Étiquette : adoration

  • Mardi 4 juin : Rencontre des hommes-adorateurs de Colmar (68)

    Mardi 4 juin : Rencontre des hommes-adorateurs de Colmar (68)

    À l’origine du fait d’être chrétien, il n’y a pas une décision éthique ou une grande idée…

    … mais la rencontre avec un événement, avec une Personne, qui donne à la vie un nouvel horizon et par là son orientation décisive. (Benoît XVI)

    Venez rencontrer cette personne !

    Nous nous retrouvons le mardi 4 juin 2019, en l’Église Notre Dame de L’Assomption, Logelbach, Colmar, en présence de l’Abbé Leonhardt

    L’objectif : contempler Jésus-Hostie, pour agir en homme dans nos couples, nos paroisses, notre monde.

    • 19H15 – 20H : Adoration Confession
    • 20H : Enseignement 
    • Dîner jusqu’à 21H

    « Il faut planter notre vie sur trois grandes réalités – la Croix, l’hostie et la Vierge: crux, hostia et virgo… Ce sont trois mystères à contempler dans le silence. »

    La force du silence , Cardinal SARAH

    contact :  colmar@hommes-adorateurs.fr

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  • Adoration du Jeudi Saint : Horloge de la Passion

    Adoration du Jeudi Saint : Horloge de la Passion

    veAu Luc-en-Provence, la paroisse offre à toute personne le désirant une horloge de la Passion (format CB pour faciliter le rangement dans le portefeuille). Elle a pour but d’aider à adorer le Saint Sacrement en cette nuit du Jeudi Saint.

    L’horloge de la Passion a pour but de nous rappeler les souffrances que Notre Seigneur Jésus Christ a endurées pour notre amour. On invite les âmes ferventes à adopter cette pieuse pratique pour la gloire de Dieu, le salut des âmes et leurs intentions personnelles. En voici le contenu : 

    Père éternel, je vous offre toutes les réparations de Jésus pendant cette heure si pleine de mérites, durant laquelle… (citer le sujet de l’heure indiquée ci-dessous)

    HEURES DE LA NUIT

    • 19h – Jésus lave les pieds à ses Apôtres
    • 20h – Jésus institue la Sainte Eucharistie et le Sacerdoce catholique, à la Cène
    • 21h – Jésus prie au jardin des Oliviers
    • 22h – Jésus tombe en agonie
    • 23h – Jésus reçoit le baiser de Judas
    • Minuit – Jésus est souffleté chez le grand-prêtre
    • 1h – Jésus est accusé par de faux témoins. Sa face adorable est couverte de crachats
    • 2h – Jésus est renié par Pierre
    • 3h – Jésus en prison subit d’infâmes traitements
    • 4h – Jésus en prison
    • 5h – Jésus en prison
    • 6h – Jésus subit le premier interrogatoire de Pilate

    HEURES DU JOUR

    • 7h – Jésus est tourné en dérision par Hérode
    • 8h – Jésus est flagellé
    • 9h – Jésus est couronné d’épines
    • 10h – Jésus est condamné à mort, Barrabas lui est préféré
    • 11h – Jésus baise et prend sa croix. Il la porte pour notre amour
    • 12h – Jésus est dépouillé de ses vêtements et cloué à la croix
    • 13h – Jésus pardonne au bon Larron
    • 14h – Jésus donne Marie pour Mère
    • 15h – Jésus meurt sur la croix
    • 16h – Jésus a le cœur ouvert
    • 17h – Jésus est détaché de la croix et remis entre les bras de Marie
    • 18h – Jésus est déposé dans le tombeau
  • Adoratio et boulot

    Adoratio et boulot

    Messieurs, il n’est pas rare d’entendre certain d’entre-nous reculer devant une adoration mensuelle à cause de notre travail, comme si l’un n’allait pas avec l’autre. Saint Benoît l’a bien compris en associant étroitement les deux : « Ora et Labora ». Il a ainsi écrit dans sa Règle : « La paresse est l’ennemie de l’âme. Aussi, à certains moments, les frères doivent être occupés à travailler de leurs mains. A d’autres moments, ils doivent être occupés à la lecture de la Parole de Dieu« . Pour lui tout cela doit être ordonnée à l’« Œuvre de Dieu » (Opus Dei)

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    « Celui qui ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus »  dit saint Paul (2 Thes. 3, 9-10). Cette phrase montre combien le travail ne répond pas simplement à la nécessité biologique de se nourrir (dans cas, on peut vivre au crochet des autres) mais à quelque chose de plus grand. Cette phrase de Saint Paul peut également se lire de la sorte : si vous ne voulez pas travailler, vous ne pouvez pas vivre.

