Le groupes des hommes adorateurs de Saint Maximin est en sommeil…
Il ne tient qu’à vous de le réveiller !
Contact : paroissesaintmaximin@yahoo.fr

Le groupes des hommes adorateurs de Saint Maximin est en sommeil…
Il ne tient qu’à vous de le réveiller !
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Dans le contexte de la sortie du film Cristeros, les Hommes-Adorateurs vous invitent à mieux connaitre un homme bienheureux dot l’histoire y est relatée, un père de famille, qui lutta contre un gouvernement socialiste qui ne respectait pas la liberté religieuse : Anaclet González Flores. Puissions nous, nous aussi, puisant notre force dans l’Eucharistie, résister dignement et avec charité dès que la loi ne respecte plus le bien commun. Même si pour cela, tout comme Anaclet Gonzalez Flores, nous devons aller jusqu’au sacrifice ultime, celui de notre vie : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » (

Joseph Anaclet Gonzales Flores, né le 13 juillet 1888 à Tepatitlan dans l’état de Jalisco, au Mexique, tout d’abord s’est posé la question de la vocation sacerdotale. Après quelques années de séminaire, il est devenu avocat. Doté d’une vaste culture, il écrit une foule d’articles et des livres d’inspiration chrétienne et lutte pour le droit des plus faibles.
En 1922, il se marie puis devient père de deux enfants.
Quand la situation religieuse empire, il préconise d’abord la résistance passive non-violente et il épuise toutes les ressources juridiques et civiles possibles au service de la paix et de la réconciliation. Mais, quand il apprend le meurtre de quatre membres de “l’Association catholiques des Jeunes Mexicains”, association dont il avait été lui-même un membre enthousiaste dans sa jeunesse, il s’engage dans la “Ligue pour la Défense de la Liberté Religieuse”.
Croyant dans le pouvoir de la presse, il fonda un journal hebdomadaire, et était un contributeur habituel d’autre journaux catholiques. Lorsque le gouvernement socialiste (Le Parti Révolutionnaire Institutionnel était membre de l’International Socialiste) tentait de l’intimider en le mettant en prison, il évangélisait les autres prisonniers.
En janvier 1927, alors que la guérilla s’étend partout dans l’état de Jalisco, Anaclet se cache successivement dans de nombreuses retraites et écrit des bulletins de liaison entre les résistants avec des indications de stratégie. Il devient un chef influent qu’on appelle “le Maestro”. Le matin du 1er avril 1927, il est capturé avec les deux frères Vargas.
Il est alors torturé en prison, mais on ne réussit pas à lui extorquer les informations recherchées. A un des ses bourreaux il dit :
J’ai travaillé sans compter pour défendre la cause du Christ et de son Église. Vous allez me tuer. Mais sachez que cette cause ne mourra pas avec moi : je m’en vais, mais avec l’assurance que du ciel je verrai le triomphe de la foi dans mon pays natal.
Au général Ferreira qui assiste à son supplice, il dit en désignant son bourreau :
Je lui pardonne de bon cœur. Bientôt nous nous reverrons devant le tribunal divin. Le même juge qui me jugera sera son juge : Alors il trouvera en moi un intercesseur auprès de Dieu
Le Général ordonna alors qu’il soit transpercé par une baïonnette. Une fois le coup porté, Anaclet meurt d’une rafale de balles en criant :
Je meurs mais Dieu ne meurt pas !
Vive le Christ Roi !
Le même jour périrent les deux frères Vargas et Luis Padillas, béatifiés avec lui. Ses funérailles renforcèrent la foi de ses compatriotes qui furent nombreux, risquant leurs vies, à crier :
Vive le Christ Roi !


Soyez prêt pour la prochaine journée des hommes-adorateurs dans le Var, le 1 mai 2015 !


S’il est une arme spirituelle très importante, c’est sûrement celle de la communion fréquente. Voici quelques extraits du décret Sacra Tridentina, sur la communion fréquente (20 décembre 1905) de Saint Pie X :

Très bonne lecture de notre article (très apprécié !) sur l’art catholique de déguster le whisky… Ad honorem Jesus !
