Mois : décembre 2016

  • Pour fêter dignement Noël : l’art de boire catholique

    Pour fêter dignement Noël : l’art de boire catholique

    stewart

    Et pour fêter dignement chaque Jour du Seigneur, si la messe est indispensable, faire de ce jour un jour de joie est également fondamental !

    Savez-vous que G.K. Chesterton rappelait que :

    Dans le catholicisme, la pinte, la pipe et la croix peuvent faire bon ménage.

    En cela, il s’inscrit dans une longue tradition catholique qui met en valeur les mets que Dieu nous permet de déguster. Par exemple, Saint Arnould, patron des brasseurs, disait :

    Issue de la sueur de l’homme et de l’amour de Dieu, la bière est venue dans le monde.

    Pourtant dans notre société de culpabilisation (hélas, souvent à mauvais escient), fumer, boire… tue ! Le catholicisme à nouveau prend tout le monde à contre pied, en distinguant, donc en usant de la raison, et en rendant grâce. Pour illustrer notre propos, voici une autre citation de Chesterton :

    Nous devons remercier Dieu pour la bière et le vin en n’en buvant pas excessivement.

    L’ordre qui aide à distinguer doit toujours être tendu comme une flèche vers Dieu ! Donc lorsque je bois, je remercie Dieu, je lui rend grâce,

    1. par mes paroles audibles et silencieuses de remerciement
    2. par l’action de ma volonté qui me permet d’exercer librement la vertu de la tempérance. D’ailleurs, si vous sentez que votre volonté commence à faiblir, en disant des choses que vous ne vouliez pas dire, en perdant une saine retenue, et ne sachant pas refuser un autre verre : Arrêtez tout !
    3. par l’amitié, en buvant en bonne compagnie, avec des frères, j’oserai dire des frères d’arme qui combattent le même combat, celui de la sainteté. L’élément à rechercher est donc toujours celui de la convivialité.

    Pour résumer, l’art de boire catholique existe bien, il conduit à partager de bons moments, de bons amusements, parfois des chaudes larmes,  mais toujours dans la vraie joie et en étant plein de gratitude pour la générosité de Dieu qui nous donne tant de choses merveilleuses, comme par exemple la bonne bière et le vin !

    Je laisse à Lorenzo Scupoli le soin de finir cet article, grâce à ce passage de son ouvrage « le combat spirituel » :

    Lorsque vous mangez ou que vous buvez, considérez que c’est Dieu qui donne la saveur à la nourriture, et ne prenant votre plaisir qu’en lui seul, dites-vous à vous-même :

    Réjouis-toi, mon âme, à la pensée qu’il n’y a point en-dehors de Dieu de contentement véritable, mais que, d’un autre côté, tu peux en toutes choses te réjouir uniquement en lui

    Bon Noël !

  • Noël, temps de vraie joie !

    Noël, temps de vraie joie !

    Bon et Saint Noël à vous tous ! Et voici en cadeau, un merveilleux texte de Saint Augustin qui nous invite à la joie, à la joie du pauvre, la vraie joie des hommes sauvés, cette joie qui conduit nos lèvres à crier « Gloire à Dieu au plus haut des cieux ! » :

    NativitatisChrétiens, levez-vous donc joyeux et répandez-vous en louanges aux pieds du Seigneur. Que les accents de votre reconnaissance remplissent l’Eglise de Dieu, le temple de Jésus-Christ, la demeure du Saint-Esprit.

    Entrez dans l’étable de votre Créateur, visitez la crèche de votre Sauveur, baisez les haillons du Pasteur éternel, et prenez dans vos bras ce Dieu devenu petit enfant. Venez adresser avec moi des louanges à la Vierge sainte, à la Mère véritable restée pure dans son enfantement, et rehaussant sa beauté par l’intégrité de sa pudeur. Louez avec les cieux, louez avec les anges, louez avec toutes les vertus, louez avec tous les éléments de la nature.

    Ne cessez pas, ne vous lassez pas de chanter la gloire du Sauveur : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté ».

