Étiquette : témoignage

  • Mars 2018 : Rencontre avec Pierre Favre, au Luc en Provence

    Mars 2018 : Rencontre avec Pierre Favre, au Luc en Provence

    Prochaine rencontre : le jeudi 8 mars 2018,

    Rendez-vous donc pour cette rencontre des Hommes-Adorateurs du Luc-en-Provence à l’église puis au presbytère du Luc-en-Provence :

    • 19h30 : Adoration du Saint-Sacrement
    • 20h30 : Repas (riz agrémenté, Carême oblige !) et témoignage de Pierre Favre, ancien chanteur du groupe de rock alternatif « Les Garçons bouchers »

    Nous vous régalons, participation libre !

    Tenez-nous au courant par mail (leluc@hommes-adorateurs.fr), afin de préparer suffisamment de nourriture !

    Si c’est difficile pour vous de venir, réjouissez-vous et offrez-le : A travers la docilité à l’Esprit-Saint, le Seigneur donne TOUJOURS la victoire !Soyons à genoux devant l’Eucharistie qui contient et exprime toutes les formes de prière : elle est  » l’offrande pure  » de tout le Corps du Christ  » à la gloire de son Nom  » (cf. Ml 1, 11) ; elle est, selon les traditions d’Orient et d’Occident, «  le sacrifice de louange « .
    On vous attend !

    Raphaël et Grégory

     

    « L’adoration constitue donc pour les hommes adorateurs comme un acte de résistance contre tous les asservissements charriés par notre époque. Ils y affirment aussi leur identité masculine, qu’ils ont célébrée virilement d’abord autour d’une table bien garnie, avant de s’offrir au Christ et de se laisser attirer par Lui dans le Cœur à cœur auquel Il les invite. »  (message de Mgr Rey aux Hommes-Adorateurs)

    Le site des paroisses du Luc-en-Provence et du Cannet-des-Maures (83) : paroisses-luc-cannet.fr

  • Bienheureux Ivan Merz, « Sacrifice-Eucharistie-Apostolat »

    Bienheureux Ivan Merz, « Sacrifice-Eucharistie-Apostolat »

    merz

    Ivan Merz (1886-1928) était un jeune laïc croate qui avait pour devise :

    Sacrifice-Eucharistie-Apostolat

    Il suivit tout d’abord des études à l’Académie militaire de Wiener Neustadt, qu’il abandonna rapidement en raison de la corruption qui y régnait, pour entreprendre des études universitaires à Vienne. Mais, en 1916, il fut enrôlé dans l’armée et envoyé sur front italien, où il passa la majeure partie des années 1917 et 1918. Il écrivit dans son journal à cette période :

    Il serait affreux que cette guerre ne me soit d’aucune utilité spirituelle. Il ne faut pas que je vive comme je vivais avant la guerre. Je dois commencer une vie nouvelle et régénérée dans l’âme d’un catholicisme, tel que je le perçois maintenant.

    Il étudie la philosophie à Vienne puis la littérature française à la Sorbonne, passe son doctorat à Zagreb, et devient professeur. Sa vie, définie comme un « fruit spirituel spontané », nourrie de la prière et de l’Eucharistie.

    Par sa participation fréquente à la Sainte Messe, en se nourrissant du Corps du Christ et de la Parole de Dieu, il trouva l’impulsion pour devenir l’apôtre des jeunes. Veillant aussi à former une élite d’apôtres afin qu’ils travaillent au « renouvellement de toutes choses dans le Christ« .

     

    Il fut le promoteur du mouvement liturgique en Croatie et le pionnier de l’Action catholique selon les directives de Pie XI, s’impliquant activement dans « l’union croate des Aigles« , une organisation de jeunesse dont il est rapidement élu président également un mouvement pour les jeunes et qu’il anima jusqu’à sa mort. Aussitôt il lui donne une impulsion nouvelle et des orientations inspirées de la Croisade des enfants, dont il reprend la devise : « Sacrifices-Eucharistie-Apostolat »

    A ce sujet il disait :

    L’Eucharistie et le Pape doivent devenir la racine, la source et l’origine pour les Aigles 

    Son amour pour la liturgie faisait de lui un homme non ballotté par ses sentiments mais les ordonnant à la Gloire de Dieu. A ce sujet il écrivait :

    Grâce à la liturgie, tout catholique devient grand et universel, il laisse de côté ses intérêts personnels et commence à avoir les mêmes sentiments que l’Église… C’est sur la base de la liturgie que le chrétien s’éduque.

