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  • Une arme spirituelle : les trois « Je vous salue Marie » pour la pureté

    Une arme spirituelle : les trois « Je vous salue Marie » pour la pureté

    Michel-Ange_PietaA une époque où notre champ visuel est imprégné d’image de femmes dénudées ou à l’attitude suggestive, où le langage masculin est maculé de grossièretés impurs, où le manque de pudeur des hommes publics rend normal des expériences amorales, des armes spirituelles sont nécessaires pour nous aider à lutter pour conserver nos âmes et corps purs.

    L’arme spirituelle dont nous vous parlons ici est celle des « trois je vous salue Marie », qui a été qui est issue d’une révélation de la Sainte Vierge elle-même à Sainte Mechtilde.

    En voici la genèse :

     » Pendant que Mechtilde priait la glorieuse Vierge de l’assister à l’heure de sa mort, « Je le ferai CERTAINEMENT, hoc UTIQUE faciam « , répondit la divine Vierge ; mais toi, de ton côté, je veux que tu récites, chaque jour, trois Ave Maria.

     » Par le premier tu demanderas que, — comme Dieu le Père, selon la munificence de sa toute-puissance, a exalté mon âme sur un trône de gloire sans égale, au point qu’après lui je suis la plus puissante au ciel et sur la terre, ainsi je t’assiste, à l’heure de la mort, pour te fortifier, et repousser loin de toi toute puissance ennemie ».

     » Par le second Ave Maria, tu demanderas que, — comme le Fils de Dieu selon les trésors de son inscru­table sagesse m’a ornée merveilleusement de science et d’intelligence, et m’en remplit tellement que je jouis de la connaissance de la Bienheureuse Trinité plus que tous les saints ensemble, et que, comme un soleil brillant, j’éclaire tout le ciel par la clarté dont il m’a embellie, — ainsi je t’assiste, à l’heure de la mort, pour remplir ton âme des lumières de la foi et de la vraie sagesse, de peur que ta foi ne soit obscurcie par les ténèbres de l’ignorance et de l’erreur.

     » Par le troisième Ave Maria, tu demanderas que, — comme le Saint-Esprit m’a remplie entièrement des douceurs de son amour et m’a rendue si aimable et si aimante, que, après Dieu, je suis la plus douce et la plus miséricordieuse, — ainsi je t’assiste à l’heure de ta mort, en remplissant ton âme d’une telle suavité de l’amour divin, que toute peine et amertume de la mort se change pour toi en délices « 

    Cette dévotion a été particulièrement, par la suite, recommandé pour lutter pour la pureté de l’âme et du corps. Saint Alphonse de Ligori recommandait d’y ajouter la prière suivante :

     » Par votre pure et immaculée conception, ô Marie, purifiez mon corps et sanctifiez mon âme « 

    Confiez aussi tous les Hommes-Adorateurs lorsque vous priez de la sorte, car nous devons toujours prier les uns pour les autres… Courage !

  • Une arme spirituelle : la communion fréquente

    Une arme spirituelle : la communion fréquente

     

    soldier communion

    S’il est une arme spirituelle très importante, c’est sûrement celle de la communion fréquente. Voici quelques extraits du décret Sacra Tridentina, sur la communion fréquente (20 décembre 1905) de Saint Pie X :

    1. La communion fréquente et quotidienne, étant souverainement désirée par Notre-Seigneur Jésus-Christ et par l’Eglise catholique, doit être rendue accessible à tous les fidèles chrétiens de quelque classe et de quelque condition qu’ils soient, en sorte que nul, s’il est en état de grâce et s’il s’approche de la sainte Table avec une intention droite, ne puisse en être écarté.
    2. L‘intention droite consiste à s’approcher de la sainte Table, non par habitude, ou par vanité, ou pour des raisons humaines, mais pour satisfaire à la volonté de Dieu, s’unir à Lui plus intimement par la charité et, grâce à ce divin remède, combattre ses défauts et ses infirmités.
    3. Bien qu’il soit très désirable que ceux qui usent de la communion fréquente et quotidienne soient exempts de péchés véniels au moins délibérés et qu’ils n’y aient aucune affection, il suffit néanmoins qu’ils n’aient aucune faute mortelle, avec le ferme propos de ne plus pécher à l’avenir : étant donné ce ferme propos sincère de l’âme, il n’est pas possible que ceux qui communient chaque jour ne se corrigent pas également des péchés véniels et peu à peu de leur affection à ces péchés.
    4. Quoique les sacrements de la nouvelle loi produisent leur effet ex opere operato (par eux-mêmes), cet effet néanmoins est d’autant plus grand que les dispositions de ceux qui les reçoivent sont plus parfaites. Il faut donc veiller à faire précéder la sainte communion d’une préparation diligente et à la faire suivre d’une, suivant les forces, la condition et les devoirs de chacun.
    5. Afin que la communion fréquente et quotidienne se fasse avec plus de prudence et un plus grand mérite, il importe de demander conseil à son confesseur.
  • EXCLU hommes-adorateurs : déstockage d’armes à bas prix

