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  • Padre Pro, martyr dans la Joie

    Padre Pro, martyr dans la Joie

    En ce jour de la sortie du film Cristeros, les Hommes-Adorateurs vous invitent à prendre exemple sur un  homme bienheureux, le Père Pro, qui,  comme Anaclet Gonzalez Floreslutta contre un gouvernement socialiste qui ne respectait pas la liberté religieuse. S’il n’apparaît pas dans le film à ne pas manquer, sa vie exemplaire mérite d’être plus connue, sans oublier qu’il passa quelques temps dans le diocèse de Fréjus-Toulon, diocèse d’origine des Hommes-Adorateurs !

    Padre-Pro

    Le bienheureux Miguel Agustin Pro,(1891-1927) était un prêtre jésuite mexicain.

    Au cours de la persécution religieuse des socialistes contre les catholiques, guerre des Cristeros, il fut exécuté sans jugement lors de la persécution religieuse des années 1920 au Mexique.

    La persécution l’obligea à se former en vue du sacerdoce en Europe,  mais il désirait le martyr. Entre autre, il fit un passage à Hyères, en convalescence, au sein du diocèse de Fréjus-Toulon. Loin de son pays, il désirait la grâce du martyr 

    Je n’ai jamais si bien compris, écrit-il, la valeur de la souffrance. II est bon de souffrir et de n’être vu que de Dieu… Il faut pourtant que je guérisse. Je veux rentrer au Mexique, où je mourrai martyr. Je veux des âmes!… J’offrirais volontiers dès maintenant le sacrifice de ma vie. Mais le bon Dieu a-t-il vraiment besoin de moi au Mexique?… Voyons si la grâce du martyre finira par m’être donnée. 

    Ce désir du martyr était (il doit toujours l’être d’ailleurs) indissociable d’une joie immense ! S’il était le plus assidu à la prière, le plus studieux lors des études, il était également le plus joyeux des compagnons lors de ses temps libres.

    Une fois de retour au Mexique, il exerce un ministère clandestin intense : célébration de la messe clandestines, administration des sacrements, prédications de retraites, encouragement aux fidèles, visites des malades, soin des pauvres, secours aux prisonniers, etc…

    Il écrivait :

    Pour sauver le Mexique, des prêtres devront se sacrifier, et en grand nombre… Ce n’est peut-être qu’une simple imagination, mais il me semble que Notre-Seigneur a pleinement accepté mon offrande.

    Il savait que son don de lui-même allait le conduire à l’offrande de sa vie :

    L’ordre a paru de m’arrêter, écrit-il; mais l’ordre n’a pas encore été exécuté. La raison c’est que je ne me cache pas du tout. Je fais ce que j’ai à faire à la lumière du jour et même à la lumière électrique, puisque l’autre ne me suffit pas.

    Toutefois, les tentatives d’arrestations se multiplient, ce qui lui donne l’occasion, non sans humour, de se faufiler entre les mailles des filets tendus contre lui.

    Le 13 novembre 1927, suite à un attentat manqué contre un candidat franc-maçon à la présidence du Mexique, le père Pro et ses deux frères Humberto et Robert sont arrêtés. Leur innocence ne fait aucun doute, mais le gouvernement veut faire un exemple pour l’église catholique. Sans jugement, Miguel et Humberto Pro sont fusillés le 23 novembre 1927.

    Sur le chemin de sa cellule au poteau d’exécution, le Père Pro rassure et pardonne à son geôlier.

    Au moment de son exécution, les bras en croix, il crie, proclame une dernière fois : « Vive le Christ-Roi ».

    pro

    exécution du Père Pro

    Miguel_ProPointBlank

    Un soldat l’achève

    Puissions-nous aussi suivre le Christ Roi sans peur, avec une grande confiance en Lui, car Lui seul peut faire de nous de véritables héros, des martyrs de son Saint Nom !

     ORAISON

    Dieu et Père qui avez accordé à votre fils Miguel Agustín, dans sa vie et dans son martyre, de chercher avec enthousiasme votre plus grande gloire et le salut des hommes; accordez-nous, à son exemple, de vous servir et de vous glorifier en accomplissant nos obligations quotidiennes avec fidélité et joie, et en aidant efficacement notre prochain. Nous vous demandons aussi, Père Saint, que, si c’est votre volonté, nous puissions bientôt vénérer le Bienheureux Miguel Agustín, comme un nouveau Saint de l’Église. 