    Jean-Paul II disait de lui :

    Jeune homme brillant, il sut multiplier les riches talents naturels dont il était doté et il obtint de nombreux succès humains:  sa vie peut être qualifiée de vie bien réussie. Mais la raison pour laquelle il est aujourd’hui inscrit dans l’Album des bienheureux n’est pas celle-ci. Ce qui l’introduit dans le chœur des bienheureux est son succès devant Dieu. La grande aspiration de toute sa vie, en effet, a été celle de « ne jamais oublier Dieu, de toujours désirer s’unir à Lui ». Dans chacune de ses activités, il rechercha « l’aspect sublime de la connaissance du Christ Jésus » et il se laissa « conquérir » par Lui (cf. Ph 3, 8.12).

  • Charles de Bonchamps, brave et magnanime

    Charles de Bonchamps, brave et magnanime

    Les hommes-adorateurs vous invitent à prendre exemple sur un homme vendéen, dont la bravoure n’avait d’égale que sa magnanimité. Puissions nous le voir en exemple…

     Charles de Bonchamps (1760-1793) était commandant des armées vendéennes pendant l‘insurrection du peuple vendéen contre la République durant la Révolution française. Militaire dès l’âge de 16 ans, servit dans la guerre d’Amérique et combattit les anglais jusqu’en Inde. Brillant officier, il se marie en 1789, année durant laquelle il choisi de quitter l’armée n’estimant pas les idées révolutionnaires (comme tout catholique).

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    A la suite de la conscription aux armées révolutionnaires, les paysans vendéens se révoltent pour Dieu et pour le Roi et vinrent le chercher pour qu’il soit à leur tête. En 1793 avec Maurice-Louis-Joseph Gigot d’Elbée il est désigné général de l’armée catholique et royale de Vendée. Pour l’honneur de Dieu et du Roi, lui et ses troupes combattent durant des mois. S’en suivent de nombreuses batailles, des joutes fratricides entre bleus et blancs qui saignent l’ouest du pays.

    Sa dernière bataille fut celle de Cholet.  Au sujet de celle-ci Klébert déclara :

    Jamais les Vendéens n’ont livré un combat si opiniâtre, si bien ordonné ; ils combattent comme des tigres et leurs adversaires comme des lions

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    Bonchamps y est mortellement blessé mais gracie les prisonniers républicains. A cet ordre, donné sur son lit de mort, de toutes parts les soldats s’écrièrent : « Grâce ! Grâce ! Bonchamps l’ordonne !« . Et 5000 prisonniers furent sauvés.  Son geste de clémence offre la réponse la plus sublime à la folie meurtrière de la RévolutionUne de ses dernières paroles fut :

    J’ai servi mon Dieu, mon Roi, ma Patrie. J’ai su pardonner

    Bonchamps meurt le 18 octobre à 11 heures du soir à la Meilleraie près de Varades. Monsieur de Barante, rédacteur des Mémoires de Madame de La Rochejaquelein, prétend que quelques jours après les républicains l’exhument pour lui trancher la tête et l’envoyer à la Convention.

     

  • Bienheureux Charles d’Autriche, homme et monarque exemplaire

    Bienheureux Charles d’Autriche, homme et monarque exemplaire

    Les Hommes-Adorateurs vous invitent à prendre exemple sur un autre homme bienheureux, Charles d’Autriche, véritable exemple de chrétien, père, mari et monarque.

    chalresEn 1916, Charles d’Autriche succèda à son grand-oncle,  l’empereur François-Joseph, en devenant empereur d’Autriche, roi apostolique de Hongrie et roi de Bohême, à l’âge de 29 ans. Au sujet de sa vocation il disait : 

    Être roi, ce n’est pas satisfaire une ambition, mais se sacrifier pour le bien du peuple tout entier

    Son désir de sainteté était très grand et il était partagé par son épouse Zita a qui il a déclaré le jour de leur mariage :

    Maintenant nous devons nous conduire l’un l’autre au ciel

    Sa vie était placée sous le signe de l’Eucharistie et il s’était engagé à suivre les enseignements du Christ dans sa vie privée et publique.

    Empereur, Il s’est distingué par son action sociale et a tout tenté tout pour faire cesser la guerre.  Cette action sociale lui a valu d’être surnommé « l’empereur du peuple » en créant, notamment le premier ministère des affaires sociales au monde. Au service de la Justice et de la Vérité, tel le Christ il s’attire la haine des mondains, aux premiers rangs desquels se trouvaient les franc-maçons, qui voulaient (et veulent toujours) effacer les racines chrétiennes de l’Europe (1), et les nantis (la plupart du temps ces deux catégories représent(ai)ent les mêmes personnes).