    EXCLU hommes-adorateurs : déstockage d’armes à bas prix

    clint Harry21Vous recherchez

    • Famas,
    • LRU (Lance Roquette Unitaire),
    • PAAMS (Système d’armes principal des frégates Horizon),
    • Missiles (ASTER, MILAN, AASM, ANL, ASMPA, EXOCET, M51, M45, MDCN, METEOR, MICA, MMP),
    • Drone (Harfang, Reaper, Predator, SDTI, Male, Neuron, Talarion, Drogen, Sperwer),

    nous  ne pouvons rien pour vous.

    Nos armes ont une porté supérieure.

    Si cela vous intéresse, voici les promotions du moment, les armes spirituelles, issues du catalogue de Sainte Catherine de Bologne :

    • Faire preuve de soin et d’attention en accomplissant toujours le bien
    • Croire que seuls nous ne pourrons jamais faire quelque chose de vraiment bon
    • Avoir confiance en Dieu et, par amour pour lui, ne jamais craindre la bataille contre le mal, que ce soit dans le monde, ou en nous-mêmes ;
    • Méditer souvent les événements et les paroles de la vie de Jésus, surtout sa passion et sa mort 
    • Se rappeler que nous devons mourir ;
    • Garder à l’esprit la mémoire des biens du paradis ;
    • Connaître les Saintes Écritures, en les portant toujours dans son cœur pour qu’elles orientent toutes les pensées et toutes les actions

    Nous ne serons trop vous conseiller également l’arme de poing qui a toujours fait ses preuves lors des assauts de l’ennemi, à toujours conserver dans sa poche : le chapelet

    Au sujet de sa portée, lisez bien ceci :

    « Le Révérend Père Jean Amât, de l’ordre de Saint-Dominique, prêchait le Carême dans un lieu de ce royaume d’Aragon; on lui amena une jeune fille possédée du démon; après l’avoir plusieurs fois exorcisée, mais en vain, il lui mit son Rosaire au cou, et aussitôt elle se mit à faire de cris et des hurlements épouvantables, disant : « Otez-moi, ôtez- moi ces grains qui me tourmentent« . Enfin le père, par compassion pour la pauvre fille, lui ôta son Rosaire du cou. La nuit suivante, lorsque le Révérend Père était dans son lit à se reposer, les mêmes démons qui possédaient cette fille vinrent à lui, tout écumants de rage, pour se saisir de sa personne; mais avec son Rosaire qu’il tenait fortement à la main, malgré les efforts qu’ils firent pour le lui ôter, il les fouetta admirablement bien et les chassa en disant : « Sainte Marie, Notre-Dame du saint Rosaire, à mon aide ! » Lorsque, le lendemain, il allait à l’église, il rencontra cette pauvre fille encore possédée; un des démons qui étaient en elle se mit à dire en se moquant de lui : « Ah ! frère, si tu n’avais point eu ton Rosaire, nous t’aurions bien accommodé ». Alors le Révérend Père jette derechef son Rosaire au cou de la fille, disant : « Par les très sacrés Noms de Jésus et de Marie, Sa Sainte Mère, et par la vertu du Très Saint Rosaire, je vous commande, esprits malins, de sortir de ce corps tout à l’heure »; aussitôt ils furent contraints d’obéir, et elle fut délivrée. Ces histoires nous marquent quelle est la force du Saint Rosaire pour vaincre toutes sortes de tentations des démons et toutes sortes de péchés, parce que les grains bénits du Rosaire les mettent en fuite (…) »  Extrait du Secret Admirable du Très Saint Rosaire, par Saint Louis-Marie Grignion de Montfort

    Un conseil ? Prenez tout… c’est gratuit !