    Par Jésus Christ Notre Seigneur

  • Messieurs, halte au sentimentalisme !

    Messieurs, halte au sentimentalisme !

    Oui ! Dieu est amour ! Oui ! Dieu nous demande de l’aimer, d’aimer notre prochain, d’aimer nos ennemis ! Mais non : nous ne sommes pas condamnés à être des hommes conduits par le sentimentalisme, la sensiblerie, la faiblesse… Mais tout d’abord, connaissez-vous la définition que le Larousse donne du sentimentalisme ? « Attitude de quelqu’un qui se laisse guider par une sensibilité exacerbée. »

    eastwood clint

    Hommes catholiques : le Christ vous libère du sentimentalisme, car il vous conduit au vrai Amour ! La sensibilité exacerbée est une aliénation dont le Christ vous libère via la bonne nouvelle de l’Évangile, Lui seul doit être notre guide.

    Notre société nous présente un amour appartenant exclusivement au domaine du sentiment, marqué par la culture hollywoodienne, héritière du romantisme. Sentir, ressentir… sans le savoir, un grand nombre de catholiques se sont éloignés de la foi en acceptant le diktat du monde du ressenti. Les « bons » sentiments conduisent à tant d’aberrations, tant de chemins de souffrances… ils sont souvent un masque devant des faiblesses de la Volonté et/ou de l’Intelligence. Ces « bons » sentiments guident les choix de mariage (suivis de tant de divorces), les choix éducatifs (suivi d’une intelligence si peu formée), les choix de parrain/marraine (suivi d’une foi si peu transmise), etc…

    Pourtant l’amour n’est pas seulement un sentiment, mais un acte de volonté, une aptitude à se donner en vue du bien d’autrui, souvent d’ailleurs très loin de notre ressenti. Marthe Robin donnait cette définition de l’amour : « Aimer, ce n’est pas sentir, mais consentir« .

    Le 1 mai, lors de la journée des Hommes-Adorateur au Cannet-des-Maures, Mgr Rey nous rappelait l’importance de l’autorité liée à la virilité : « à une époque où nous vivons une assez grande féminisation de la société qui privilégie les relations chaudes, fusionnelles, nous faisant du bien, nourrissant notre ressenti, le rôle du père est indispensable pour inviter à entrer dans un autre monde que celui de la mère. Ce rôle implique un détachement, un dépassement, voire un arrachement. » (son intervention sera bientôt publiée dans son intégralité sur ce site)

    Cet arrachement à la puissance du sentiment est une initiation à la puissance de l’Amour,  celle qui implique une décision, un jugement, une promesse. Cela est valable dans le mariage, dans la vie consacrée, dans la vie du chrétien. Lorsque le Pape Benoît XVI disait au clergé polonais en 2006 : « Le Christ a besoin de prêtres mûrs, virils, capables de cultiver une authentique paternité spirituelle« , il précisait que cette maturité, cette virilité étaient liées à la maturité affective d’un cœur adhérant à Dieu. Les conditions sont simples :

    • l’honnêteté avec soi-même,
    • l’ouverture envers le directeur spirituel
    • la confiance dans la miséricorde divine

    Mais avant cela, il ne demandait pas au jeunes prêtres de s’abandonner à leur ressenti, mais à porter « attention à la qualité de la prière personnelle et à une bonne formation théologique » lesquels « portent des fruits dans la vie »

    Cet article n’a pas une valeur de démonstration, mais son objectif est de nous aider à être libérés de l’aliénation du sentimentalisme. Pour cela, nous vous invitons donc à :

    • Rencontrer le Christ plus intensément à travers une prière guidée par un bon directeur spirituel, lequel vous permettra de prendre du recul sur votre ressenti et donc à le gouverner, sans l’opprimer.
    • Réaliser de plus en plus que le Christ nous parle à travers l’Eglise, à travers son « bon sens », et que la docilité envers ses préceptes aide notre humilité comme notre intelligence à grandir, puisque, humblement et activement, nous nous assujettissons à la Vérité, le Christ, notre Sauveur.

    Courage !

    PS : Le choix de la photo de Clint Eastwood est lié à sa prestation si virile et charitable dans « Gran Torino », mais nous nous gardons de faire de lui un modèle catholique !