    C’est donc bien également par le travail que l’homme peut se rapprocher de Celui qui est la vie. notre Seigneur Jésus-Christ. Si nous voyons le travail aujourd’hui comme une aliénation, une punition, c’est bien le fruit de philosophes comme Karl Marx  (« Il n ‘y a de liberté que dans le loisir« ) au dépend de l’enseignement de notre Sauveur. Effectivement dans la Genèse Dieu dit à Adam : « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front » (Genèse 3:19), mais la punition n’est pas le travail mais sa pénibilité. Le travail existait avant le Pêché originel, mais était exclusivement une « collaboration de l’homme et de la femme avec Dieu dans le perfectionnement de la création visible. » (CEC, n°318). Pie XII précise que ce perfectionnement implique celui de la créature qu’est l’homme lui-même dans son message de Noël 1955 : « en travaillant, l’homme perfectionne en lui même l’image de Dieu ».

    Ora et Labora… l’un nourrit l’autre, il n’est pas possible de ne pas prier à cause du travail, ni de ne pas travailler à cause de la prière.

    Par la prière, Dieu féconde notre travail, lui donne tout son relief, son envergure, il le fait passer de la 2D à la 3D ! Mère Térésa s’en est aperçue lorsque sa communauté est passée d’une heure d’adoration hebdomadaire à une heure quotidienne : « En 1963, nous faisions une heure d’adoration ensemble chaque semaine mais ce fut seulement en 1973, lorsque nous avons commencé à faire notre heure d’adoration quotidienne que notre communauté a commencé à grandir et à prospérer. »

    Donc prenons le temps d’adorer de tout notre cœur, afin de pouvoir travailler ensuite en entendant : « « Travaillez, car je suis avec vous » leur dit l’Eternel « (Agg 2 : 4).

    Alors, seulement alors, nous pouvons être cette antique classe d’ouvriers joyeux que décrit Charles Peguy, de joyeux constructeurs de cathédrales : 

    « Nous avons connu des ouvriers qui avaient envie de travailler. Ils allaient et ils chantaient à l’idée qu’ils allaient travailler. Travailler étaient leur joie et la racine profonde de leur être. Il y avait un honneur incroyable du travail, le plus beau de tous les honneurs, le plus chrétien… comment a-t-on fait de ce peuple qui aimait le travail pour l’honneur… ce peuple qui sur un chantier met toute son étude à ne pas en fiche un coup ? » Charles Péguy. l’Argent.

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    Articles du net sur le travail :

  • Réveillez le groupe des hommes-adorateurs de la basilique Saint Maximin !

    Réveillez le groupe des hommes-adorateurs de la basilique Saint Maximin !

    st maximin ha

    Le groupes des hommes adorateurs de Saint Maximin est en sommeil…

    Il ne tient qu’à vous de le réveiller !

    Contact : paroissesaintmaximin@yahoo.fr

  • L’agence tout risque… au secours des hommes-adorateurs ?

    L’agence tout risque… au secours des hommes-adorateurs ?

     

    A 2 R

    L’Agence tout risque ? Si vous êtes de ma génération, vous connaissez bien ! Série américaine tourné de 1983 à 1987, elle faisait ma joie. Rassurez-vous, je ne vais pas m’épancher, laissons l’expression du ressenti aux femmes adoratrices !

    Si nous évoquons l’Agence tout risque, c’est bien parce que cela sert notre cause : permettre aux hommes de se retrouver, d’agir ensemble pour la plus grande gloire de Dieu.

