Étiquette : Pape François

  • Soyez courageux et allez vous confesser.

    Soyez courageux et allez vous confesser.

    Extrait de l’audience générale du Pape Francois du Mercredi 19 février 2014

    confession Padre PioLe sacrement de la pénitence et de la réconciliation naît directement du mystère pascal. En effet, le soir même de Pâques, le Seigneur apparut aux disciples, enfermés au cénacle, et, après leur avoir adressé son salut «Paix à vous !», il souffla sur eux et dit : «Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis» (Jn 20, 21-23). Ce passage nous révèle la dynamique la plus profonde qui est contenue dans ce sacrement.

    • Tout d’abord le fait que le pardon de nos péchés n’est pas quelque chose que nous pouvons nous donner nous-mêmes. Moi, je ne peux pas dire : je me pardonne mes péchés. Le pardon se demande, il se demande à un autre et dans la confession nous demandons le pardon à Jésus. Le pardon n’est pas le fruit de nos efforts, mais c’est un cadeau, c’est un don de l’Esprit Saint, qui nous comble de la fontaine de miséricorde et de grâce qui jaillit sans cesse du cœur grand ouvert du Christ crucifié et ressuscité.
    • En second lieu, il nous rappelle que ce n’est que si nous nous laissons réconcilier dans le Seigneur Jésus avec le Père et avec nos frères que nous pouvons être vraiment dans la paix.

    (…) Je voudrais vous demander — mais ne le dites pas à haute voix, que chacun se réponde dans son cœur: quand t’es-tu confessé, quand t’es-tu confessée pour la dernière fois ? Que chacun y pense… Cela fait deux jours, deux semaines, deux ans, vingt ans, quarante ans ? Que chacun fasse le compte, mais que chacun se dise : quand est-ce que je me suis confessé la dernière fois ? Et si beaucoup de temps s’est écoulé, ne perds pas un jour de plus, va, le prêtre sera bon. Jésus est là, et Jésus est plus bon que les prêtres, Jésus te reçoit, il te reçoit avec tant d’amour. Sois courageux et va te confesser !

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  • Aimer le Pape ?

    Aimer le Pape ?

    « Ce Pape est merveilleux ! Non, il ne me plait pas ! » Avez-vous entendu, lu ce genre de considérations ? Certainement, les médias, par exemple, ont bien illustré à ce sujet ce qu’est l’amour sensible pour notre Pape actuel ! Cet amour sensible irrite même le Pape François qui a déclaré dans le 4 mars 2014 dans le Corriere della sera « dans chaque idéalisation, il y a une agression. Dépeindre le pape comme une sorte de superman, une espèce de star, me semble offensant. »  En effet, aucune de ces considérations « sentimentales » (positives ou négatives) ne doivent être celles du catholique. A ce sujet, nous n’avons rien trouvé de mieux que la magnifique allocution de Saint Pie X à ce sujet, bonne lecture !

    pape armes

    « Pour aimer le Pape, il suffit de réfléchir à ce qu’il est.

    Le Pape est le gardien du dogme et de la morale ; il est le dépositaire des principes qui rendent vertueuses les familles, grandes les nations, saintes les âmes ; il est le conseil des princes et des peuples ; il est le chef sous lequel nul ne se sent tyrannisé, parce qu’il représente Dieu lui-même ; il est le père par excellence, qui réunit en lui tout ce qu’il peut y avoir d’aimant, de tendre, de divin.

    Et comment doit-on aimer le Pape ? Non par des paroles seulement, mais par des actes et avec sincérité. Quand on aime quelqu’un, on cherche à se conformer en tout à ses pensées, à exécuter ses volontés et à interpréter ses désirs.

    Et si Notre-Seigneur Jésus-Christ disait de lui-même : Si quelqu’un m’aime, il restera fidèle à ma parole, ainsi pour montrer notre amour au Pape il est nécessaire de lui obéir.

    pie XEt c’est pourquoi, quand on aime le Pape, on ne s’arrête pas à discuter sur ce qu’il conseille ou exige, à chercher jusqu’où va le devoir rigoureux de l’obéissance, et à marquer la limite de cette obligation.

    Quand on aime le Pape, on n’objecte pas qu’il n’a point parlé assez clairement, comme s’il était obligé de redire directement à l’oreille de chacun sa volonté clairement exprimée tant de fois non seulement de vive voix, mais par des lettres et d’autres documents publics ; on ne met pas en doute ses ordres, sous le facile prétexte, de qui ne veut pas obéir, qu’ils n’émanent pas effectivement de lui, mais de son entourage !

    On ne limite pas le champ où il peut et doit exercer sa volonté ; on n’oppose pas à L’autorité du Pape celle d’autres personnes, si doctes soient-elles, qui diffèrent d’avis avec le Pape. D’ailleurs, quelle que soit leur science, la sainteté leur fait défaut, car il ne saurait avoir de sainteté là où il y a dissentiment avec le Pape« .