  • Ordonnons nos passions par des attitudes fermes

    Ordonnons nos passions par des attitudes fermes

    vertuC’est, entre-autres, ce que nous permet de vivre l’acquisition des vertus. Ceci est tellement essentiel que nous vous proposons de lire et de méditer ce passage du Catéchisme de l’Eglise Catholique : 

    Les vertus humaines

    1804 – Les vertus humaines sont des attitudes fermes, des dispositions stables, des perfections habituelles de l’intelligence et de la volonté qui règlent nos actes, ordonnent nos passions et guident notre conduite selon la raison et la foi. Elles procurent facilité, maîtrise et joie pour mener une vie moralement bonne. L’homme vertueux, c’est celui qui librement pratique le bien.

    Les vertus morales sont humainement acquises. Elles sont les fruits et les germes des actes moralement bons ; elles disposent toutes les puissances de l’être humain à communier à l’amour divin.

    Distinction des vertus cardinales

    1805 Quatre vertus jouent un rôle charnière. Pour cette raison on les appelle  » cardinales  » ; toutes les autres se regroupent autour d’elles. Ce sont : la prudence, la justice, la force et la tempérance.  » Aime-t-on la rectitude ? Les vertus sont les fruits de ses travaux, car elle enseigne tempérance et prudence, justice etcourage  » (Sg 8, 7). Sous d’autres noms, ces vertus sont louées dans de nombreux passages de l’Écriture.

    1806 La prudence est la vertu qui dispose la raison pratique à discerner en toute circonstance notre véritable bien et à choisir les justes moyens de l’accomplir.  » L’homme avisé surveille ses pas  » (Pr 14, 15).  » Soyez sages et sobres en vue de la prière  » (1 P 4, 7). La prudence est la  » droite règle de l’action « , écritsaint Thomas (s. th. 2-2, 47, 2) après Aristote. Elle ne se confond ni avec la timidité ou la peur, ni avec la duplicité ou la dissimulation. Elle est dite auriga virtutum : elle conduit les autres vertus en leur indiquant règle et mesure. C’est la prudence qui guide immédiatement le jugement de conscience. L’hommeprudent décide et ordonne sa conduite suivant ce jugement. Grâce à cette vertu, nous appliquons sans erreur les principes moraux aux cas particuliers et nous surmontons les doutes sur le bien à accomplir et le mal à éviter.

    1807 La justice est la vertu morale qui consiste dans la constante et ferme volonté de donner à Dieu et au prochain ce qui leur est dû. La justice envers Dieu est appelée  » vertu de religion « . Envers les hommes, elle dispose à respecter les droits de chacun et à établir dans les relations humaines l’harmonie quipromeut l’équité à l’égard des personnes et du bien commun. L’homme juste, souvent évoqué dans les Livres saints, se distingue par la droiture habituelle de ses pensées et la rectitude de sa conduite envers le prochain.  » Tu n’auras ni faveur pour le petit, ni complaisance pour le grand ; c’est avec justice que tujugeras ton prochain  » (Lv 19, 15).  » Maîtres, accordez à vos esclaves le juste et l’équitable, sachant que, vous aussi, vous avez un Maître au ciel  » (Col 4, 1).

    1808 La force est la vertu morale qui assure dans les difficultés la fermeté et la constance dans la poursuite du bien. Elle affermit la résolution de résister aux tentations et de surmonter les obstacles dans la vie morale. La vertu de force rend capable de vaincre la peur, même de la mort, d’affronter l’épreuve et lespersécutions. Elle dispose à aller jusqu’au renoncement et au sacrifice de sa vie pour défendre une juste cause.  » Ma force et mon chant, c’est le Seigneur  » (Ps 118, 14).  » Dans le monde, vous aurez de l’affliction, mais courage, moi j’ai vaincu le monde  » (Jn 16, 33).

    1809 La tempérance est la vertu morale qui modère l’attrait des plaisirs et procure l’équilibre dans l’usage des biens créés. Elle assure la maîtrise de la volonté sur les instincts et maintient les désirs dans les limites de l’honnêteté. La personne tempérante oriente vers le bien ses appétits sensibles, garde une sainediscrétion et  » ne se laisse pas entraîner pour suivre les passions de son cœur  » (Si 5, 2 ; cf. 37, 27-31). La tempérance est souvent louée dans l’Ancien Testament :  » Ne te laisse pas aller à tes convoitises, réprime tes appétits  » (Si 18, 30). Dans le Nouveau Testament, elle est appelée  » modération  » ou  » sobriété « . Nous devons  » vivre avec modération, justice et piété dans le monde présent  » (Tt 2, 12).