Adeptes de l’art de boire catholique, la fameuse troisième voie entre l’abstinence craintive et la consommation excessive, nous vous proposons un article qui vous invite à déguster un des merveilleux bienfaits dont notre Seigneur nous a gratifié : le whisky. L’art de boire le whisky est un art thomiste, c’est à dire emprunt de réalisme philosophique. Nous osons même dire qu’en dégustant convenablement un bon whisky, nous prenons de bonnes habitudes qui peuvent permettre à notre intelligence de mieux fonctionner, condition importante pour devenir « Coopérateur de la Vérité » (3 Jn 8), de cette « Vérité qui rend libre » (Jean 8, 32), de cette Vérité qui est Jésus Christ (Jean 14, 6). La lecture de cet article doit être emprunt de la connaissance et de la mise en pratique de la vertu de tempérance, bien sûr !
L’éducation des sens est donc un principe très catholique au service de la Vérité car, comme l’écrivait Saint Thomas d’Aquin :
Nihil est in intellectu quod non sit prius in sensu. (Rien n’est dans l’intellect qui ne soit d’abord passé dans les sens)
De Veritate, De veritate, Questio 2, art. 3, argumentum 19
Un bon whisky se déguste donc avec ses 5 sens, en action de grâce pour la beauté de chaque information qui pénètre notre intelligence par chacun de ces sens.
Avant de se lancer dans la dégustation, il est important d’avoir :
Commençons par l’audition et le toucher : s’ils n’apparaissent généralement pas dans les descriptifs de dégustation, ils ont leur importance également :
C’est par ce sens que commence et finit toute dégustation : tout d’abord en écoutant le bruit de l’ouverture de la bouteille, puis celui du whisky qui coule doucement dans le verre, enfin les échanges entre amis sur la qualité du breuvage.
Ce sens est en contact avec le verre à dégustation, nous rassurant sur un choix correct.
Viennent ensuite les sens classiques de la dégustation :
Ce sens nous permet de nous émerveiller devant :
Ce sens nous donne des informations étagées via :
Addendum : Suite à de judicieuses remarques de @MichelJanva et @phmaxence, je précise que les hommes-adorateurs ne mettent pas cette goutte d’eau, non pas qu’ils ne veulent pas « ouvrir » le whisky, mais simplement pour ne pas risquer de gâcher ce qui sera perçu par l’ultime sens qui couronne la dégustation :
Ce sens nous donne des informations également étagées :
Comme toute soirée entre amis peut et doit se terminer par une prière de remerciement, des telles dégustations appellent à coup sûr une grande action de grâce, la tempérance étant déjà une belle action de grâce en soi.
Pour finir et pour sourire, une petite histoire (probablement inventée) qui met en scène nos amis G.K Chesterton et Hilaire Belloc :
Lors d’une excursion en Ecosse, ils décidèrent de se prêter à une expérience de dégustation de whisky.
Le premier soir, ils commandèrent chacun un whisky « basique » mélangé à 50% avec de l’eau de source. Ils renouvelèrent l’expérience plusieurs fois, jusqu’à tard dans la nuit et se couchèrent. Le lendemain matin, ils eurent mal à la tête.
Le second soir, ils commandèrent cette fois-ci chacun un irish-whiskey mélangé à 50% avec de l’eau de source. Ils renouvelèrent l’expérience plusieurs fois, jusqu’à tard dans la nuit et se couchèrent. Le lendemain matin, ils eurent mal à la tête.
Le troisième soir, ils commandèrent chacun un Single Malt Scotch Whisky mélangé à 50% avec de l’eau de source. Ils renouvelèrent l’expérience plusieurs fois, jusqu’à tard dans la nuit et se couchèrent. Le lendemain matin, ils eurent mal à la tête.
Ils en conclurent que l’eau de source était de mauvaise qualité.