    Saint Pie X allocution aux membres de l’Union apostolique, 18 novembre 1912

  • Le couteau de « gauchos »

    Le couteau de « gauchos »

    DSC09722Ce titre étant peut-être ambigu pour certains, précisons que lorsque nous parlons de « gauchos« , nous parlons d’un peuple digne, fier et courageux, celui des gardiens de troupeaux de la pampa sud-américaine, spécialement en Argentine . Les qualificatifs utilisés pour décrire ce peuple ne permettent donc plus de méprise avec le terme gaucho utilisé en France. 

    Ayant eu la grâce de me voir offrir un couteau de « gauchos« , que l’on appelle aussi facon, venant de Almafuerte Tandil, j’ai eu le désir d’écrire cet article en l’honneur de notre Pape argentin et de nos aumôniers et membres actifs des hommes-adorateurs, les Pères Pablo Gomez et Santiago Baudry, de l’Insitut du Verbe Incarné (institut argentin).

    Les facons sont parmi les outils standard des « cowboys Argentins ». Ils ont une lame est en acier inoxydable et souvent un manche en bois sud-américain et os avec un pommeau en laiton. Ce sont à la fois des couteaux utiles pour le quotidien du gaucho mais également des couteaux servant à se battre. Sa conception fait que durant les combats ils servent plus à blesser qu’à tuer l’adversaire.

    319px-Gaucho1868bIl est intéressant de souligner que, lorsqu’il était cardinal, notre Pape François a beaucoup écrit sur le gaucho, parlant de sa vie en harmonie avec la nature, de sa joie présente autant dans son travail qu’avec ses amis, de sa vie simple non parasitée par le matérialisme. En général, il met en valeur sa capacité de travail et précise et le considère comme un homme « prenant son destin en main », sans se plaindre ni attendre que quelqu’un règle ses problèmes à sa place. Il n’était d’ailleurs pas rare d’entendre le cardinal Bergoglio parler de Martin Fierro, gaucho héros imaginaire du poème du même nom, dans ses catéchèses.

    Mais pour finir, malgré le seul tranchant du facon, en l’admirant, comment ne pas penser à une autre arme, cette fois à deux tranchants, qui nous accompagne chaque jour ? Je laisse Saint Paul vous décrire cette arme merveilleuse :

    Elle est vivante, la parole de Dieu, énergique et plus coupante qu’une épée à deux tranchants ; elle pénètre au plus profond de l’âme, jusqu’au jointures et jusqu’aux moelles ; elle juge des intentions et des pensées du cœur. Pas une créature n’échappe à ses yeux, tout est nu devant elle, dominé par son regard ; nous aurons à lui rendre des comptes. » (Hébreux 4, 12-13)

    Comment, non plus, ne pas penser à la description de l’oraison de Lorenzo Scupoli ?

    Par l’oraison, si vous vous en servez bien, vous mettrez dans la main de Dieu une épée avec laquelle il combattra et triomphera pour vous.

    Alors, avec ou sans facon, armé de la parole de Dieu, visons la place du vainqueur, pour que le Christ puisse dire de nous :

    Le vainqueur, je le ferais siéger près de moi sur mon Trône, comme moi-même, après ma victoire, je suis allé siéger près de mon Père sur son Trône (Apocalypse, 3, 21)

    Courage !

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  • Le Pape François au sujet de l’interdiction d’adoration

    Le Pape François au sujet de l’interdiction d’adoration

    434px-Coat_of_arms_of_Franciscus.svg - CopieLors de la Messe célébrée jeudi 28 novembre, le Pape François nous a invité à nous poser une question personnellement, qui doit rejoindre chaque homme de nos groupes : « Moi, est-ce que j’adore le Seigneur ? Moi, est-ce que j’adore Jésus Christ le Seigneur ? Ou un peu moitié moitié et je fais le jeu du prince de ce monde ? Adorer jusqu’à la fin avec confiance et fidélité est la grâce que nous devons demander ».

    Son homélie nous rappelle que la foi n’est pas une affaire privé.

    Pour cela, il souligne que dans le livre du prophète  Daniel (6, 12-28), «Daniel est condamné uniquement pour adoration, pour avoir adoré Dieu. Et la désolation de l’abomination s’appelle interdiction d’adoration ». A cette époque-là, a expliqué le Pape « on ne pouvait pas parler de religion : c’était une affaire privée » les signes religieux devaient être ôtés et il fallait obéir aux ordres qui venaient « des pouvoirs du monde ». On pouvait « faire beaucoup de choses, de belles choses mais pas adorer Dieu », c’était interdit. Cela est le cœur, «le kairòs de cette attitude païenne». Mais précisément  «quand s’accomplit ce temps, alors, oui, Lui viendra ». Comme on lit dans le passage évangélique «ils verront le Fils de l’homme venir sur un nuage avec une grande puissance et gloire ».

    Adorons, adorons, adorons pour que Jésus hâte sa venue en nos cœurs et en ce monde, en ce temps de méditation sur son triple avènement !

    Source : http://www.news.va/fr/news/la-foi-nest-jamais-une-affaire-privee