    Fulton Sheen nous rappelait que « Dieu s’introduit dans l’âme dans chaque désir et chaque joie ». Cette joie que nous connaissions lorsque nous voyons la force, l’ingéniosité de cette « agence » qui servait le bien doit toujours faire écho dans notre âme, c’est bien une fente par laquelle Dieu peut toujours pénétrer en nos cœurs. Ne la refoulons pas et surtout, ne l’oublions pas : Dieu aujourd’hui nous demande de la retrouver, avec notre maturité !

    Avant toute chose, replongeons nous dans l’ambiance, écoutons le générique…

    Notre propos, évidemment , n’est pas de canoniser les membres de la série, vos connaissez leurs vices et vertus ! Mais deux éléments (vous en trouverez peut-être d’autres !) retiennent mon attention d’homme catholique et me paraissent édifiants :

    1. Une équipe qui risque sa vie pour une juste cause, « au service de la veuve et de l’orphelin », de manière réaliste puisqu’elle cherche également de quoi subsister.
    2. Une équipe hétérogène utilisant sa complémentarité, d’une certaine manière universelle (traduction de catholique) de par sa composition.

    Risquer sa vie pour une juste cause

    teamC’est bien là la vocation de tout catholique, qui plus est, de l’homme catholique. Disciples du Christ, « chemin, vérité et vie » (Jean 14, 6) qui est venu rendre témoignage à la Vérité, la juste cause pour laquelle nous risquons tout est toujours celle du service  la Vérité. Risquer, perdre sa vie, ne signifie pas simplement pour nous mourir au sens propre, mais également abandonner notre vie à Jésus, mourir à nous même… pour mieux nous trouver !

    Ainsi l’homme catholique, même si son combat peut être de rechigner au départ à servir la juste cause (comme souvent des membres de l’Agence), doit savoir tout abandonner, surtout l’image de l’homme gentil, bien élevé voulant faire plaisir à ses amis, à sa famille, pour ne plus servir que le Christ. Même si cela ne nous plait pas (et c’est normal !), suivre le Christ est bien souvent illustré par sa parole : « Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison » (Matthieu 10, 34).

    C’est alors que la composition hétéroclite de l’Agence tout risque intervient ! Suivant le Christ, quittant tout pour Lui, le centuple que nous recevons, ce sont nos frères, ceux que nous n’aurions sûrement jamais choisi de prime abord (comme un Barracuda n’aurait pas choisi un Looping!). « Et celui qui aura quitté, à cause de mon nom, des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra le centuple, et il aura en héritage la vie éternelle » (Matthieu 19, 29)

    De nouveaux frères : l’équipe hétérogène de l’Agence tout risque

    Si dans votre groupe d’hommes-adorateurs, dans votre paroisse, vous réalisez que les différences entre les membres sont remarquables, voire étonnantes, difficiles à vivre : rendez grâce, le Seigneur agit : le voilà le merveilleux centuple que seul le Christ peut unir ! C’est cette différence qui fait notre richesse. Un tour de piste de l’Agence pour illustrer notre propos ? En route :

    agence

    Colonel John Smith, « Hannibal »

    Vous vous rappelez surement de sa phrase préférée : « J’adore qu’un plan se déroule sans accroc ! » (« I love it when a plan comes together. » en VO). Tacticien hors pair, il accepte chaque nouvelle mission comme un nouveau défi (« N’ayez pas peur ! »,365 occurrences dans la Bible). C’est toujours lui le chef, capable d’écouter et disposant d’une autorité naturelle.

    Lieutenant Templeton Peck, « Futé »

    Baratineur, séducteur et logisticien de l’équipe. Jouant d’astuces, il arrive toujours à approvisionner l’équipe matériellement et en informations. Anecdotiquement, nous pouvons ajouter qu’il fut amoureux à l’université d’une femme qui devint religieuse.

    Capitaine H. M. Murdock, « Looping « 

    Excellent pilote, officiellement interné dans un hôpital psychiatrique pour anciens combattants  Il s’identifie à des personnages fictifs, a des hallucinations, et s’adresse fréquemment à des objets comme des plantes, une chaussette….Homme cultivé parlant couramment plusieurs langues dont le chinois, il est également capable d’imiter les voix de personnes célèbres.