  • Le combat spirituel (3/5) : La confiance en Dieu

    Le combat spirituel (3/5) : La confiance en Dieu

    Quoique la défiance de nous-mêmes soit indispensable dans le combat spirituel, ainsi que nous venons de le montrer, cependant si nous n’avons qu’elle pour défense, nous serons bientôt forcés de prendre la fuite ou de nous laisser vaincre et désarmer par l’ennemi. Il faut donc y joindre une confiance absolue en Dieu, espérer et attendre de lui seul les grâces et les secours qui assurent la victoire.

    S’il est vrai que de nous-mêmes, misérable néant que nous sommes, nous n’avons que des chutes à attendre, et que de ce chef nous ne saurions assez nous défier de nos forces, il n’est pas moins certain que le Seigneur nous fera triompher de nos ennemis si, pour obtenir son assistance, nous armons notre cœur d’une inébranlable confiance en lui.

    homme en priereNous avons quatre moyens d’acquérir cette vertu.

    Le premier moyen, c’est de la demander à Dieu.

    Le second moyen c’est de considérer des yeux de la foi la toute-puissance et la sagesse infinie de ce Dieu à qui rien n’est impossible ni difficile, sa bonté sans bornes, son amour ineffable disposé nous accorder d’heure en heure, de moment en moment, tous les secours dont nous avons besoin pour vivre de la vie spirituelle et triompher de nous-mêmes. La seule chose qu’il demande de nous, c’est que nous nous jetions avec une entière confiance dans les bras de sa miséricorde. Eh quoi ! ce divin pasteur aurait couru durant trente-trois ans après la brebis égarée, il aurait perdu la vois à la rappeler à lui ; il l’aurait suivie opiniâtrement à travers les épines et les ronces du chemin, au point d’y répandre tout son sang et d’y laisser la vie ; et maintenant que cette brebis revient à lui avec la volonté de se soumettre à sa loi, ou du moins avec le désir, faible peut-être, mais sincère, d’observer ses commandements ; maintenant qu’elle appelle et supplie son pasteur, celui-ci refuserait d’abaisser sur elle un regard de miséricorde, de prêter l’oreille à ses cris, de la prendre sur ses épaules divines pour aller se réjouir avec ses voisins, les élus et les anges du Ciel ! Ce maître si bon qui cherche avec tant de soin et d’amour la drachme de l’Évangile, image du pécheur aveugle et muet, abandonnerait celui qui, semblable à la brebis égarée, appelle à grands cris son bien-aimé pasteur ? Est-ce possible ? Et qui croira jamais que ce Dieu qui frappe sans cesse à la porte de notre cœur avec un désir immense d’en obtenir l’entrée, d’y trouver un repos qu’il aime, et d’y répandre ses faveurs, fasse le sourd et refuse d’entrer, quand ce cœur s’ouvre à lui et implore sa visite ?

    confiance DieuLe troisième moyen d’acquérir cette salutaire confiance, c’est de rappeler souvent à notre mémoire les oracles de la sainte Écriture qui déclarent en mille endroits que celui qui espère en Dieu ne sera point confondu.

    Voici enfin le quatrième moyen d’avoir tout ensemble et la défiance de nous-mêmes et la confiance en Dieu. Ne formons aucun projet, ne prenons aucune résolution que nous n’ayons auparavant considéré notre faiblesse ; munis alors d’une sage défiance de nous-mêmes, tournons nos regards vers la puissance, la sagesse et la bonté de Dieu et, pleins de confiance en lui, prenons la résolution d’agir et de combattre généreusement ; avec ces armes jointes à la prière (comme nous le dirons plus tard), marchons à la peine et au combat.

    Si nous n’observons pas cet ordre, nous risquons fort de nous tromper, quand bien même tout semblerait nous indiquer que la confiance en Dieu est le principe de nos actions. La présomption nous est si naturelle ; elle est, pour ainsi parler, formée d’une matière si subtile qu’elle s’infiltre à notre insu dans notre cœur et se mêle imperceptiblement à la défiance de nous-mêmes et à la confiance que nous croyons avec en Dieu.