    Bien vivre n’est autre chose qu’aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme et de tout son agir. On Lui conserve un amour entier (par la tempérance) que nul malheur ne peut ébranler (ce qui relève de la force), qui n’obéit qu’à Lui seul (et ceci est la justice), qui veille pour discerner toutes choses de peur de se laisser surprendre par la ruse et le mensonge (et ceci est la prudence) (S. Augustin, mor. eccl. 1, 25, 46 : PL 32, 1330-1331).

    Les vertus et la grâce

    1810 Les vertus humaines acquises par l’éducation, par des actes délibérés et par une persévérance toujours reprise dans l’effort, sont purifiées et élevées par la grâce divine. Avec l’aide de Dieu, elles forgent le caractère et donnent aisance dans la pratique du bien. L’homme vertueux est heureux de les pratiquer.

    1811 Il n’est pas facile pour l’homme blessé par le péché de garder l’équilibre moral. Le don du salut par le Christ nous accorde la grâce nécessaire pour persévérer dans la recherche des vertus. Chacun doit toujours demander cette grâce de lumière et de forcerecourir aux sacrementscoopérer avec le Saint-Espritsuivre ses appels à aimer le bien et à se garder du mal.

    vertu CEC

     

  • Vivez la minute héroïque

    Vivez la minute héroïque

    gableEn clin d’œil à mon épouse, qui estime que je devrais relire et mettre en pratique cet article, je confie à votre prière la force nécessaire aux hommes-adorateurs pour vivre cette minute… et particulièrement pour moi !

    La minute héroïque, elle a lieu chaque jour, c’est précisément l’heure de notre réveil. Il est si facile, je dirai même tentant, de prolonger cette minute… mais alors de la perdre ! José-Maria Escriva écrivait au sujet de cette minute :

    La minute héroïque : C’est l’heure précise de te lever. Sans hésitation : une pensée surnaturelle et… debout !

    La minute héroïque : tu as là une mortification qui renforce ta volonté et n’affaiblit pas ta nature.

    Mortification, le mot n’est guère à la mode, il se pourrait même que quelques sympathiques personnes me rappellent qu’on n’en parle plus depuis Vatican II. Jetons donc un œil au Catéchisme de l’Eglise Catholique :

      » Le chemin de la perfection passe par la Croix. Il n’y a pas de sainteté sans renoncement et sans combat spirituel. Le progrès spirituel implique l’ascèse et la mortification qui conduisent graduellement à vivre dans la paix et la joie des Béatitudes « . (n. 2015)

    D’ailleurs Paul VI affirmait à ce propos dans la Constitution Apostolique Paenitemini du 17 février 1966 :

     » La vraie pénitence ne peut être séparée de l’ascétisme physique. La nécessité de mortifier la chair est manifeste si nous considérons la fragilité de notre nature dans laquelle, depuis le péché d’Adam, la chair et l’esprit ont des désirs opposés. Cet exercice de mortification corporelle – très éloigné de toute forme de stoïcisme – n’implique pas une condamnation de la chair que le Fils de Dieu a daigné nous donner. Au contraire, la mortification vise à la libération de l’homme, qui souvent, à cause de sa concupiscence, se trouve comme enchaîné par la partie sensible de son être « .

    Nous voyons bien maintenant combien la mortification, cette mort au vieil homme, à l’homme paresseux en nous qui ne veut pas avancer, qui ne veut pas grandir, conduit à une libération, condition sine qua non d’une vie à la recherche de la paix et de la béatitude.

    Revenons donc brièvement à cette minute héroïque, qui est aussi évoquée par le cardinal J. H. Newman :

    “Si vous me demandez ce qu’il vous faire pour être parfait, je dirai d’abord: ne restez pas au lit au-delà du temps fixé pour le lever ; donnez vos premières pensées à Dieu ; faites une bonne visite au Saint-Sacrement ; dites dévotement l’Angélus; mangez et buvez pour la gloire de Dieu ; récitez bien le chapelet ; soyez recueilli; chassez les mauvaises pensées ; faites pieusement votre méditation du soir ; examinez chaque jour votre conscience ; couchez-vous à l’heure fixée, et vous voilà déjà parfait.”

    Si vous, comme moi, avez des difficultés à vivre l’ascèse de la minute héroïque, tentons ensemble, pour suivre Jésus Christ sur le chemin de perfection qu’il a tracé pour nous, de vivre une autre minute héroïque : celle du coucher à l’heure fixée proposée par le cardinal Neuman. N’oubliant pas que les actes d’héroïsme ne sont possibles qu’avec la grâce, implorons Dieu pour qu’Il nous permette de vivre ces deux minutes héroïques… toujours ad majorem Dei Gloriam !

