Mois : avril 2014

  • Soyez courageux et allez vous confesser.

    Soyez courageux et allez vous confesser.

    Extrait de l’audience générale du Pape Francois du Mercredi 19 février 2014

    confession Padre PioLe sacrement de la pénitence et de la réconciliation naît directement du mystère pascal. En effet, le soir même de Pâques, le Seigneur apparut aux disciples, enfermés au cénacle, et, après leur avoir adressé son salut «Paix à vous !», il souffla sur eux et dit : «Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis» (Jn 20, 21-23). Ce passage nous révèle la dynamique la plus profonde qui est contenue dans ce sacrement.

    • Tout d’abord le fait que le pardon de nos péchés n’est pas quelque chose que nous pouvons nous donner nous-mêmes. Moi, je ne peux pas dire : je me pardonne mes péchés. Le pardon se demande, il se demande à un autre et dans la confession nous demandons le pardon à Jésus. Le pardon n’est pas le fruit de nos efforts, mais c’est un cadeau, c’est un don de l’Esprit Saint, qui nous comble de la fontaine de miséricorde et de grâce qui jaillit sans cesse du cœur grand ouvert du Christ crucifié et ressuscité.
    • En second lieu, il nous rappelle que ce n’est que si nous nous laissons réconcilier dans le Seigneur Jésus avec le Père et avec nos frères que nous pouvons être vraiment dans la paix.

    (…) Je voudrais vous demander — mais ne le dites pas à haute voix, que chacun se réponde dans son cœur: quand t’es-tu confessé, quand t’es-tu confessée pour la dernière fois ? Que chacun y pense… Cela fait deux jours, deux semaines, deux ans, vingt ans, quarante ans ? Que chacun fasse le compte, mais que chacun se dise : quand est-ce que je me suis confessé la dernière fois ? Et si beaucoup de temps s’est écoulé, ne perds pas un jour de plus, va, le prêtre sera bon. Jésus est là, et Jésus est plus bon que les prêtres, Jésus te reçoit, il te reçoit avec tant d’amour. Sois courageux et va te confesser !

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  • Sur ce qu’il faut faire en communiant

    Sur ce qu’il faut faire en communiant

    Premièrement quand nous sommes arrivés à la Table, humilions-nous et reconnaissons combien nous sommes indignes de l’honneur d’y être admis : dans cette vue, rappelons nous devant Dieu quelques uns des plus grands et des plus énormes péchés dont nous nous sommes rendus coupables, la violation des vœux que nous avons tant de fois renouvelés en pareille occasion, et surtout de ceux que nous avions faits à notre dernière Communion. Méditons ensuite les souffrances amères de Jésus Christ qui nous sont retracées dans ce Sacrement. A la vue du pain rompu, souvenons nous comment son sacré corps a été déchiré par des clous sur la croix ; à la vue du vin versé, souvenons nous comment son précieux sang a été répandu ; disons nous à nous mêmes que ce sont nos péchés qui en ont été la cause, et sentons combien nous sommes coupables d avoir contribué à lui faire souffrir de si cruelles douleurs et plus criminels encore que ceux qui l’ont crucifié, puisqu’ils ne l’ont fait qu’une seule fois et que nous l’avons crucifié autant qu’en nous a été tous les jours : ils ne le crucifièrent que parce qu’ils ne le connaissaient point mais nous avons su, et ce qu il est en lui même, le Seigneur de l’Eglise, et ce qu’il est pour nous, le plus tendre et le plus charitable Sauveur, et nonobstant cette connaissance nous n’avons pas laissé de le crucifier de nouveau. Examinons d’un œil attentif tous ces objets, et qu’ils produisent en nous une vive douleur de nos péchés passés et une ferme résolution d’être en garde contre eux à l’avenir.