    Tenez-vous donc le plus possible en garde contre la présomption et, pour établir nos œuvres sur les deux vertus opposées à ce vice, ayez soin que la considération de votre faiblesse marche avant la considération de la toute-puissance de Dieu, et que l’une et l’autre précèdent toutes vos œuvres.

    Suite : Le bon usage de nos facultés

  • La pureté, bouclier du cœur

    La pureté, bouclier du cœur

    ange botticelli

    La pureté est une vertu qui ravit le cœur de Dieu, un bouclier du cœur.

    Afin de lutter contre l’impureté, son vice contraire, tout d’abord il nous faut éviter :

    • La vie oisive et sensuelle en nous occupant toujours utilement, sans perdre le temps en pensées et rêveries inutiles, embrassant un genre de vie mâle et viril qui dédaigne la vie sensuelle.
    • Les compagnies et les fréquentations dangereuses en nous abstenant des rapport de société qui exposent et amollissent le cœur. Si la solitude est l’asile de la pureté, le monde est un foyer de corruption ; fuyons les spectacles, divertissement, fêtes, longues soirées qui ne nous rendent pas plus fort : ils nous amollissent. Évitons de rester seul à seule avec les personnes d’un autre sexe ; le démon fait alors le troisième dans la compagnie.

    Pour vivre la pureté, il faut :

    • Être humble  en nous défiant nous-même et ne nous exposant pas au péril.
    • Fréquenter les sacrements en nous approchant le plus souvent possible des sacrements de Pénitence et d’Eucharistie.
    • Prier en étant fidèle à la prière quotidienne et en ayant une grande dévotion à la Sainte Vierge. « Veillez et priez, pour ne pas succomber à la tentation » (Mat, XXVI, 41)

    Enfin, n’oubliez pas une arme spirituelle de choix : les trois « Je vous salue Marie » pour la pureté.

    Courage !

    Librement inspiré de « Méditations pour tous les jours de l’année, par le chanoine Hamon, 1874 »

     

  • Le combat spirituel (2/5) : La défiance de nous-même

    Le combat spirituel (2/5) : La défiance de nous-même

    La défiance de nous-mêmes nous est tellement nécessaire en ce combat, que, sans elle, non seulement nous serions impuissants à remporter la victoire, mais nous ne saurions même pas surmonter la moindre de nos passions.

    pauvreCette vérité doit être d’autant plus profondément gravée dans notre esprit que notre nature corrompue nous pousse à concevoir une haute estime de nous-mêmes, à croire, malgré notre néant, que nous sommes quelque chose, et à présumer follement de nos forces. Point de vice que nous reconnaissions plus à contrecœur, point de vice non plus qui déplaise davantage aux yeux de Dieu. Le Seigneur veut nous voir pénétrés de cette vérité que toute grâce, toute vertu vient de lui comme de la source de tout bien, et que de nous-même nous sommes absolument incapables d’accomplir une action, d’avoir même une pensée qui lui soit agréable.

    Mais, quoique cette défiance soit un don de sa main divine, un don qu’il accorde à ceux qu’il aime, tantôt par de saintes inspirations, tantôt par d’amères épreuves, par des tentations violentes et presque insurmontables, par d’autres voies encore impénétrables à notre côté, nous l’obtiendrons infailliblement si, avec l’aide de la grâce, nous employons les quatre moyens que je vous propose.

    Le premier, c’est de considérer notre bassesse et notre néant, et de nous bien persuader que de nous-mêmes nous ne pouvons rien faire de méritoire pour le ciel.

    Le second, c’est de demander avec humilité et ferveur cette importante vertu à celui qui seul peut nous la donner. Nous confesserons d’abord que, non seulement nous ne l’avons pas, mais que de nous-mêmes nous sommes dans une entière impuissance de l’obtenir. Nous nous jetterons ensuite aux pieds du Seigneur avec une confiance inébranlable en sa bonté, et nous persévérerons dans la prière, jusqu’à ce qu’il plaise à sa divine Providence d’exaucer notre demande.