    Cette haine machiavélique le conduit à abandonner l’exercice du pouvoir, même s’il n’a jamais abdiqué. Exilé en 1918 dans l’île de Madère, il y finit ses jours dans la pauvreté.

    charles mort

    Sur son lit de mort, il répéta la devise de toute sa vie:

    Je m’engage toujours, en toutes choses, à connaître le plus clairement possible la volonté de Dieu et à la respecter, et cela de la manière la plus parfaite.

    Dans une de ses lettres au pape Benoît XV du 28 février 1919, il écrivit :

    Dans les épreuves que la Divine Providence m’a envoyées, j’ai conservé le sentiment d’avoir toujours fait mon devoir et de n’avoir voulu en toute chose que le bonheur de mes sujets, de même que la plus grande gloire de Dieu et le triomphe de notre Sainte Mère l’Eglise .

    Béatifié par Jean-Paul II le 3 octobre 2004, ce dernier dira de lui :

    Il était un homme d’une intégrité morale certaine et d’une foi solide, qui a toujours cherché le mieux pour ses peuples, et dans ses actes de gouvernement s’est conformé à la doctrine sociale de l’Église.

    Il a entretenu les idéaux de justice et de paix avec un appel constant à la sainteté. Il était un chrétien, un père, un mari, un monarque exemplaire.

    Si le monde peut voir un échec apparent dans sa vie, c’est qu’il voit aussi dans la Passion de Notre Seigneur un échec, vision erronée de la victoire imprimée sur notre monde par le Prince du mensonge. Mais la vie de Charles d’Autriche, sur les traces du Christ, est magnifiquement illustrée par la phrase de notre ami G.K. Chesterton :

    Rien n’échoue comme le succès (Hérétique)

     

    Bienheureux Charles d’Autriche,  

    suppliez le Christ de nous donner humblement de servir la Justice et de la Vérité,

    comme vous, puisant inlassablement dans le trésor de l’Eucharistie.

    Amen

    charles famille

    (1) «Le combat qui se livre actuellement conditionne l’avenir de la société. Il oppose deux cultures: l’une fondée sur l’Évangile et l’autre sur la tradition de l’humanisme républicain. Et ces deux cultures sont fondamentalement opposées. Ou la vérité est révélée et intangible, d’un Dieu à l’origine de toutes choses, ou elle trouve son fondement dans les constructions de l’Homme, toujours remises en question parce que perfectibles à l’infini» (Paul Gourdeau, ancien grand maître du Grand Orient de France, 1990)

  • L’éducation par l’expérience

    L’éducation par l’expérience

    En tant que partenaires du colloque du 1 février 2014 : « Les parents, premiers et principaux éducateurs », dans cette même thématique, nous vous proposons une catéchèse de Benoit XVI sur Saint Jérôme, Père de l’Eglise, qui souligne combien les parents sont les principaux éducateurs des enfants, les premiers maîtres de vie. Pères, nous y voyons combien notre exemple d’homme est indispensable. Bonne lecture !

    jerome » On ne peut passer sous silence, l’apport de Jérôme en matière de pédagogie chrétienne. Il se propose de former « une âme qui doit devenir le temple du Seigneur ».

    En une intuition profonde, il conseille de la préserver du mal et des occasions de péché, d’exclure les amitiés équivoques ou causes de dissipation.

    Surtout, il exhorte les parents

    • à créer une ambiance de sérénité et de joie autour de leurs enfants,
    • à les stimuler dans leurs études et dans leur travail, sans oublier les félicitations et l’émulation,
    • à les encourager à surmonter les difficultés,
    • à favoriser leurs bonnes habitudes et à les empêcher d’en prendre de mauvaises, parce que (et ici il cite une phrase de Publilius Syrus entendue à l’école) « c’est à grand-peine que tu réussirais à te corriger de ces choses auxquelles tu es en train de t’habituer tranquillement ».

    Les parents sont les principaux éducateurs des enfants, les premiers maîtres de vie.

    Avec beaucoup de clairvoyance, Jérôme s’adressant à la mère d’une jeune fille avant de se tourner vers le père, les avertit, presque comme s’il exprimait une exigence fondamentale de toute créature humaine qui se présente à l’entrée dans la vie : « Qu’elle trouve en toi sa maîtresse, et qu’elle te regarde avec admiration en sa jeunesse inexpérimentée. Ni en toi, ni en son père, qu’elle ne voit jamais aucun acte qui la porte au péché s’il était imité. Souvenez-vous […] que vous pouvez l’éduquer davantage par l’exemple que par la parole ».