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    Lorsque nous nous serons occupés ainsi quelque temps des souffrances de Jésus Christ, pour exciter de plus en plus notre humilité et notre contrition, nous devons encore y penser pour animer notre soi en considérant la mort de notre Sauveur comme le sacrifice offert pour expier nos péchés, apaiser la colère de Dieu nous assurer de sa grâce et nous rendre les objets de sa miséricorde. Demandons à Dieu avec soi mais humblement de vouloir accepter la satisfaction de cette innocenta victime de son Fils bien aimé de nous pardonner en considération de son mérite nos péchés et d’être entièrement réconcilié avec nous.

    En troisième lieu, faisons réflexion sur ces mêmes objets pour rendre notre reconnaissance vive. Pensons à la honte et aux douleurs que Jésus Christ a souffert, et rappelons nous surtout les cruelles angoisses de son âme qui lui arrachèrent ce cri amer : mon Dieu ! mon Dieu ! pourquoi m’as tu abandonné ? En considérant qu’il n’a souffert ainsi que pour nous empêcher de périr, nous sentirons qu’il nous est impossible de reconnaître dignement ce qu’il a fait pour nous, et nous tâcherons du moins de réveiller en nous des sentiments de la plus sincère et de la plus vive gratitude, puisqu’un de nos principaux devoirs dans cette occasion consiste à louer et à célébrer cette miséricorde infinie qui nous a rachetés à un si grand prix. Rien de plus convenable par conséquent que de dire avec David je prendrai la coupe de délivrance et j’invoquerai le nom de l’Éternel

    Fixons notre méditation sur les souffrances de Jésus Christ en quatrième lieu pour enflammer notre amour pour lui, n’y ayant rien qui y soit plus propre ; parce que l’amour de notre Sauveur pour nous y brille d une façon particulière comme le dit St Jean : A ceci nous avons connu sa charité, qu’il a mis sa vie pour nous. Personne ne peut montrer un plus grand amour, que celui-ci savoir quand quelqu’un met sa vie pour ses amis. Jésus Christ a même porté l’amour plus loin, puisqu’il est non seulement mort, mais qu’il a subi la mort la plus infâme et la plus douloureuse, non pour ses amis mais pour ses ennemis. Si donc après de pareils prodiges d’amour de son côté, nous lui refusions un juste retour d’amour du nôtre, nous serions pires que les plus méprisables des hommes, puisque les Péagers mêmes aiment ceux qui les aiment. Quels reproches ne devons-nous pas nous faire de ce que notre amour pour lui est si froid et si languissant tandis que sa charité pour nous a été si tendre et si ardente. Quels efforts ne devons nous pas faire pour allumer cette sainte flamme dans nos cœurs et pour porter notre amour jusqu’à être prêts à imiter son exemple en lui faisant les plus grands sacrifices et celui de notre vie même toutes les fois qu’il nous y appellera et que notre obéissance à ses commandements nous exposera à souffrir. Mais en même temps prenons la résolution de n’entrer dans aucun accommodement avec ses ennemis & de ne jamais donner entrée dans notre cœur au péché. Que si jusqu’alors nous en avons nourri quelqu’un saisissons cette occasion de lui donner la mort et de le crucifier offrons le sur le champ en sacrifice à celui qui s est sacrifié pour nous et dont le but principal a été de nous racheter de toute iniquité. Faisons vœu solennellement de renoncer à tous nos péchés et surtout à ceux où nous sommes tombés le plus fréquemment et pour être en état de l’accomplir demandons ardemment à notre Sauveur crucifié qu’il lui plaise par la vertu de sa mort de mortifier et d’éteindre nos passions criminelles.

    Lorsque nous allons recevoir le pain et le vin consacré souvenons nous que Dieu nous offre le sceau de la nouvelle Alliance qu’il a traitée avec le Genre humain en son Fils. Car, puisqu’il nous donne ce divin Sauveur dans le Sacrement, il nous donne avec lui tous les biens de son Alliance :

    • le pardon des péchés,
    • la grâce sanctifiante
    • et le droit à l’héritage éternel

    Admirons ici la bonté infinie de Dieu qui nous communique de si précieux trésors mais n’oublions pas que ce n’est que sous la condition que nous remplirons de notre côté nos engagements. Prenons donc la ferme et sérieuse résolution de lui obéir en élevant notre cœur vers lui, avec toute la dévotion possible pour lui demander de nous faire ressentir la vertu de la mort de Jésus Christ.