    Sergent Bosco Albert Barracus, « Barracuda »

    Ancien sergent de la Police Militaire, c’est un extraordinaire mécanicien et pilote automobile. Il ne supporte pas l’injustice et essaye d’aider comme il peut les enfants défavorisés. Préférant le lait à l’alcool, il lui était sûrement difficile de comprendre l’art de boire catholique. Nous pensons qu’il est devenu bagarreur craignant à cause de cela de ne pas pouvoir devenir homme-adorateur : ici même, nous lui disons solennellement qu’il avait tord ! 

    La différence

    Tout cela illustre bien combien les différences sont des richesses. Toutefois, deux écueils sont à éviter :

    1. Vouloir être différent, c’est-à-dire se créer un personnage.
    2. Avoir peur d’être différent et devenir un clone des « gens biens » qui sont autour de nous.

    Ces deux écueils sont des prisons que le Christ ne veut pas pour nous. Il ne nous veut ni clone, ni jouant un rôle : il nous veut nous-même. La recette de la vrai différence n’est ni de nous regarder le nombril, ni de mépriser le regards des autres sur nous : c’est de laisser exclusivement le regard de Dieu se poser sur nous. Ainsi nous acceptons de devenir ses disciples. Hommes-Adorateurs, c’est en l’adorant, en le contemplant dans le Saint-Sacrement que vous laissez le Christ vous révéler à vous même, que vous acceptez alors de devenir ce que vous êtes profondément.

    Alors, pour finir, permettez moi de modifier légèrement l’accroche de la série de mon (notre ?) enfance :

     » Si la loi ne peut plus rien pour vous, il vous reste un recours, un seul : Jésus-Christ, votre Sauveur ! « 

  • Eucharistie : Aliment source de Force

    Eucharistie : Aliment source de Force

    adoration

    Arrivant au terme de notre semaine centrée sur la vertu de la force, en voici le sommet, l’Aliment céleste qui nous fortifie, que nous adorons : Jésus-Christ Hostie.

    A son sujet, Pie XII disait :

    Toute âme chrétienne a besoin de l’Eucharistie, selon la parole de Notre-Seigneur Jésus-Christ : « Si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme et ne buvez son sang, vous n’aurez point la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle » (Jean, VI, 54-55).

    La Communion eucharistique a donc pour effet d’alimenter l’union sanctifiante et vivifiante de l’âme avec Dieu, de maintenir et de fortifier la vie spirituelle et intérieure, d’empêcher que durant le voyage et le combat de cette terre les fidèles ne viennent à manquer de la vie que le baptême leur a communiquée.

    Pie XII, discours aux époux : Eucharistie, Aliment céleste, 17 juin 1939

     Plus récemment, Benoit XVI insistait également sur le rapport entre la force et l’Eucharistie, sur son caractère vital :

    Nous ne disions pas seulement de belles choses à propos de l’Eucharistie, mais surtout que nous vivions de sa force.

    Benoit XVI, le 2 octobre 2005

    Cette force vitale, il la souligne lorsqu’il reprend lors de l’angélus du dimanche 26 juin 2011 cette citation des anciens martyrs d’Abitène :

    Sine Dominico non possumus sans le Dominicum 

    c’est-à-dire « sans l’Eucharistie dominicale, nous ne pouvons pas vivre« . Cela est précisément lié à la nature de la force reçu lors de notre participation à l’Eucharistie : 

    En participant à l’Eucharistie, nous vivons de façon extraordinaire la prière que Jésus a faite et fait continuellement pour chacun afin que le mal, que nous rencontrons tous dans notre vie, ne l’emporte pas et qu’agisse en nous la force transformante de la mort et de la résurrection du Christ

    Benoit XVI, le 28 juin 2011

    Cette force transformante de l’Eucharistie nous permet de vivre les actes de résistance héroïques actuellement nécessaires :

    Dans une culture toujours plus individualiste qui est celle dans laquelle nous sommes plongés dans les sociétés occidentales et qui tend à se répandre dans le monde entier, l’Eucharistie constitue une sorte d’«antidote» qui œuvre dans les esprits et dans les cœurs des croyants et sème continuellement en eux la logique de la communion, du service, du partage, en somme la logique de l’Evangile.