Nous remercions Sean P. Dailey de nous avoir permis de traduire son article « The lost art of catholic drinking », et de le publier ici-même ! Vous remarquerez l’opposition catholique/protestant : si elle est pertinente, elle est aussi le reflet de la société américaine. Notre lecture française peut nous faire penser à l’opposition catholique/laïque…
Une dédicace également au Bienheureux Pier Georgio Frassati (en photo) qui aurait certainement apprécié l’article !
« Boire protestant ou boire catholique, la différence est plus qu’une simple notion de quantité . Je n’ai pas de données scientifiques pour appuyer mes propos, et je n’ai pas non plus d’études officielles. Mais j’ai fait un bon bout de, dirons-nous , »études informelles », ce qui, pour une hypothèse de ce genre est probablement la meilleure voie.
Pour commencer, qu’est-ce que « boire catholique » ? Notion difficile à cerner, mais voici un exemple historique. Saint- Arnold ( 580-640 ), également connu sous le nom de Saint Arnould de Metz (voir notre article : Saint Arnould et la multiplication de la bière), était évêque de Metz au septième siècle. Très apprécié par ses contemporains, il aurait prêché contre l’eau, qui, à son époque, pouvait se révéler extrêmement dangereuse en tant que boisson, en raison d’égouts insalubres – ou l’absence de système d’assainissement. Dans le même temps , il souvent vanté les avantages de la bière et lui est attribuée la phrase :
De la sueur de l’homme et de l’amour de Dieu , la bière est venu dans le monde.
Sages paroles , et le troupeau de Saint Arnold les appréciait . Après sa mort , le bon évêque fut enterré dans un monastère près de Remiremont , en France, où il s’était retiré . Cependant , il manquait à son troupeau et il pu revinir après de ses ouailles, en 641, après que ces derniers eurent obtenu l’approbation d’exhumer ses restes. Ils le portèrent donc en procession vers Metz en direction de la basilique des Saints-Apôtres. Sur le chemin, un jour de grande chaleur, les pèlerins eurent soif et s’arrêtèrent dans une auberge afin de déguster une bonne bière. Malheureusement , l’aubergiste n’avait de quoi remplir qu’un seul godet, à partager entre tous. Les processionnaires décidèrent donc de boire à ce même godet chacun leur tour … et chacun fut rassasié !
Que les choses soient claires : je ne dis pas que l’alcool catholique implique des miracles, ou qu’un miracle devrait se produire chaque fois les gens se réunissent pour en boire. Mais une bonne bière – comme du bon vin d’ailleurs – est un petit miracle en soi , étant un don de Dieu à ses créatures qu’Il aime . Et comme l’a écrit GK Chesterton dans son ouvrage « orthodoxy » :
Nous devons remercier Dieu pour la bière et le bordeaux en ne buvant pas trop d’eux .
En d’autres termes , nous montrons notre gratitude à Dieu pour le vin et la bière en profitant de ces choses , dans la bonne humeur et une ambiance chaleureuse, mais ne pas en consommer excessivement .
Tout ce qui constitue la notion d’excès, c’est à chaque personne d’en juger. C’est pourtant à ce moment là que peut apparaître la principale différence entre la consommation d’alcool chez les catholiques et chez les protestants. La consommation protestante peut conduire aller d’un extrême à l’autre : oscillant de trop à pas du tout, chacune étant une réaction à l’autre.
Mais il est vrai que chacune des deux parties semble en rester à la réaction, sachant qu’une réaction n’est pas une solution. En y réfléchissant un peu , ils pourraient voir une troisième voie où ne se trouve ni ivresse ni abstinence, mais compatible avec une vie saine, honnête, une vie chrétienne équilibrée.
C’est ici qu’apparaît l’art de boire catholique, la fameuse troisième voie, une voie qui nous engage dans des habitudes ancestrales appréciées par tout le monde, allant des paysans aux empereurs jusqu’à Jésus lui-même. et la spécificité de cette voie n’est pas en premier lieu une question de quantité. Je pense plutôt que l’élément principal est la convivialité . Quand des amis se réunissent pour boire un verre, que ce soit pour célébrer ou pour faire un deuil, cela doit toujours être pour vivre un temps en compagnie des autres. (Oui , il y a un temps et un lieu pour une bière solitaire, mais c’est l’exception.)