    Aussitôt que nous avons reçu le Sacrement offrons à Dieu avec tout le recueillement, et toute la sensibilité possible, nos actions de grâces pour un aussi grand bienfait en les accompagnant de ferventes prières pour obtenir les secours du Saint Esprit dont nous avons besoin pour accomplir les vœux que nous venons de renouveler. Rappelons nous ensuite que Christ est la propitiation non seulement pour nos péchés mais aussi pour ceux de tout le monde et, afin que notre charité s étende aussi loin que la sienne, prions pour tous les hommes et demandons qu ils puissent avoir part aux fruits de son sacrifice. Recommandons encore à Dieu son Eglise en général et celle dont nous sommes les membres en particulier. N’oublions pas de prier pour nos Supérieurs tant dans l’Etat que dans l Eglise, pour nos Parents, nos Amis & pour tous ceux qui se trouvent dans quelque nécessité.

    Extrait de l’ouvrage « LA PRATIQUE DES VERTUS CHRÉTIENNES ou TOUS LES DEVOIRS L’HOMME AVEC LES DÉVOTIONS PARTICULIÈRES pour diverses Occasions Ordinaires & Extraordinaires », Ouvrage utile pour toutes les Familles Nouvellement traduit de L’ANGLOIS augmenté & rédigé dans une nouvelle forme PAR JAQUES GEORGE de CHAUFEPlÉ Pasteur de l’Eglise Wallonne D’AMSTERDAM 

  • Baudouin IV de Jérusalem

    Baudouin IV de Jérusalem

    baldwinA son accession au trône, Baudouin IV a 13 ans. C’est le début d’un règne stupéfiant, de par l’âge du roi, mais surtout de par sa maladie : à l’adolescent on découvre qu’il est lépreux. Le petit roi accepte la croix, embrasse la Passion, et porte la charge du royaume sous la constante menace musulmane, en se fiant toujours à Dieu: « Fais ce que dois, advienne que pourra ».

    A 17 ans, le roi Baudouin transforme une situation désespérée en victoire, grâce à une force de caractère surhumaine, face au redoutable Saladin (Salâh ad-Din). René Grousset a écrit:

    Le règne du malheureux jeune homme ne devait donc être qu’une longue agonie. Mais une agonie à cheval, face à l’ennemi, toute raidie dans le sentiment de la dignité royale, du devoir chrétien et des responsabilités de la couronne en ces heures tragiques, où au drame du roi répondait le drame du royaume.

    Le 24 novembre 1177, à 1 contre 20, il triomphe. Les chroniqueurs affirment que les forces des Turcs étaient « comme une mer » pendant la bataille de Mongisard. 26000 Turcs contre la petite armée de 400 chevaliers Francs. Michel le Syrien rapporte:

    Quand le Dieu qui fait paraître sa force dans les faibles, inspira le roi infirme… Il descendit de sa monture, se prosterna la face contre terre devant la Croix (les saintes reliques) et pria avec des larmes. A cette vue le cœur de tous ses soldats fut ému. Ils étendirent tous la main sur la croix et jurèrent de ne jamais fuir et, en cas de défaite, de regarder comme traître et apostat quiconque fuirait au lieu de mourir.

    Ce jour là, quelques centaines de Francs battirent la plus grande et plus forte armée jamais vue!

    Saladin avait une telle estime de la qualité du jeune roi, qu’il suffit, que Baudouin IV soit annoncé pour qu’il lève le siège de Beyrouth prête à tomber entre ses mains! En décembre 1183, Saladin revient avec une puissante armée et une forte escadre égyptienne. Le roi domine alors le cadavre qu’il est devenu, convoque ses troupes et se fait porter en civière. Saladin est si effrayé qu’il choisit la fuite sans combattre. Le roi était lui-même le drapeau des Francs ! La lèpre terrasse Baudouin à 24 ans. Il fut enterré au Golgotha, sur la colline où le Christ avait été crucifié.