     

     

  • L’Église catholique soutient, encourage les entrepreneurs

    L’Église catholique soutient, encourage les entrepreneurs

    giraudNous remercions Mgr Giraud, évêque de Soissons, pour son très beau message du 1 Mai, encourageant la création de richesse par les entrepreneurs.

    A l’origine de tant de difficultés humaines, le chômage constitue un drame majeur pour notre département. Il représente aussi un défi et c’est pourquoi ce quatrième message du 1er mai a pour objet de souligner le lien entre travail et entreprises. Au cours de mes 43 visites pastorales, j’ai découvert de nombreuses entreprises, petites ou grandes, de plasturgie, de transport, d’informatique, de services, des sucreries, scieries, fermes, verreries… Des ouvriers, des employés, des membres de comités d’entreprise ou des délégués du personnel, des syndicalistes, des DRH et des chefs d’entreprise m’ont fait découvrir ce qu’ils vivent : leurs activités et lieux de travail, leurs projets et inquiétudes, leurs luttes communes aussi.

    En analysant, en inventant, en prenant des risques, en coordonnant des compétences, il revient aux entrepreneurs de créer de la richesse et de la partager par le travail. Or, comme le disait l’un d’entre eux : « la désespérance guette aussi des entrepreneurs dans les périodes difficiles car le droit à l’échec n’est pas reconnu ». L’Église catholique souhaite donc soutenir, encourager, tous ceux qui œuvrent pour le bien commun en entreprenant. Certes, ce n’est pas le rôle premier d’un évêque que de résoudre des questions sociales, économiques ou financières, mais je souhaite, comme cela est déjà arrivé, faciliter ou rendre possible une parole, une médiation.

    L’Église diocésaine, comme association qui emploie 35 salariés, connaît elle aussi ce que vit une entreprise : ses soucis financiers, ses tensions, ses questions de formation ou de recrutement, ses retards et ses points d’excellence, ses négociations. C’est ainsi qu’elle s’est dotée récemment d’accords collectifs. Tout en étant une réalité autre, l’Église se situe aussi dans le monde de l’entreprise.

    Depuis 1891 et l’œuvre du pape Léon XIII, l’Église catholique s’efforce d’appliquer et de diffuser un enseignement social intégral. Cette « doctrine sociale de l’Église » n’est ni une idéologie, ni un catéchisme politique, ni un projet de société, ni une doctrine économique, ni un modèle utopique, mais une réflexion sur les réalités complexes de l’existence de l’homme en société. Cette réflexion est conduite à la lumière de l’Évangile ; cet enseignement fait partie intégrante de l’annonce de l’Évangile. A ce titre, le pape Paul VI affirmait que « Le combat pour la justice et la participation à la transformation du monde nous apparaissent pleinement comme une dimension constitutive de la prédication de l’Évangile. » Sans prétendre répondre à tous les problèmes présents, l’Église apporte donc une contribution spécifique. Les principes qu’elle a développés ont souvent été repris : le respect de la dignité et des droits de la personne humaine, le bien commun et la solidarité, la destination universelle des biens, le principe de subsidiarité qui conserve à chacun sa responsabilité. Elle propose également une méthode : « écouter, analyser, décider »… suite sur le site du diocèse de Soissons

  • Réveillez le groupe des hommes-adorateurs de la basilique Saint Maximin !

    Réveillez le groupe des hommes-adorateurs de la basilique Saint Maximin !

    st maximin ha

    Le groupes des hommes adorateurs de Saint Maximin est en sommeil…

    Il ne tient qu’à vous de le réveiller !

    Contact : paroissesaintmaximin@yahoo.fr

  • Anaclet Gonzalez Flores, martyr d’une loi inique

    Anaclet Gonzalez Flores, martyr d’une loi inique

    Dans le contexte de la sortie du film Cristeros, les Hommes-Adorateurs vous invitent à mieux connaitre un  homme bienheureux dot l’histoire y est relatée, un père de famille, qui lutta contre un gouvernement socialiste qui ne respectait pas la liberté religieuse : Anaclet González Flores. Puissions nous, nous aussi, puisant notre force dans l’Eucharistie, résister dignement et avec charité dès que la loi ne respecte plus le bien commun. Même si pour cela, tout comme Anaclet Gonzalez Flores, nous devons aller jusqu’au sacrifice ultime, celui de notre vie : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » (Jean 15, 13)

    anacleto

    Joseph Anaclet Gonzales Flores, né le 13 juillet 1888 à Tepatitlan dans l’état de Jalisco, au Mexique, tout d’abord s’est posé la question de la vocation sacerdotale. Après quelques années de séminaire, il est devenu avocat. Doté d’une vaste culture, il écrit une foule d’articles et des livres d’inspiration chrétienne et lutte pour le droit des plus faibles.