    Benoit XVI, Angélus du dimanche 26 juin 2011

    Restons donc à genoux au pied du tabernacle pour adorer notre Dieu, et recevons cette force indispensable que décrit si bien Saint Josemaría Escrivá de Balaguer :

    Notre Dieu a décidé de demeurer dans le Tabernacle pour nous alimenter, pour nous fortifier, pour nous diviniser, pour rendre efficace notre tâche et notre effort.

    Quand le Christ passe, n° 151

    Il devient alors évident, comme l’a dit Benoit XVI lors de l’Angélus du 28 août 2005, que :

    L’adoration n’est pas un  luxe, mais une priorité.

  • Lettre du Général Delaunay aux Hommes-Adorateurs

    Lettre du Général Delaunay aux Hommes-Adorateurs

    delaunayNé en 1923, le général Delaunay était chef de l’état-major de l’armée de Terre française du 1er octobre 1980 au 9 mars 1983. Le 16 août 1949, pendant la guerre d’Indochine, une grenade lui explose entre les mains. Il survit mais perd la main droite, ce qui ne l’empêche pas de reprendre le combat. Durant la guerre d’Algérie, il  est capitaine puis général, il dirige l’École de cavalerie de Saumur de 1976 à 1979. Aujourd’hui, il écrit aux Hommes-Adorateurs : 

    On me demande de dire la place qu’a tenu la prière dans ma vie, et notamment l’oraison. J’ai toujours été chrétien mais j’ai connu plusieurs conversions successives.Mon mariage avec une chrétienne d’abord. Par amour, je me suis laissé entraîner par elle dans une recherche personnelle de Dieu à travers Jésus. La mort de notre troisième enfant, Pascale, suivant de peu notre entrée aux  Equipes Notre Dame, fut ensuite pour moi un double choc, déterminant. L’accession progressive à des responsabilités grandissantes et l’affrontement correspondant à des difficultés m’ont amené à me confier davantage à Dieu. J’y ai toujours retrouver la paix et la confiance en Jésus et en moi.

    Aujourd’hui, arrivé à la grande vieillesse, vulnérable et environné par la mort, j’ai l’impression d’avoir été accompagné tout au long de ma vie et j’en rends grâces à Dieu. J’attends sereinement la Rencontre entre cette vie et l’autre, un commencement et pas une fin.

    Sur le fond, voici ce que j’ai à dire :

    1. Pour trop de mâles humains, la religion, c’est une affaire de bonnes femmes. Moi, j’ai eu la chance d’avoir un père qui avait mis la foi au centre de sa vie et qui le montrait, tout en étant un excellent professionnel, un bon citoyen et un père admirable.A le regarder et à l’imiter, j’ai appris que la prière ne remplace pas la compétence mais qu’on est d’autant meilleur qu’on peut s’appuyer sur Dieu, à travers ce face à face qu’on appelle l’oraison, (adoration quand on est devant le Saint Sacrement). C’est pourquoi je l’ai mise dans ma vie et je continue à la pratiquer tous les jours.
    2. Devant la déliquescence de la société et la sinistrose ambiante, il ne nous reste que la prière. Et pas seulement celle des vieilles dames : celle des hommes dans la force de l’âge, des responsables : prière collective et prière individuelle. C’est de celle-là que je parlerai surtout.
    3. La pratique de l’oraison quotidienne, c’est surtout une question de volonté. Il m’a fallu des années de combat et de chutes pour réussir à la placer dans ma vie.
    4. Bien que ce soit une affaire d’amour, il y a, si j’ose dire, une technique de l’oraison. Je mets mon réveil sur alerte pour  30 minutes pour n’avoir pas à regarder ma montre. Je fais le calme en moi, je respire, je m’imbibe d’un texte évangélique, je fais mon  cinéma dans ma tête avec la scène en question en me mettant dans la peau de Zachéepar exemple, puis je décroche mentalement le téléphone divin et j’ose m’adresser à Dieu en lui disant : « Me voilà ! Je t’aime et je veux rester avec toi. Je branche le pilote automatique. Maintenant c’est Toi qui es aux commandes ! »… et je reste là en silence dans l’abandon… jusqu’à ce que le vibreur sonne…
    5. Mes distractions, je ne les écarte pas : Je les prie, je les incorpore à mon oraison.
    6. Si je suis sec ,je répète une formule, celle toute simple du pèlerin russe « Jésus Sauveur, prends pitié de moi, pécheur ! »
    7. Quand, c’est fini je m’abstiens de juger mon oraison mais je remercie mon « pilote » et je lui dis « A demain ! »
    8. Devant le Saint Sacrement, je fais de même mais pendant une heure et, si possible, de nuit.