    Source

  • Paul, porte-étendard du Christ

    Paul, porte-étendard du Christ

    vaticanLorsque les dignitaires qui brandissent les insignes royaux, précédés du son fracassant des trompettes et d’une multitude de soldats, font leur entrée dans les cités, tout le peuple a l’habitude d’accourir pour entendre le fracas des instruments, pour voir les insignes élevés dans les airs, pour admirer l’air martial de celui qui les porte.

    Eh bien donc, puisque Paul, quant à lui, fait son entrée aujourd’hui, non pas simplement dans une cité, mais dans l’humanité entière, accourons, nous aussi. Car il brandit un insigne, lui, qui n’est pas celui d’un royaume terrestre, mais qui est la croix du Christ qui règne aux cieux, et au lieu d’hommes, ce sont des anges qui le précèdent, pour honorer cet étendard et affermir celui qui le porte.

    Car des anges ont été donnés déjà par le Maître de l’univers à ceux qui ont à conduire seulement leur propre vie sans avoir en charge les affaires publiques, pour veiller sur eux suivant cette parole: «L’ange qui m’a sauvé du mal depuis ma jeunesse» (Gn 48, 16); à plus forte raison les puissances célestes se penchent-elles sur les hommes qui ont entre leurs mains le salut de l’humanité, et qui avancent, porteurs du don qu’ils ont en charge, et il pèse d’un tel poids!

    Quand on est investi de l’honneur de brandir les insignes royaux, on se drape de diverses étoffes, on porte autour du cou une parure d’or, on resplendit des pieds à la tête; Paul, lui aussi, a sa parure, ce n’est pas de l’or, ce sont des chaînes, et ce qu’il brandit, c’est la croix, et il est persécuté, il est fouetté, il souffre la faim. Oh! ne vous affligez pas, mes bien-aimés! Car voilà une parure plus précieuse, plus éclatante que l’autre, et ô combien plus agréable à Dieu! Et c’est justement ce qui l’empêchait de succomber. à la fatigue en portant la croix. Oui, c’est une chose merveilleuse : pris dans ces entraves, condamné à recevoir le fouet, le voilà plus rayonnant que les princes avec leur diadème et leurs étoffes de pourpre. Rayonnant, oui, je n’exagère pas, et la preuve vous en est donnée par les vêtements qu’il portait. Entassez donc diadème sur diadème et autant de robes de pourpre que vous le voudrez sur une personne minée par la maladie: vous aurez beau faire, vous n’arriverez pas à diminuer sa fièvre, même légèrement; les vêtements de Paul, au contraire, à peine entrent-ils en contact avec le corps d’un malade, qu’ils suppriment son affection (Ac 19, 12). Et quoi d’étonnant? Les insignes royaux ont le pouvoir de réfreiner l’audace des brigands, ils leur font prendre la fuite (et sans se retourner!); à plus forte raison, suffit-il aux maladies et aux démons de voir l’autre insigne, celui du Christ, pour battre en retraite et vite.

    Extrait de la septième homélie sur Saint Paul de Saint Jean Chrysostome 

  • EXCLU hommes-adorateurs : déstockage d’armes à bas prix

    EXCLU hommes-adorateurs : déstockage d’armes à bas prix

    clint Harry21Vous recherchez

    • Famas,
    • LRU (Lance Roquette Unitaire),
    • PAAMS (Système d’armes principal des frégates Horizon),
    • Missiles (ASTER, MILAN, AASM, ANL, ASMPA, EXOCET, M51, M45, MDCN, METEOR, MICA, MMP),
    • Drone (Harfang, Reaper, Predator, SDTI, Male, Neuron, Talarion, Drogen, Sperwer),

    nous  ne pouvons rien pour vous.

    Nos armes ont une porté supérieure.