    En 1922, il se marie puis devient père de deux enfants.

    Quand la situation religieuse empire, il préconise d’abord la résistance passive non-violente et il épuise toutes les ressources juridiques et civiles possibles au service de la paix et de la réconciliation. Mais, quand il apprend le meurtre de quatre membres de “l’Association catholiques des Jeunes Mexicains”, association dont il avait été lui-même un membre enthousiaste dans sa jeunesse, il s’engage dans la “Ligue pour la Défense de la Liberté Religieuse”.

    Croyant dans le pouvoir de la presse, il fonda un journal hebdomadaire, et était un contributeur habituel d’autre journaux catholiques. Lorsque le gouvernement socialiste (Le Parti Révolutionnaire Institutionnel était membre de l’International Socialiste) tentait de l’intimider en le mettant en prison, il évangélisait les autres prisonniers.

    En janvier 1927, alors que la guérilla s’étend partout dans l’état de Jalisco, Anaclet se cache successivement dans de nombreuses retraites et écrit des bulletins de liaison entre les résistants avec des indications de stratégie. Il devient un chef influent qu’on appelle “le Maestro”. Le matin du 1er avril 1927, il est capturé avec les deux frères Vargas.

    Il est alors torturé en prison, mais on ne réussit pas à lui extorquer les informations recherchées. A un des ses bourreaux il dit :

    J’ai travaillé sans compter pour défendre la cause du Christ et de son Église. Vous allez me tuer. Mais sachez que cette cause ne mourra pas avec moi : je m’en vais, mais avec l’assurance que du ciel je verrai le triomphe de la foi dans mon pays natal.

    Au général Ferreira qui assiste à son supplice, il dit en désignant son bourreau :

    Je lui pardonne de bon cœur. Bientôt nous nous reverrons devant le tribunal divin. Le même juge qui me jugera sera son juge : Alors il trouvera en moi un intercesseur auprès de Dieu

    Le Général ordonna alors qu’il soit transpercé par une baïonnette. Une fois le coup porté, Anaclet meurt d’une rafale de balles en criant :

    Je meurs mais Dieu ne meurt pas !

    Vive le Christ Roi !

    Le même jour périrent les deux frères Vargas et Luis Padillas, béatifiés avec lui. Ses funérailles renforcèrent la foi de ses compatriotes qui furent nombreux, risquant leurs vies, à crier :

     AnacletoGonzalezFlores

    Vive le Christ Roi !

    cristeros

  • 1 Mai : journée des hommes-adorateurs avec Mgr Rey

    1 Mai : journée des hommes-adorateurs avec Mgr Rey

    Comme chaque 1 mai, vous étiez tous invités, sincèrement attendus, que vous veniez du Var, de France ou d’ailleurs ! Les hommes adorateurs du Luc et Mgr Rey vous y ont accueilli.fontaine-avec-lavandes-recadree
    L’organisation était la suivante :

    12h30 – 16h : Temps pour les familles

    • 12h30 : Repas pique-nique fourni par chacun (sans oublier pas l’apéro !) – détente – pétanque, en famille au château Colbert du Cannet des Maures (83) (lien vers accès château)
    • 16h : Témoignage

    17h-21h30 Temps pour les hommes

    • 17h : procession des hommes à Marie pendant 1 h jusque l’église paroissiale du Luc-en-Provence
    • 18h : adoration du St-Sacrement
    • 18h45 : Vêpres
    • 19h : Messe
    • 20h : NOUVEAU : Cadeau des hommes adorateurs , une daube de sanglier !
    • 20h30 : en finissant le repas, et avec whisky, Cognac, café …enseignement de Mgr Rey sur « Saint Joseph et la virilité »

    Soyez prêt pour la prochaine journée des hommes-adorateurs dans le Var, le 1 mai 2015 !