Par exemple : Les interventions à la « conférence annuelle de Chesterton » ne sont elles-mêmes pas plus importantes que les discussions interminables qui s’en suivent, accompagnées de bière et de vin (même si nous avons tendance à adhérer à la règle de Hilaire Belloc, qui est d’éviter les boissons alcoolisées développées après la Réforme). Suite à ces rassemblements qui durent jusqu’à tard dans la nuit, nous tombons généralement dans le lit « agréablement cuits ». Je ne peux pas imaginer une conférence Chesterton sans cela. Et pourtant, je sais également combien il serait préjudiciable que nous retournions dans nos chambre complêtement ivres…
Évitez chaque extrême – c’est comme ça que vous pourrez boire comme un catholique. C’est bien là l’art de boire catholique. Il y a beaucoup de nos frères qui considèrent une boisson alcoolisée en quelque sorte comme immorale , et beaucoup d’autres qui pensent que sa consommation doit se terminer par une belle gueule de bois. Mais l’approche équilibrée – l’approche catholique – signifie passer un bon moment, bien rire, parfois pleurer un bon coup, mais toujours avec joie et gratitude pour la générosité de Dieu qui nous donne des merveilles telles que la bière et le bordeaux .
Rappelez-vous que l’art perdu de boire catholique … ne peut rester perdu ! »
– Vous avez aimé cet article ?
Vous aimerez certainement :

Chers amis !
De la part de votre serviteur, rédacteur du site des hommes-adorateurs,
un événement va sûrement espacer les futurs articles,
.
–
« Ne vous retournez jamais sur vous-même.
Regardez seulement Dieu et laissez-le faire,
vous contentant d’être toute sienne en toutes vos actions. »
Sainte Jeanne de Chantal, aïeule de Jeanne
.
Grégory
.
contact@hommes-adorateurs.fr
(suite à une grossesse et un accouchement éprouvants pour lui-même,
le papa accepte l’envoi de caisses de whisky pour reprendre des forces ! )

Aujourd’hui, nous vous invitons à porter le béret, et à permettre à vos jeunes enfants de participer à une renaissance ! Au milieu des casquettes américaines et autres couvre-chefs peu seyants, lançons une mode en harmonie avec notre culture : dès maintenant équipez-vous, équipez vos enfants, par exemple sur le site basque arditégia, fournisseur de ma famille ! Nous dédicaçons cet article à nos amis basques, nos amis du diocèse de Bayonne et à notre cher Monseigneur Marc Aillet !
Le béret, coiffure souple en feutre, est couramment défini comme une toque de laine ronde et plate, viendrait du mot gascon berret.
Si 2000 ans avant JC, un bas relief découvert en Sardaigne représente des hommes coiffés de béret et si 1000 avant JC, un homme dans une tombe a été découvert au Danemark coiffé d’un béret, l’origine habituelle de la coiffe est traditionnellement située dans le Béarn.
Son ancêtre serait une sorte de pèlerine qui couvrait la tête et les épaules des soldats romains lors de l’occupation de la vallée d’Aspe. Une fois les occupants partis, les habitants l’auraient adapté en ne conservant que l’essentiel : le couvre chef. Cette coiffure a ensuite fait partie d’ un ornement sacerdotal rouge foncé, qu’ au temps de Saint-Cyprien, évêque de Carthage, martyrisé en 258, on baptisait « le byrrium« Les bergers béarnais des vallées d’Aspe et d’Ossau se mirent à tricoter des bérets qui, à l’usage, se feutrèrent et les protégeaient alors des intempéries. Ce même béret fut bien plus tard appelé « béret basque », à cause d’une intervention de Napoléon III, ne voyant à Biarritz que des têtes coiffées de bérets.
Le béret devint peu à peu un emblème national, un symbole associé à l’image du Français.