  • L’Avent, temps de purification et de pénitence

    L’Avent, temps de purification et de pénitence

    Pd009_jpg« L’Avent, qui signifie avènement, est une préparation à la venue du Sauveur, et, comme telle, une période de purification et de pénitence.  L’Eglise nous invite à méditer sur le triple avènement de Jésus :

    • sa venue sur terre par l’Incarnation,
    • son entrée dans les âmes par la grâce,
    • son apparition à la fin des temps pour juger tous les hommes.

    Mais c’est sur le premier avènement qu’elle attire surtout notre attention : elle nous rappelle les soupirs des patriarches et des prophètes, pour nous faire désirer avec eux la venue du Libérateur promis, et l’établissement ou l’affermissement de son royaume dans nos âmes. C’est donc un temps de saints désirs et d’ardentes supplications, où nous demandons à Dieu de faire descendre sur nous la rosée de la grâce et surtout le Rédempteur lui-même : Rorate, cæli, desuper, et nubes pluant justum !  Cette prière devient plus pressante, avec les grandes antiennes, O Emmanuel, Rex gloriæ, Oriens, etc., qui en nous rappelant les titres glorieux donnés au Messie par les prophètes et les principaux traits de sa mission, nous fait désirer la venue de Celui qui seul peut soulager notre détresse.

    Mais c’est aussi un temps de pénitence. L’Eglise nous y rappelle le jugement dernier auquel il faut nous préparer par l’expiation de nos péchés ; la prédication de S. Jean Baptiste nous invitant à faire pénitence pour préparer la voie au Sauveur : « Parate viam Domini, rectas facile semilas ejus » (Luc, III, 4). Autrefois on jeûnait trois fois par semaine, on le fait encore dans certains Ordres religieux, et si l’Eglise n’impose plus le jeûne à ses enfants, elle les exhorte à y suppléer par d’autres mortifications, et, pour le leur rappeler, célèbre les messes du temps en couleur violette, symbole de deuil. Ces saints désirs et ces pratiques de pénitence tendent évidemment à purifier l’âme et la préparent ainsi au règne de Jésus. »

    Adolphe Tanquerey, Précis de théologie Ascétique et Mystique

  • Tolkien, les hobbits et le Christ

    Tolkien, les hobbits et le Christ

    frodonnTolkien, créateur du Seigneur des Anneaux, oeuvre qu’il qualifie lui-même de « fondamentalement religieuse et catholique « , est de nos jours associé à l’épopée héroïque de Frodon le hobbit, ce petit être humble, seul capable de porter l’anneau jusqu’au Mont du Destin.  « Lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort. » disait Saint Paul. C’est ce que vit l’humble Frodon. Cette pauvreté permet à Frodon à vivre un combat digne de notre combat spirituel (la photo ci-jointe en témoigne !).

    Cette épopée, Tolkien nous invite à la vivre, sans pouvoir surnaturel, comme Frodon, mais au côté du Christ. Reconnaissant notre faiblesse nous aussi, à la suite de Saint Jean-Baptiste laissant Jésus prendre toute la place, lui qui dit « Il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue ». C’est alors que le Sang Royal de Jésus peut couler dans nos veines, nous nourrissant de son Corps et de son Sang à la Sainte Messe : « Si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas la vie en vous. »

    C’est bien que le conte du « Seigneur des anneaux » n’est rien par rapport à la vie héroïque que doit vivre toute personne qui suit les Évangiles : Tolkien le disait « bien sûr, je ne veux pas dire que les Évangiles ne sont qu’un conte ; mais je tiens avec force qu’ils racontent un conte : le plus grand « 

    Comment ne pas finir cet article en vous laissant méditer cette phrase qu’a écrite Tolkien à un ami :

    Je place devant Toi la seule chose qui soit magnifique, la seule chose que l’on puisse adorer sur la terre: le Saint-Sacrement.

    C’est ici que tu trouveras l’aventure, l’amour, la gloire, l’honneur, la fidélité et le véritable chemin pour vivre toutes tes amours sur cette terre, et tu y trouveras bien plus encore.

    Oui, vivons une plus grande aventure encore que celle des hobbits, l’amour, l’honneur à la suite du Christ, en contemplant sans cesse son Corps sous la forme du Pain : le Saint Sacrement !