant un demi-combattant ? 

    S’oublier en se sacrifiant

    C’est bien là qu’arrive la notion de sacrifice, si évidente en rugby. Elle est pourtant à l’esprit de tout le monde lorsqu’on voit des demis de mêlée se jeter dans les jambes d’un Chabal ou d’un Lomu en pleine puissance pour les bloquer. Le sacrifice est une folie mais une nécessité pour la victoire. C’est une folie, car on n’a pas envie d’avoir mal, mais la douleur du sacrifice s’offre souvent à nous dans un match. C’est peut-être que pense Walter Spanghero lorsqu’il affirme : « Un match qui ne fait pas mal est un match raté« .

    christ

    Nous parlons de sacrifice ? Qu’on ait la foi ou pas, l’image de Jésus-Christ s’impose, avec son corps déchiré par les coups de fouet, sa tête inondée de sang et transpercée par les épines. Pourquoi a-t-il vécu cela ? « Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, C’est de nos douleurs qu’il s’est chargé ; (…) Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. » (Esaïe 53, 4). Ce sacrifice est bien actuel, il le revit à chaque messe pour nous, et il nous y attend pour nous donner la force de le suivre, de l’imiter en tout, jusqu’au sacrifice.

    Se sacrifier et devenir soi-même

    Car en s’oubliant, en se sacrifiant, nous devenons nous-même.  Par les petits sacrifices qui nous aident à nous libérer de nos passions, de notre confort, de nos pêchés, le Christ nous rend libre de le suivre, libre, de ce fait, de devenir nous-mêmes. Comment devenir nous-même si nous ne connaissons pas notre Dieu, notre Créateur et Père ?

    Le rugby peut devenir  l‘objet d’un culte, confondant le moyen et le but, asservissant ses fidèles. Mais il peut et doit surtout nous donner la force d’être des hommes libres, nous donnant la bonne habitude (c’est ce qu’on appelle une vertu) de combattre le bon combat, celui qui nous tend vers notre Sauveur, le Christ.

    Mais n’oublions pas que ce combat nécessite que nous soyons de vrais hommes : si on veut le vivre de tout notre être, il ne peut se vivre sans la grâce de Dieu, qui nous délivre dans ses Sacrements, afin que notre volonté soit illuminée, se meuve et soit fortifiée, pour faire le bien et éviter le mal.

    Battons-nous farouchement, ne soyons pas des demi-combattants !

     

     

    rugby HA

  • Redevenir des hommes

    Redevenir des hommes

    L'homme tranquilleMes frères, soyons des hommes, soyons de vrais hommes !

    Ne soyons pas les êtres asexués que la société veut que nous soyons, ces êtres pseudo-angéliques qui conduisent à devenir des bêtes, comme le rappelait Blaise Pascal. C’est pourquoi il devient vital de repenser notre quotidien pour le viriliser. Notre bien, celui de la famille et celui de la société en dépendent.

    Je vous propose de travailler aujourd’hui trois facettes de la masculinité :

    La masculinité comme source d’autorité

    L’autorité est indissociable de l‘obéissance, et pour avoir l’autorité , il faut que celle-ci soit juste. L’autorité qui émane de la masculinité est au service des autres , au service de la justice : elle n’est jamais au service de celui qui l’exerce. C’est l’idéal chevaleresque qui apparaît ici : la cause juste qu’il sert ne lui rapporte rien, mais est orientée vers la protection du plus faible, le sens de la justice. (question : un homme politique qui ne protège pas le plus faible comme l’enfant à naître ou le vieillard est-il un homme ?)

    Ce combat est indissociable de l‘esprit de sacrifice, le Christ étant l’exemple parfait du sacrifice ultime, nous devons constamment avoir nos yeux rivés sur lui. Et ce n’est pas simple, c’est totalement lié à la notion de combat spirituel.

    Cette autorité retrouvée est celle du père, du prêtre, du chef…

    La masculinité comme source d’autonomie

    Comment être au service en n’étant pas autonome ? Non pas par orgueil, mais comme un serviteur inutile, afin de sincèrement libérer notre entourage de contingences matérielles dont le soucis doit être masculin (nous y reviendrons), nous devons apprendre l’autonomie, dans les petites choses, comme dans les grandes. Pour cela, nous devons humblement et constamment essayer ! OK, je ne sais pas faire, mais je vais essayer, seul ou avec l’aide d’une personne compétente sans avoir peur de l’échec.

    Et commençons par les petites choses : humblement, sans avoir peur du refus, proposons aux femmes, aux personnes âgées, à toute personne ayant besoin, notre aide pour  tenir une porte, pour porter des commissions, pour porter des bagages… Posons nous sans cesse la question : Jésus a-t-il eu peur de servir ? Et demandons lui de nous aider…

    la masculinité comme une capacité de refus d’être esclave des sentiments

    Il est nécessaire que notre raison gouverne nos sentiments, elle ne les efface pas mais sans cesse elle doit les assujettir à notre devoir. Nous oubliant nous même, nous devons vivre ce véritable combat qui agenouille nos sentiments devant la Vérité. C’est aussi un véritable combat ! Notre devoir, notre mission, notre vocation ne peuvent être entravés par des sentiments.

    Est-ce oublier l’amour ? Bien sûr que non, cette phrase de Benoit XVI au sujet de l’amour du prochain dans « Deus est caritas«  en est la parfaite illustration :

    J’apprends alors à regarder cette autre personne non plus seulement avec mes yeux et mes sentiments, mais selon la perspective de Jésus Christ.

    C’est encore et exclusivement les yeux rivés vers le Christ que la masculinité peut se déployer…

    Les sacrements au service de la masculinité

    Le chemin de la masculinité vous parait-il ardu ? Si  oui c’est bon signe : c’est ce qui nous permet d’avoir recours aux sacrements. Les sacrements ont pour effet principal de produire la grâce de Dieu dans notre âme. La grâce est un don intérieur surnaturel, qui nous est donné sans aucun mérite de notre part, mais par les mérites de Jésus-Christ, en vue de la vie éternelle.

    Grâce aux Sacrements notre volonté est illuminée, se meut et est fortifiée, pour que nous fassions le bien et évitions le mal. Le combat spirituel ne peut être envisagé sans que notre volonté ne bénéficie des Sacrements.

    Nous vous invitons donc à recevoir très fréquemment les Sacrements de la Pénitence et de l‘Eucharistie, totalement indispensables pour qu’un homme soit un vrai homme.

     

    redeviens un homme