     

    “Sans Moi, vous ne pouvez rien faire

    Amen. Alléluia!

     ***

    Cela dit, vous pouvez en apprendre davantage en lisant mon dernier livre « En écho à Saint Ex ». Il comporte une première partie : ce qui m’inquiète et m’irrite et une 2° partie : ce que je crois et qui me fait vivre.

    Disponible France-Valeurs 32 rue de l’Orangerie 78000 Versailles 15 € + 5 € de port. Chèque à l’ordre de France-Valeurs

     

  • Message de Monseigneur Rey aux hommes

    Message de Monseigneur Rey aux hommes

    rey 3L’idée de rassembler des hommes une fois par mois pour un repas fraternel suivi d’un temps d’adoration a surgi l’été dernier dans le cœur de pères de familles pérégrinant sur les chemins brûlants de la Provence, vers les sanctuaires de Notre-Dame de Grâces et de Saint-Joseph du Bessillon à Cotignac. Au terme de ce pèlerinage, ces pères tombent à genoux devant la statue de Marie et déposent dans son sein toutes leurs joies et toutes leurs peines.
    .
    Désormais, ils se réunissent chaque premier jeudi du mois, pour déposer dans le Cœur eucharistique du Christ tout ce qui fait leur vie et leur personne. Cet agenouillement, cette adoration, sont tout le contraire d’un acte de faiblesse. Contre « les idolâtries d’hier et d’aujourd’hui… S’agenouiller devant l’Eucharistie est une profession de liberté » rappelait Benoît XVI en 2008, car « celui qui s’incline devant Jésus ne peut et ne doit se prosterner devant aucun pouvoir terrestre, aussi fort soit-il. Nous les chrétiens nous ne nous agenouillons que devant Dieu, devant le Très Saint Sacrement, parce qu’en lui nous savons et nous croyons qu’est présent le seul Dieu véritable, qui a créé le monde et l’a tant aimé au point de lui donner son Fils unique. »
    .
    L’adoration constitue donc pour les hommes adorateurs comme un acte de résistance contre tous les asservissements charriés par notre époque. Ils y affirment aussi leur identité masculine, qu’ils ont célébrée virilement d’abord autour d’une table bien garnie, avant de s’offrir au Christ et de se laisser attirer par Lui dans le Cœur à cœur auquel Il les invite. Dans cette prière, comme le disait encore Benoît XVI, leur âme d’hommes continue à se nourrir « d’amour, de vérité, de paix; elle se nourrit d’espérance, parce que Celui devant lequel nous nous prosternons ne nous juge pas, ne nous écrase pas, mais nous libère et nous transforme. » La liberté, la paix et l’espérance qu’ils ont gagnées alors qu’ils se prosternaient devant leur Sauveur, ils peuvent ensuite les transmettre à tous ceux qu’ils aiment et les répandre dans tous les combats de leur vie.
    .
    C’est dans cet esprit, enfin, qu’ils veulent aussi faire de leur site internet un instrument de formation pour les hommes catholiques.
    .
    Que Dieu bénisse les hommes adorateurs et que cette initiative se répande partout où des cœurs généreux et virils sont prêts à se tourner vers Dieu !
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    Mgr Dominique Rey, le 28 février 2014
    ado Rey

     

  • Le Pape François au sujet de l’interdiction d’adoration

    Le Pape François au sujet de l’interdiction d’adoration

    434px-Coat_of_arms_of_Franciscus.svg - CopieLors de la Messe célébrée jeudi 28 novembre, le Pape François nous a invité à nous poser une question personnellement, qui doit rejoindre chaque homme de nos groupes : « Moi, est-ce que j’adore le Seigneur ? Moi, est-ce que j’adore Jésus Christ le Seigneur ? Ou un peu moitié moitié et je fais le jeu du prince de ce monde ? Adorer jusqu’à la fin avec confiance et fidélité est la grâce que nous devons demander ».