    Le troisième moyen, c’est de nous accoutumer peu à peu à nous défier de nous-mêmes et de notre propre jugement, à craindre la violente inclination de notre nature au péché, la multitude de nos ennemis, l‘incomparable supériorité de leurs forces, leur longue expérience du combat, leur astuce et les illusions qui les transforment à nos yeux en anges de lumière, les pièges enfin qu’ils nous tendent de toutes parts sur le chemin de la vertu.

    Le quatrième moyen, c’est de rentrer en nous-mêmes à chaque faute que nous commettons et de considérer attentivement jusqu’où va notre faiblesse. Si Dieu permet que nous fassions quelque chute, c’est afin qu’à la clarté de cette lumière, nous apprenions à mieux nous connaître, à nous mépriser nous-mêmes comme de viles créatures et à désirer d’être méprisés par les autres.

    Sans cette volonté, nous devons désespérer d’avoir jamais la défiance de nous-mêmes qui a pour fondement l’humilité et l’expérience de notre misère. La connaissance de soi-même est donc absolument nécessaire à quiconque veut s’approcher de la lumière éternelle, de la vérité incréée. Cette connaissance, la bonté divine la donne ordinairement aux superbes et aux superbes et aux présomptueux par la voie de l’expérience : il les laisse tomber dans l’une ou l’autre faute grave propres forces, afin que leur chute, en leur dévoilant leur faiblesse, leur apprenne à se défier d’eux-mêmes.

    Mais Dieu ne se sert ordinairement de ce remède extrême que lorsque les moyens plus doux n’ont pas obtenu l’effet qu’en attendait sa miséricorde. Il permet que l’homme tombe plus ou moins souvent, selon qu’il a plus ou moins d’orgueil, et si quelqu’un se rencontrait qui fût, comme la Sainte Vierge, entièrement exempt de ce vice, j’ose affirmer qu’il ne tomberait jamais.

    Lors donc qu’il arrive quelque chute, faites immédiatement un retour sur vous-même, demandez instamment à Notre Seigneur la lumière nécessaire pour vous connaître et vous défier entièrement de vous-même, si vous ne voulez pas retomber dans les mêmes fautes ou dans des fautes plus préjudiciables encore au salut de votre âme.

    Suite : La confiance en Dieu

  • Le combat spirituel (1/5)

    Le combat spirituel (1/5)

    Pour cette série d’articles, nous laissons Lorenzo Scupoli parler aux hommes adorateurs qui ont le courage d’entreprendre le combat spirituel. il écrivit l’ouvrage « Le combat spirituel », ouvrage de référence de la vie spirituelle, que Saint François de Sales lisait tous les mois en entier. En le lisant, n’oublions pas l’injonction de Saint Ignace de Loyola : 

    Prie car tout dépend de Dieu, mais agis comme si tout dépendait de toi

    Lutte de jacob avec l angeSi vous désirez atteindre au faîte de la perfection, vous devez vous faire une continuelle violence pour dompter généreusement et réduire à néant toutes les affections mauvaises de votre cœur, si légères qu’elles vous paraissent. Il faut vous préparer avec ardeur au combat, parce que la couronne ne s’accorde qu’aux soldats valeureux. Songez que, s’il n’y a point de guerre plus rude, attendu qu’en se combattant soi-même on trouve en soi-même un adversaire, il n’y a point non plus de victoire plus agréable à Dieu et plus glorieuse au vainqueur.

    Si vous avez le courage de fouler aux pieds et de faire mourir en vous tous les appétits désordonnés, les désirs et les moindres mouvements de la volonté, vous serez plus agréable à Dieu et lui rendrez un hommage plus grand que si, laissant vivre volontairement en votre âme l’une ou l’autre de vos passions, vous vous donniez la discipline jusqu’au sang, que si vous pratiquiez un jeûne plus austère que celui des anciens ermites et anachorètes, ou même que si vous convertissiez des milliers de pécheurs.

    En effet, bien qu’à prendre les choses en elles-mêmes, Dieu fasse beaucoup plus d’état de la conversion d’une âme que de la mortification d’un désir de notre cœur, il reste toujours vrai que votre principal soin doit être de vouloir et de faire ce que Dieu demande particulièrement de vous.