L’usage du béret, pour les adultes comme pour les enfants, comporte un avantage de taille : il permet d’apprendre quelques règles de savoir vivre, règles qui doivent toujours être orientées vers la vie de relation. En effet, si le chrétien ne suit pas des principes, mais le Christ, car il veut faire de nous une création nouvelle, il ne nous interdit pas de profiter du bon sens de nos anciens, au contraire, en comprenant pourquoi des règles de savoir vivre se sont mises en place au long des siècles. C’est dans cette perspective que nous allons aborder le sujet de l’usage du couvre-chef dans le savoir-vivre.
Une règle de base : on ne porte pas le chapeau sur la tête à l’intérieur,encore moins lorsqu’on est invité. Lorsqu’on est invité, l’usage veut qu’on ne le garde pas à la main, mais qu’on le dépose à l’entrée, avec ses effets. Un usage fort agréable pour l’entourage est de porter la main à son chapeau pour saluer quelqu’un que l’on croise. En soulevant de la sorte son couvre-chef, on esquisse le mouvement par lequel on enlève le chapeau. En revanche, si on s’arrête, surtout s’il y a une dame (oublions le regard inquisiteur de la ministre des Droits des femmes), on l’enlève, en signe ostensible de respect. (c’est très beau de souligner ce respect envers la femme, temple de la vie, sentinelle de l’invisible !)
Lorsqu’on vit ces règles, et lorsqu’on les apprend à un enfant, il est intéressant de réaliser qu’on apprend un acte humble et réaliste qui est celui de se soumettre à des règles qui ne viennent pas de nous. Nous faisons l’effort de nous assujettir à des règles qui, non seulement ne peuvent pas nuire à la relation, mais au contraire, la souligne.
Dans ce contexte de respect, l’homme ôte également le béret comme tout autre chapeau dans une église, ainsi que dans tout cimetière chrétien. Saint Paul disait : « Tout homme qui prie ou prophétise la tête couverte fait affront à son chef » (1 Co 11) et de même l’ancien droit canon, en vigueur jusqu’en 1983, stipulait « § 2 Quand ils assistent aux fonctions sacrées, spécialement à la Messe, soit à l’église, soit au dehors, les hommes doivent être découverts, à moins que les circonstances n’imposent le contraire, ou que les usages n’exigent qu’ils restent couverts » (Canon 1262)
Même si le nouveau droit canonique ne mentionne rien sur ces facettes vestimentaires, si nous nous découvrons devant une personne, combien plus devons nous le faire devant notre Créateur, devant le Roi des rois ! Pour finir et pour illustrer ce dernier propos, voici un extrait de la chanson du béret :
Quand grand-papa travaille dans la vigne,
Et qu’à l’église on sonne tant et plus,
Pour la prière, il l’enlève et se signe,
Plus de béret quand sonne l’angélus.

Nous remercions notre ami Yvan Pelletier, de la Faculté de Philosophie Université Laval de Québec, qui nous permis de publier ce texte sur le couple, qu’il a rédigé en vue de préparer des couples québécois au mariage :
Depuis le début, nous parlons de couple chrétien par ci, de mariage chrétien par là, et nous en promettons des merveilles. Peut-être que tu te dis que tu en connais en masse des couples mariés chrétiennement, et que ça ne les sauve pas de grand chose. Peut-être même que tes parents, mariés chrétiennement, ont abouti à un divorce et que cela t’handicape profondément, face à des relations d’amour avec un homme, avec une femme. Mais attention! Qu’est-ce que c’est que cela, un couple d’esprit chrétien ? C’est quelque chose de merveilleux, mais que vous ne pouvez pas imaginer, tellement c’est différent de ce qu’on voit. Moi, je te dis: peut-être que tu n’as jamais vu un couple chrétien, tellement c’est rare, un couple véritablement animé par l’esprit de Jésus Christ. Un couple chrétien, ça ne se fait pas par magie ; il ne suffit pas d’une cérémonie de mariage à l’église, en robe blanche et nœud papillon, avec les fleurs et les chants d’amour. Il ne suffit pas d’une bonne volonté ignorante. La foi vient de la prédication ; la mentalité chrétienne aussi, jusque dans le mariage.