    Son homélie nous rappelle que la foi n’est pas une affaire privé.

    Pour cela, il souligne que dans le livre du prophète  Daniel (6, 12-28), «Daniel est condamné uniquement pour adoration, pour avoir adoré Dieu. Et la désolation de l’abomination s’appelle interdiction d’adoration ». A cette époque-là, a expliqué le Pape « on ne pouvait pas parler de religion : c’était une affaire privée » les signes religieux devaient être ôtés et il fallait obéir aux ordres qui venaient « des pouvoirs du monde ». On pouvait « faire beaucoup de choses, de belles choses mais pas adorer Dieu », c’était interdit. Cela est le cœur, «le kairòs de cette attitude païenne». Mais précisément  «quand s’accomplit ce temps, alors, oui, Lui viendra ». Comme on lit dans le passage évangélique «ils verront le Fils de l’homme venir sur un nuage avec une grande puissance et gloire ».

    Adorons, adorons, adorons pour que Jésus hâte sa venue en nos cœurs et en ce monde, en ce temps de méditation sur son triple avènement !

    Source : http://www.news.va/fr/news/la-foi-nest-jamais-une-affaire-privee

  • Pange Lingua

    Pange Lingua

    L’hymne de vénération au Saint-Sacrement Pange Lingua a été composé par Saint Thomas d’Aquin pour la fête de Corpus Christi. A travers cette vénération, il exprime la doctrine de la Transubstantation, dans laquelle le pain et le vin deviennent le Corps et le Sang de Notre Seigneur Jésus Christ.

    Pange Lingua (pdf)

    PANGE, lingua, gloriosi
    Corporis mysterium,
    Sanguinisque pretiosi,
    quem in mundi pretium
    fructus ventris generosi
    Rex effudit Gentium.

    Nobis datus, nobis natus
    ex intacta Virgine,
    et in mundo conversatus,
    sparso verbi semine,
    sui moras incolatus
    miro clausit ordine.
    In supremae nocte coenae
    recumbens cum fratribus
    observata lege plene
    cibis in legalibus,
    cibum turbae duodenae
    se dat suis manibus.
    Verbum caro, panem verum
    verbo carnem efficit:
    fitque sanguis Christi merum,
    et si sensus deficit,
    ad firmandum cor sincerum
    sola fides sufficit.
    Tantum ergo Sacramentum
    veneremur cernui:
    et antiquum documentum
    novo cedat ritui:
    praestet fides supplementum
    sensuum defectui.
    Genitori, Genitoque
    laus et jubilatio,
    salus, honor, virtus quoque
    sit et benedictio:
    Procedenti ab utroque
    compar sit laudatio.

    Amen.

    Traduction

    Chante, ô ma langue, le mystère
    De ce corps très glorieux
    Et de ce sang si précieux
    Que le Roi de nations
    Issu d’une noble lignée
    Versa pour le prix de ce monde

    Fils d’une mère toujours vierge
    Né pour nous, à nous donné,
    Et dans ce monde ayant vécu,
    Verbe en semence semé,
    Il conclut son temps d’ici-bas
    Par une action incomparable :

    La nuit de la dernière Cène,
    À table avec ses amis,
    Ayant pleinement observé
    La Pâque selon la loi,
    De ses propres mains il s’offrit
    En nourriture aux douze Apôtres.

    Le Verbe fait chair, par son verbe,
    Fait de sa chair le vrai pain;
    Le sang du Christ devient boisson;
    Nos sens étant limités,
    C’est la foi seule qui suffit
    pour affermir les coeurs sincères.

    Il est si grand, ce sacrement !
    Adorons-le, prosternés.
    Que s’effacent les anciens rites
    Devant le culte nouveau !
    Que la foi vienne suppléer
    Aux faiblesses de nos sens !

    Au Père et au Fils qu’il engendre
    Louange et joie débordante,
    Salut, honneur, toute-puissance
    Et toujours bénédiction !
    À l’Esprit qui des deux procède
    soit rendue même louange.

    Amen.