    Parmi les principales intuitions de Jérôme comme pédagogue, il faut signaler l’importance qu’il attribuait à

    • une saine éducation intégrale dès le début de la petite enfance,
    • l’importance particulière reconnue aux parents,
    • la nécessité du sérieux de la formation morale et religieuse,
    • l’exigence des études pour une formation humaine plus complète.
    • De plus, un aspect assez inattendu dans ces temps antiques mais que notre auteur considérait comme vital est la promotion de la femme, à qui il reconnaît le droit à une formation complète : humaine, intellectuelle, religieuse, professionnelle.

    jerome champaigneEt nous voyons bien aujourd’hui comment l’éducation intégrale de la personnalité, l’éducation à la responsabilité devant Dieu et devant les hommes, est la véritable condition de tout progrès, de toute paix, de toute réconciliation et de toute exclusion de la violence. L’éducation devant Dieu et devant les hommes : c’est la Sainte Écriture qui nous présente le guide de l’éducation et, en cela, du véritable humanisme.

    Il n’est pas possible de conclure ces rapides remarques sur la grandeur de ce Père de l’Église sans souligner l’efficacité de sa contribution à la sauvegarde de ce qui était positif et valable dans les éléments d’antiques cultures hébraïque, grecque et romaine passés dans la civilisation chrétienne en train de naître. Jérôme a reconnu et assimilé les valeurs artistiques, la richesse des sentiments et l’harmonie des images présentes dans les classiques, qui éduquent le cœur et l’imagination à de nobles sentiments. Par-dessus tout, il a mis au centre de sa vie et de son activité la Parole de Dieu, qui montre à l’homme les sentiers de la vie et lui révèle les secrets de la sainteté. De tout cela, nous pouvons, encore aujourd’hui, lui être profondément reconnaissants.

    Le texte complet http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/audiences/2007/documents/hf_ben-xvi_aud_20071114_fr.html

    Site du colloque du 1 février 2014 : « Les parents, premiers et principaux éducateurs »

  • Emile Kapaun, un exemple d’homme-adorateur.

    Emile Kapaun, un exemple d’homme-adorateur.

    Fr.-KapaunFrère Emile Kapaun originaire du diocèse de Wichita (Kansas), a servi durant la guerre de Corée, auprès de la compagnie d’état-major du 8e régiment de cavalerie de la 1e division.

    Il s’est distingué par un héroïsme, un patriotisme et une abnégation extraordinaires, les 1er et 2 novembre 1950. Lorsque les forces communistes chinoises eurent encerclé son bataillon, Kapaun a continué à se déplacer sans peur d’un emplacement à un autre, sous le feu direct de l’ennemi, pour récupérer des blessés et les mettre à l’abri. Lorsqu’il n’a plus été en mesure de les déplacer, il a creusé des abris pour les mettre hors d’atteinte de l’ennemi. Tandis que les forces chinoises approchaient, il rejeta plusieurs occasions de s’échapper et se porta volontaire pour rester en arrière et prendre soin des blessés. Il fut fait prisonnier le 2 novembre par les forces chinoises.

    kapaun

    Une fois dans le camps de prisonniers, il risqua sa vie en circulant de nuit à la recherche de nourriture, s’occupant des malades et encourageant ses compagnons à approfondir leur foi et leur humanité. À une occasion au moins, il fut brutalement puni pour sa désobéissance, et forcé de rester nu à l’extérieur par une température inférieure à zéro. Lorsque les communistes chinois eurent mis en place un programme de rééducation, Kapaun rejeta poliment et patiemment tous les arguments avancés par les instructeurs. Plus tard, il trompa ses geôliers en célébrant la messe de l’aurore du jour de Pâques 1951.

    Lorsqu’il commença à souffrir des conséquences de son emprisonnement, les chinois le transférèrent dans un hôpital sans hygiène et sans chauffage où il mourut dans l’isolement. Au moment d’être transféré, il demanda le pardon de Dieu pour ses ravisseurs et fit promettre à ses compagnons de captivité de garder la foi. Il mourut en captivité le 23 mai 1951.

    Le diocèse de Wichita a mis à disposition une prière pour la canonisation de frère Kapaun :

    Frère Emile Kapaun a rendu gloire à Dieu en répondant à son appel au sacerdoce et en servant les hommes du Kansas et ses militaires.

    Frère Kapaun, je sollicite votre intercession, non seulement pour les besoins suivants : (présentez vos demandes), mais aussi pour que je puisse suivre votre exemple au service de Dieu et de mon prochain.

    Pour les dons de courage dans la bataille et de persévérance dans la foi de Frère Kapaun, nous vous rendons grâce Seigneur.

    Puis récitez un Notre Père, un Je vous salue Marie et un Gloire au Père.