    1 mai

  • Une arme spirituelle : la communion fréquente

    Une arme spirituelle : la communion fréquente

     

    soldier communion

    S’il est une arme spirituelle très importante, c’est sûrement celle de la communion fréquente. Voici quelques extraits du décret Sacra Tridentina, sur la communion fréquente (20 décembre 1905) de Saint Pie X :

    1. La communion fréquente et quotidienne, étant souverainement désirée par Notre-Seigneur Jésus-Christ et par l’Eglise catholique, doit être rendue accessible à tous les fidèles chrétiens de quelque classe et de quelque condition qu’ils soient, en sorte que nul, s’il est en état de grâce et s’il s’approche de la sainte Table avec une intention droite, ne puisse en être écarté.
    2. L‘intention droite consiste à s’approcher de la sainte Table, non par habitude, ou par vanité, ou pour des raisons humaines, mais pour satisfaire à la volonté de Dieu, s’unir à Lui plus intimement par la charité et, grâce à ce divin remède, combattre ses défauts et ses infirmités.
    3. Bien qu’il soit très désirable que ceux qui usent de la communion fréquente et quotidienne soient exempts de péchés véniels au moins délibérés et qu’ils n’y aient aucune affection, il suffit néanmoins qu’ils n’aient aucune faute mortelle, avec le ferme propos de ne plus pécher à l’avenir : étant donné ce ferme propos sincère de l’âme, il n’est pas possible que ceux qui communient chaque jour ne se corrigent pas également des péchés véniels et peu à peu de leur affection à ces péchés.
    4. Quoique les sacrements de la nouvelle loi produisent leur effet ex opere operato (par eux-mêmes), cet effet néanmoins est d’autant plus grand que les dispositions de ceux qui les reçoivent sont plus parfaites. Il faut donc veiller à faire précéder la sainte communion d’une préparation diligente et à la faire suivre d’une, suivant les forces, la condition et les devoirs de chacun.
    5. Afin que la communion fréquente et quotidienne se fasse avec plus de prudence et un plus grand mérite, il importe de demander conseil à son confesseur.
  • L’art catholique de déguster le Whisky

    L’art catholique de déguster le Whisky

    Très bonne lecture de notre article (très apprécié !) sur l’art catholique de déguster le whisky… Ad honorem Jesus !

    Adeptes de l’art de boire catholique, la fameuse troisième voie entre l’abstinence craintive et la consommation excessive, nous vous proposons un article qui vous invite à déguster un des merveilleux bienfaits dont notre Seigneur nous a gratifié : le whisky. L’art de boire le whisky est un art thomiste, c’est à dire emprunt de réalisme philosophique. Nous osons même dire qu’en dégustant convenablement un bon whisky, nous prenons de bonnes habitudes qui peuvent permettre à notre intelligence de mieux fonctionner, condition importante pour devenir « Coopérateur de la Vérité » (3 Jn 8), de cette « Vérité qui rend libre » (Jean 8, 32), de cette Vérité qui est Jésus Christ (Jean 14, 6). La lecture de cet article doit être emprunt de la connaissance et de la mise en pratique de la vertu de tempérance, bien sûr !

    L’éducation des sens est donc un principe très catholique au service de la Vérité car, comme l’écrivait Saint Thomas d’Aquin :

    Nihil est in intellectu quod non sit prius in sensu. (Rien n’est dans l’intellect qui ne soit d’abord passé dans les sens)

    De Veritate, De veritate, Questio 2, art. 3, argumentum 19

    whiskyUn bon whisky se déguste donc avec ses 5 sens, en action de grâce pour la beauté de chaque information qui pénètre notre intelligence par chacun de ces sens.

    Avant de se lancer dans la dégustation, il est important d’avoir :

    • Le whisky (!)
    • Un verre tulipe incolore, qui permet de conserver les arômes et d’apprécier visuellement le whisky. (le verre tulipe à couvercle étant le nec plus ultra !)
    • Les amis avec lesquels nous devons savourer ces bons moments et échanger nos impressions.

    Commençons par l’audition et le toucher : s’ils n’apparaissent généralement pas dans les descriptifs de dégustation, ils ont leur importance également :

    L’ouïe : Seigneur, nous te rendons grâce pour ce que tu  nous permets d’entendre

    C’est par ce sens que commence et finit toute dégustation : tout d’abord en écoutant le bruit de l’ouverture de la bouteille, puis celui du whisky qui coule doucement dans le verre, enfin les échanges entre amis sur la qualité du breuvage.

    Le toucher : Seigneur, nous te rendons grâce pour ce que tu nous permets de sentir par le toucher

    Ce sens est en contact avec le verre à dégustation, nous rassurant sur un choix correct.