    Or ce que Dieu demande de vous avant toute chose, c’est que vous travailliez courageusement à mortifier vos passions. Ce travail lui procure plus de gloire que l’œuvre en apparence la plus importante que vous accompliriez avec un cœur dominé par la passion. Maintenant que vous savez (…) à quelle guerre acharnée il faut vous résoudre pour y parvenir, il vous reste à vous munir de quatre choses, qui sont comme autant d’armes assurées, nécessaires à qui veut remporter la palme et sortir victorieux de ce combat spirituel. Ces quatre armes infaillibles sont :

    Nous essayerons, avec la grâce de Dieu, d’en parler d’une manière claire et succincte, dans les chapitres (articles) suivants.

    Suite : La défiance de nous-même

  • Remèdes contre les tentations

    Remèdes contre les tentations

    Temptation-of-Jesus« Ces remèdes nous sont indiqués par les Saints et en particulier par Sainte Thérèse (Vie par elle-même, ch. 30-31).

    1.  Le premier est une prière humble et confiante, pour mettre de notre côté Dieu et ses anges. Si Dieu est avec nous, qui sera contre nous ? Qui donc en effet peut être comparé à Dieu ?

    Cette prière doit être humble ; car il n’est rien qui mette plus rapidement en fuite l’Ange rebelle qui, s’étant révolté par orgueil, n’a jamais su pratiquer cette vertu : s’humilier devant Dieu, reconnaître notre impuissance à triompher sans son secours, déconcerte les plans de l’Ange superbe. Elle doit être confiante : car la gloire de Dieu étant intéressée à notre triomphe, nous pouvons avoir pleine confiance en l’efficacité de sa grâce.

    Il est bon aussi d’invoquer Saint Michel, qui, ayant infligé au démon une éclatante défaite, sera heureux de compléter sa victoire en nous et par nous. Notre Ange gardien le secondera volontiers, si nous nous confions en lui. Mais surtout nous n’oublierons pas de prier la Vierge immaculée qui de son pied virginal ne cesse d’écraser la tête du serpent, et est plus terrible au démon qu’une armée rangée en bataille.

    2.  Le second moyen, c’est l’usage confiant des sacrements et des sacramentaux. La confession, étant un acte d’humilité, met en fuite le démon ; l’absolution qui la suit, nous applique les mérites de Jésus-Christ et nous rend invulnérables à ses traits ; la sainte communion, en mettant dans notre cœur Celui qui a vaincu Satan, lui inspire une véritable terreur.

    Les sacramentaux eux-mêmes, le signe de la croix, ou les prières liturgiques faites avec esprit de foi, en union avec l’Eglise, sont aussi d’un précieux secours. Sainte Thérèse recommande particulièrement l’eau bénite, peut-être parce que c’est humiliant pour le démon de se voir ainsi déjoué par un moyen aussi simple que celui-là.

    3.   Aussi le dernier moyen est un mépris souverain du démon. C’est encore Sainte Thérèse qui nous le dit :

    « C’est très fréquemment que ces maudits me tourmentent ; mais ils m’inspirent fort peu de crainte ; car, je le vois très bien, ils ne peuvent bouger sans la permission de Dieu… Qu’on le sache bien, toutes les fois que nous les méprisons, ils perdent de leurs forces, et l’âme acquiert sur eux d’autant plus d’empire… Ils n’ont de force que contre les âmes lâches, qui leur rendent les armes ; mais contre celles-là, ils font montre de leur pouvoir. » (p. 405-406). Se voir mépriser par des êtres plus faibles est en effet une rude humiliation pour ces esprits superbes. Or, comme nous l’avons dit, appuyés humblement sur Dieu, nous avons le droit et le devoir de les mépriser : « Si Deus pro nobis, quis contra nos ? » Ils peuvent aboyer, ils ne peuvent nous mordre que si par imprudence ou par orgueil nous nous mettons en leur pouvoir.

    Ainsi donc, la lutte que nous avons à soutenir contre le démon, aussi bien que contre le monde et la concupiscence, nous affermit dans la vie surnaturelle et nous permet même d’y progresser. »

    Adolphe Tanquerey, Précis de théologie Ascétique et Mystique