Pour être à même de comprendre ce qui constitue le couple chrétien, il faut se libérer de la vision que le monde transmet habituellement du mariage. C’est dans la Parole de Dieu que nous pouvons trouver la nature chrétienne du couple, c’est-à-dire le plan de Dieu sur le couple.
Le Créateur, dès l’origine, les fit homme et femme, et il dit : l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme, et les deux ne feront qu’une seule chair. (Mt 19, 4-5)
Quitter son père et sa mère, cela ne se limite pas au fait matériel de sortir de leur maison. Pour te marier vraiment, pour faire un avec ta femme, tu as besoin de te libérer de l’attachement aux us et coutumes de ta première famille, de rompre avec toutes les vraies et uniques façons de faire les choses ; sinon, tu vas toujours chercher à les imposer à ton conjoint comme la seule vérité : il n’y a qu’une seule façon et un seul temps correct de faire la vaisselle ! de faire le ménage ! le lavage, ça se fait le lundi à cinq heures du matin ! on ne se crie pas d’une pièce à l’autre ! ma mère faisait bien mieux la tarte au sirop que toi ! c’est ma mère qui fait les meilleurs spaghettis de Québec ! on met ses bottes talons au mur ! on ne se lève pas de table, on demande ce dont on a besoin ! Un mariage, c’est la rencontre de deux éducations différentes, de deux mondes différents : il faut que ces deux mondes cessent d’exister pour qu’une nouvelle famille naisse, dans une communion véritable, et que le mari et la femme fassent véritablement une seule chair. Ta famille, dorénavant, c’est ta femme et tes enfants ; pas ton père et ta mère et tes frères et tes sœurs ; ça, c’est la famille de ton père.
Tu sous-estimes certainement comment cette rupture doit être profonde, pour que le mariage devienne chrétien. Jésus, en tout cas, ne mâche pas ses mots:
Si quelqu’un vient à moi sans haïr son père, sa mère… il ne peut être mon disciple. (Lc 14, 26)
Qu’est-ce que c’est que cette haine de ton père et de ta mère si indispensable pour que tu sois chrétien, spécialement dans le mariage ? Haïr, ici, c’est renoncer à l’affection de tes parents, c’est ne plus ressentir un besoin absolu de leur approbation, de manière à pouvoir entrer dans une nouvelle réalité, dans un nouveau critère : la volonté de Dieu. Haïr tes parents, comme te le demande Jésus Christ, c’est le détachement de tes parents qui va te permettre, malgré leurs reproches, leurs pointes, ou n’importe laquelle de leurs réactions, en encourant même le risque qu’ils s’imaginent que tu ne les aimes pas ou même que tu les hais, de renoncer aux modèles païens du mariage qu’ils t’ont transmis et que tu as spontanément tendance à reproduire.
Car, quelle conception du mariage hérites-tu de tes parents et de la société qui t’entoure ? Tes parents sont-ils divorcés ? Alors tu portes une blessure affective grave : c’est presque impossible pour toi de croire à l’amour, à un amour qui dure. Car, là où tu aurais dû voir l’expérience de l’amour, tu as vu l’échec. Au fond de toi, le mariage conduit au divorce. Tu en as peur: “Suis-je normale de ne pas trop croire au mariage, ni à l’amour de mon ami ? Mes parents se sont mariés quand j’avais 7 ans et divorcés quand j’en avais 14.” Même s’ils ne sont pas divorcés, peut-être te conseillent-ils de ne pas te marier, pour avoir moins d’embarras quand ça va flopper… Ou de ne pas te marier tout de suite, d’essayer un peu avant. Or cela, c’est loin du couple chrétien!