    Si cela vous intéresse, voici les promotions du moment, les armes spirituelles, issues du catalogue de Sainte Catherine de Bologne :

    • Faire preuve de soin et d’attention en accomplissant toujours le bien
    • Croire que seuls nous ne pourrons jamais faire quelque chose de vraiment bon
    • Avoir confiance en Dieu et, par amour pour lui, ne jamais craindre la bataille contre le mal, que ce soit dans le monde, ou en nous-mêmes ;
    • Méditer souvent les événements et les paroles de la vie de Jésus, surtout sa passion et sa mort 
    • Se rappeler que nous devons mourir ;
    • Garder à l’esprit la mémoire des biens du paradis ;
    • Connaître les Saintes Écritures, en les portant toujours dans son cœur pour qu’elles orientent toutes les pensées et toutes les actions

    Nous ne serons trop vous conseiller également l’arme de poing qui a toujours fait ses preuves lors des assauts de l’ennemi, à toujours conserver dans sa poche : le chapelet

    Au sujet de sa portée, lisez bien ceci :

    « Le Révérend Père Jean Amât, de l’ordre de Saint-Dominique, prêchait le Carême dans un lieu de ce royaume d’Aragon; on lui amena une jeune fille possédée du démon; après l’avoir plusieurs fois exorcisée, mais en vain, il lui mit son Rosaire au cou, et aussitôt elle se mit à faire de cris et des hurlements épouvantables, disant : « Otez-moi, ôtez- moi ces grains qui me tourmentent« . Enfin le père, par compassion pour la pauvre fille, lui ôta son Rosaire du cou. La nuit suivante, lorsque le Révérend Père était dans son lit à se reposer, les mêmes démons qui possédaient cette fille vinrent à lui, tout écumants de rage, pour se saisir de sa personne; mais avec son Rosaire qu’il tenait fortement à la main, malgré les efforts qu’ils firent pour le lui ôter, il les fouetta admirablement bien et les chassa en disant : « Sainte Marie, Notre-Dame du saint Rosaire, à mon aide ! » Lorsque, le lendemain, il allait à l’église, il rencontra cette pauvre fille encore possédée; un des démons qui étaient en elle se mit à dire en se moquant de lui : « Ah ! frère, si tu n’avais point eu ton Rosaire, nous t’aurions bien accommodé ». Alors le Révérend Père jette derechef son Rosaire au cou de la fille, disant : « Par les très sacrés Noms de Jésus et de Marie, Sa Sainte Mère, et par la vertu du Très Saint Rosaire, je vous commande, esprits malins, de sortir de ce corps tout à l’heure »; aussitôt ils furent contraints d’obéir, et elle fut délivrée. Ces histoires nous marquent quelle est la force du Saint Rosaire pour vaincre toutes sortes de tentations des démons et toutes sortes de péchés, parce que les grains bénits du Rosaire les mettent en fuite (…) »  Extrait du Secret Admirable du Très Saint Rosaire, par Saint Louis-Marie Grignion de Montfort

    Un conseil ? Prenez tout… c’est gratuit !

  • La pénitence, c’est…

    La pénitence, c’est…

    penitence detLa pénitence, c’est l’accomplissement exact de l’horaire que tu t’es fixé, même si ton corps oppose de la résistance ou si ton esprit prétend s’évader dans des rêveries chimériques. La pénitence, c’est se lever à l’heure. Et aussi ne pas remettre à plus tard, sans motif valable, une tâche qui est pour toi plus difficile ou coûteuse que d’autres.
    La pénitence consiste à savoir concilier tes obligations envers Dieu, envers les autres et envers toi-même, en te montrant exigeant envers toi-même pour trouver du temps pour chaque chose. Tu es pénitent lorsque tu te plies amoureusement à ton plan de prière, même si tu es épuisé, sans envie ou froid.

    La pénitence, c’est traiter toujours les autres avec la plus grande charité, en commençant par ton entourage. C’est apporter la plus grande délicatesse à t’occuper de ceux qui souffrent, des malades, de ceux qui traversent une épreuve. C’est répondre avec patience aux raseurs et aux importuns. C’est interrompre ou modifier nos plans lorsque les circonstances, les intérêts bons et justes des autres surtout, le requièrent.