    Viennent ensuite les sens classiques de la dégustation :

    La vue : Seigneur, nous te rendons grâce pour ce que tu nous permets de voir

    Distillery Speyside ScotlandCe sens nous permet de nous émerveiller devant :

    • la couleur qui s’observe en regardant a travers le verre incolore rempli une source de lumière. Une fois l’émerveillement et l’action de grâce passé, sachez que la couleur peut nous donner des informations sur le type de fût dans lequel le whisky a vieilli, ainsi que sur son âge (le whisky non vieilli, new spirit, est incolore à sa sortie de l’alambic).
    • la viscosité du whisky qui s’apprécie en observant les traces laissées à la surface du verre (appelées « jambes » ou legs en anglais) lorsqu’on l’agite dans un mouvement circulaire. Prenons garde une fois encore de ne pas analyser trop vite, mais simplement de nous émerveiller tel un enfant. Sachez toutefois que la viscosité nous donne des indices sur le type de fût utilisé et sur la durée de vieillissement.

    L’odorat : Seigneur, nous te rendons grâce pour ce que tu nous permets de sentir

    Ce sens nous donne des informations étagées via :

    • le premier nez qui permet de déceler les arômes les plus volatils en plaçant son nez plus ou moins loin du verre sans effectuer de mouvement de main.
    • le second nez  qui permet de déceler d’autre arômes en effectuant des mouvements rotatifs avec le verre. On peut également recouvrir le verre quelques secondes avec sa main (ou avec le couvercle si vous avez un verre tulipe à couvercle) afin de concentrer ces arômes. On conseille généralement de laisser tomber une à deux gouttes d’eau dans le whisky en mouvement afin qu’il « s’ouvre », l’idéal étant d’ajouter de l’eau de la source ayant servi à brasser le whisky (difficile si on ne déguste pas à la distillerie !).

    Addendum : Suite à de judicieuses remarques de @MichelJanva et @phmaxence, je précise que les hommes-adorateurs ne mettent pas cette goutte d’eau, non pas qu’ils ne veulent pas « ouvrir » le whisky, mais simplement pour ne pas risquer de gâcher ce qui sera perçu par l’ultime sens qui couronne la dégustation :

    Le goût : Seigneur, nous te rendons grâce pour ce que tu nous permets de goûter

    Ce sens nous donne des informations également étagées :

    • l’attaque en bouche est le moyen de distinguer les whiskys gras des secs. Il sert également à évaluer l’harmonie du whisky entre sa saveur  et l’approche olfactive précédente.
    • le milieu de bouche permet de détailler les qualités du whisky. Si celles-ci se renforcent, on le qualifie de linéaire, si par contre elles changent, on le dit complexe ;
    • la finale conduit à apprécier la longueur du whisky ainsi que le retour de nez. Ce dernier est un mécanisme de la perception olfactive qui permet de sentir les aliments une fois dans la bouche. C’est l’ultime partie de la dégustation qui peut parfois réserver de très bonnes surprises !

    Comme toute soirée entre amis peut et doit se terminer par une prière de remerciement, des telles dégustations appellent à coup sûr une grande action de grâce, la tempérance étant déjà une belle action de grâce en soi.

    cherterbellPour finir et pour sourire, une petite histoire (probablement inventée) qui met en scène nos amis G.K Chesterton et Hilaire Belloc :

    Lors d’une excursion en Ecosse, ils décidèrent de se prêter à une expérience de dégustation de whisky.

    Le premier soir, ils commandèrent chacun un whisky « basique » mélangé à 50% avec de l’eau de source. Ils renouvelèrent l’expérience plusieurs fois, jusqu’à tard dans la nuit et se couchèrent. Le lendemain matin, ils eurent mal à la tête.

    Le second soir, ils commandèrent cette fois-ci chacun un irish-whiskey mélangé à 50% avec de l’eau de source. Ils renouvelèrent l’expérience plusieurs fois, jusqu’à tard dans la nuit et se couchèrent. Le lendemain matin, ils eurent mal à la tête.

    Le troisième soir, ils commandèrent chacun un Single Malt Scotch Whisky mélangé à 50% avec de l’eau de source. Ils renouvelèrent l’expérience plusieurs fois, jusqu’à tard dans la nuit et se couchèrent. Le lendemain matin, ils eurent mal à la tête.

    Ils en conclurent que l’eau de source était de mauvaise qualité.