Comment as-tu vu tes parents ? Des personnes égales ? parallèles ? indépendantes ? Qui décidait, au fond, chez toi? N’était-ce pas ta mère, comme dans beaucoup de familles québécoises, qui fonctionnent sur le modèle d’un matriarchat informel ? Quelle était la valeur dominante, chez vous ? que personne ne soit dérangé ? le confort ? la liberté de chacun ? Ta famille était-elle une juxtaposition de personnes qui vivent en parallèle, en tâchant de ne pas se nuire ? Haïr, c’est renoncer aux modèles que tu as reçus au sujet du mariage, aux modèles sur la façon d’être époux, épouse, père ou mère. Car ce que Dieu veut faire avec toi, si tu le veux, c’est une création si neuve que tu ne peux même pas la concevoir. Aussi, pour écouter ce qui suit, tu dois quitter tes schémas, tes idées préconçues, comme Abraham, qui a tout quitté pour entrer dans l’inconnu, avec Dieu pour guide.
On a besoin d’haïr tout cela pour retrouver la vision biblique, judéo-chrétienne, du couple. Comme à Abraham, il t’est dit : « Quitte ton père et ta mère, pour aller dans le pays, dans le mariage que je te montrerai. »
à suivre…

Nous remercions notre ami Yvan Pelletier, de la Faculté de Philosophie Université Laval de Québec, qui nous permis de publier ce texte sur le couple, qu’il a rédigé en vue de préparer des couples québécois au mariage :

Peut-être es-tu pas mal certain que l’Église n’a rien de concret à t’apprendre sur le mariage, parce qu’après tout, l’amour, la sexualité, le mariage, ce sont des choses naturelles, et que le bon sens devrait suffire : pas besoin de théories ni de raisonnements dans les affaires de cœur ! Peut-être t’attendais-tu à des rencontres d’animation pour régler des questions pratiques, pour te faire admettre l’importance de dialoguer dans le couple, de bien faire le budget, de se mettre d’accord, avant de partir, sur le nombre d’enfants qu’on veut, de manière, en somme, à éviter des chicanes de couple et à retarder le plus possible le divorce.
Mais ici, nous ne faisons pas de théorie, pas de techniques d’animation, pas d’ateliers d’exercices, parce que, quand tu te retrouves marié, tout cela part en fumée et il ne t’en reste rien qui t’aide, dans les problèmes et les difficultés de toutes sortes qui se présentent. Ici, nous t’annonçons simplement Jésus-Christ, sans qui tu ne peux pas faire l’expérience d’aimer pour le vrai. Nous t’avons invité à regarder ta nature, ton tempérament, ta situation, et à réaliser que, bâti comme tu l’es, avec toujours la peur de mourir, égoïste, tu es seulement capable de vider l’autre, de te nourrir de son affection, mais pas de l’aimer. Nous t’avons invité à connaître le Dieu qui t’aime comme tu es, qui se donne totalement à toi, qui n’a pas peur que tu le tues, qui se laisse effectivement tuer par toi sur la croix, mais qui ressuscite et qui t’offre de te transmettre son Esprit, un Esprit qui te permette d’aimer ton conjoint de la même façon. Le mariage chrétien, c’est justement le lieu où se transmet cet Esprit, cette capacité d’aimer pour le vrai, dans le don total de soi, jusqu’à mourir pour l’autre dans le quotidien.
Le mariage chrétien, ce n’est pas une obligation, ni une chose qu’on fait pour ne pas déplaire à la famille : c’est une vocation, un appel de Dieu, une mission très grande. Entre en toi et demande-toi si tu es appelé à aimer ainsi, si c’est à toi que le Seigneur veut donner son Esprit. C’est la même question que de vérifier si tu es baptisé, car c’est l’appel ordinaire du baptisé; à moins d’un appel spécial à se donner plus directement au Christ dans un célibat consacré — prêtre, religieux, religieuse —, tout baptisé est appelé à signifier dans le mariage l’amour du Christ pour l’humanité, qu’il appelle à devenir son Église, son Corps. Si cette façon d’aimer ne te concerne pas, c’est que tu n’es pas baptisé ; si tu es baptisé et que cette façon d’aimer ne t’attire pas, c’est que ton baptême a sombré dans le coma. Mais de toute façon, le Seigneur offre, il n’oblige pas.
Suite : Dans le mariage, comment haïr son père et sa mère ?