    La pénitence consiste à supporter avec bonne humeur les mille petites contrariétés de la journée ; à ne pas abandonner ton occupation même si tu perds momentanément l’enthousiasme des débuts avec lequel tu l’avais entreprise ; à manger avec reconnaissance ce qu’on te sert, sans importuner par des caprices.

    La pénitence, pour les parents et, en général, pour tous ceux qui ont une mission de direction ou d’éducation, c’est corriger quand il faut le faire, en accord avec la nature de l’erreur et les conditions de celui qui a besoin de cette aide, par-delà les subjectivismes bornés et sentimentaux.

    L’esprit de pénitence nous amène à ne pas nous attacher d’une façon désordonnée à notre ébauche monumentale de projets futurs, dans laquelle nous aurions déjà prévu nos traits et nos coups de pinceau magistraux.

    Quelle joie nous donnons à Dieu lorsque nous savons renoncer à nos gribouillis et à nos coups de brosse d’artiste amateur et que nous permettons que ce soit Lui qui ajoute les traits et les couleurs qui Lui plaisent le plus !

    Amis de Dieu, 138

  • La langue est un fléau, toujours en mouvement, remplie d’un venin mortel.

    La langue est un fléau, toujours en mouvement, remplie d’un venin mortel.

    tontonMes frères, ne soyez pas nombreux à devenir des maîtres : comme vous le savez, nous qui enseignons, nous serons jugés plus sévèrement.
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    Tous, en effet, nous commettons des écarts, et souvent. Si quelqu’un ne commet pas d’écart quand il parle, c’est un homme parfait, capable de maîtriser son corps tout entier. En mettant un frein dans la bouche des chevaux pour qu’ils nous obéissent, nous dirigeons leur corps tout entier. Voyez aussi les navires : quelles que soient leur taille et la force des vents qui les poussent, ils sont dirigés par un tout petit gouvernail au gré de l’impulsion donnée par le pilote. De même, notre langue est une petite partie de notre corps et elle peut se vanter de faire de grandes choses. Voyez encore : un tout petit feu peut embraser une très grande forêt.
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    La langue aussi est un feu ; monde d’injustice, cette langue tient sa place parmi nos membres ; c’est elle qui contamine le corps tout entier, elle enflamme le cours de notre existence, étant ellemême enflammée par la géhenne. Toute espèce de bêtes sauvages et d’oiseaux, de reptiles et d’animaux marins peut être domptée et, de fait, toutes furent domptées par l’espèce humaine ; mais la langue, personne ne peut la dompter : elle est un fléau, toujours en mouvement, remplie d’un venin mortel.
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    Elle nous sert à bénir le Seigneur notre Père, elle nous sert aussi à maudire les hommes, qui sont créés à l’image de Dieu. De la même bouche sortent bénédiction et malédiction. Mes frères, il ne faut pas qu’il en soit ainsi. Une source fait-elle jaillir par le même orifice de l’eau douce et de l’eau amère ?  Mes frères, un figuier peut-il donner des olives ? Une vigne peut-elle donner des figues ? Une source d’eau salée ne peut pas davantage donner de l’eau douce.
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    Quelqu’un, parmi vous, a-t-il la sagesse et le savoir ? Qu’il montre par sa vie exemplaire que la douceur de la sagesse inspire ses actes.  Mais si vous avez dans le cœur la jalousie amère et l’esprit de rivalité, ne vous en vantez pas, ne mentez pas, n’allez pas contre la vérité. Cette prétendue sagesse ne vient pas d’en haut ; au contraire, elle est terrestre, purement humaine, démoniaque. Car la jalousie et les rivalités mènent au désordre et à toutes sortes d’actions malfaisantes.
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    Au contraire, la sagesse qui vient d’en haut est d’abord pure, puis pacifique, bienveillante, conciliante, pleine de miséricorde et féconde en bons fruits, sans parti pris, sans hypocrisie. C’est dans la paix qu’est semée la justice, qui donne son fruit aux artisans de la paix.
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    Lettre de saint Jacques Apôtre – Chapitre 3 (source :AELF )