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  • Voulons-nous tenir une binette ou une épée ?

    Voulons-nous tenir une binette ou une épée ?

    braveLa plupart des pèlerinages des pères de familles se profilent, et la question reste entière : que vais-je aller faire là-dedans ? J’ai tout de même bien d’autres choses à faire que de marcher, dormir à la belle étoile, avoir faim et soif, être courbaturé, rencontrer des personnes improbables… tout cela pour ne pas faire l’essentiel : être auprès de mon épouse, de mes enfants, faire le jardin, repeindre une pièce de la maison…

    C’est pourtant vrai qu’il y a tant à faire… pour être un gentil garçon.

    Seulement voilà, franchement, le pèlerinage me fait quitter ma maison, ma famille, mes habitudes, mon confort quoi ! Tous les autres week-end de l’année, je suis prêt à sacrifier ce temps pour une ballade, retrouver des amis, participer à une fête, mais pour un pèlerinage, je préfère redevenir le gentil garçon qui ne peut se permettre de quitter la demeure familiale.

    Binette ou épée ?

    La question est donc la suivante : Où profondément mon désir me porte-t-il : manier avec résignation un pinceau ou une binette ou porter fièrement une épée au milieu d’un champ de bataille ? Si toute l’année notre devoir d’état nous pousse à utiliser pinceaux ou binettes, notre aspiration profonde, notre masculinité, notre paternité nous demande de prendre l’épée, d’être ces guerriers de Jésus-Christ. Laissons John Eldredge (Dans l’ouvrage « Indomptable, le secret de l’âme masculine ») nous évoquer la chose :

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    « Avant tout le guerrier a une vision, il vise un but qui transcende sa vie, il défend une cause qui l’emporte sur sa propre préservation. La racine de tout nos malheurs et de notre faux ego est celle-ci : nous cherchions à sauver notre vie et nous l’avons perdue. Jésus Christ appelle l’homme à dépasser ce stade, car, dit-Il, « quiconque perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera » (Marc 8, 35) » 

    Il ajoute :

    « L’homme doit avoir un combat à mener ; il doit se fixer une noble mission pour sa vie, une mission qui transcende la foyer et la famille. Il doit défendre une cause, même jusqu’à la mort s’il le faut. »

    Tendu vers la cible

    C’est bien là l’enjeu de ce pèlerinage, car le père n’est pas uniquement celui qui permet à la famille de subvenir à ses besoins, recroquevillé sur un foyer qui devient alors moyen et finalité, mais il est également le leader tendu vers l’extérieur, cette flèche qui, partant elle-même vers la cible, l’indique à toute sa famille. Cette cible merveilleuse, c’est le Christ.

    Et c’est bien notre devoir que d’aller de toutes nos forces à la fin pour laquelle nous avons été créés, c’est-à-dire à Dieu. Ferdinand-Antonin Vuillermet, dans « Soyez des hommes. A la conquête de la virilité » en parle merveilleusement bien :

    « Ce chemin du devoir, c’est le chemin douloureux du Calvaire. Pour en gravir les pentes abruptes et rocailleuses à la suite de Celui qui, le premier les a parcourues, portant sa croix, il faut peiner,se meurtrir les genoux, verser ses sueurs et un peu de son sang. Mais qu’importe les souffrances à l’âme qui a compris sa tâche ? Elle sait qu’elle va à la lumière, à la perfection, à Dieu et par conséquent au plein épanouissement de tout son être dans la beauté ! Pour atteindre ce but elle est prête à affronter toutes les douleurs, tous les sacrifices, la mort même. Et à ceux qui sont tentés de la plaindre, elle répète les nobles paroles qu’adressait au connétable de Bourbon, Bayard mourant : « Je ne suis point à plaindre. Monseigneur, je meurs en faisant mon devoir. C’est de vous qu’il faut avoir pitié, vous qui portez les armes contre votre prince, votre patrie et vos serments. » »

    En route !

    Chers amis, voulez-vous laisser l’épée du combat spirituel du fourreau, engoncée de confort et de toiles d’araignée ou la saisir à pleine main, implorant le Seigneur de la diriger ?  Si vous voulez la saisir, consultez vite la liste des pèlerinages des pères de famille, et … en avant !

    guerrier

  • Intronisation du Sacré-Coeur

    Intronisation du Sacré-Coeur

    En ce mois de juin, mois du Sacré-Cœur, nous voulons vous aider à (re)découvrir l’intronisation du Sacré-Cœur sacre coeur, dont le fondateur et l’apôtre était le Père Matéo Crawley, religieux péruvien.

    Le but de l’intronisation du Sacré-Cœur de Jésus, comme le disait Benoît XV, est que, « son image étant installée dans l’endroit le plus noble de la maison comme sur un trône, Jésus Christ règne visiblement dans les foyers catholiques« .

    Pourquoi introniser le Sacré-Cœur de Jésus dans notre foyer ?

    Tout d’abord parce qu’Il est Roi de droit et qu’Il veut être reconnu comme tel, comme il le disait à Sainte Marguerite-Marie « Je régnerai malgré mes ennemis et tout ceux qui s’y opposeront« . Puis l’introniser dans notre foyer, centre de notre famille, source de la vie, amènera infailliblement son règne universel et social.

    Il sera alors à la place d’honneur, parce qu’Il ne peut avoir que la première place dans un foyer chrétien, et pour que tous les visiteurs puissent voir qu’Il est le Roi et l’Ami de la maison.

    Cette intronisation rend plus complète  la consécration de la famille au Sacré-Cœur.

    Comment faire l’intronisation ?

    Elle consiste donc à :

    • placer l’image du Sacré-Cœur de Jésus à une place d’honneur de la maison
    • à se consacrer à Lui
    • à Lui promettre de « vivre cette consécration » par un vie très chrétienne.

    Il est important que celle-ci soit solennelle car Jésus-Christ Roi mérite d’être intronisé royalement ! C’est pour cela également qu’il est bon de choisir un jour de fête et de faire célébrer une messe ce jour-là ou de communier pour le Règne du Sacré-Cœur.

    Pour la cérémonie il est recommandé :

    • d’avoir une belle image ou statue du Sacré-Cœur
    • d’orner cette image de fleurs, de lumière, du portrait des absents
    • d’inviter le prêtre, tous les membres de la famille
    • de fêter cela ensemble !

    Et après ?

    C’est le commencement !

    • C’est le moment de, comme le dit Saint Marguerite-Marie, « commencer tout de bon à ne vivre que pour le Sacré-Cœur et dans Lui« .
    • C’est le moment de L‘honorer en croyant et vivant ce qu’enseigne l’Eglise catholique, en observant les commandements de Dieu et les commandements de l’Eglise.
    • C’est le moment de vivre un grande intimité avec Lui, en réalisant combien Il est tout le temps à nos côtés et en le remerciant.
    • C’est le moment de vivre la pratique des communions réparatrices des neuf premiers vendredis du mois.
    • C’est le moment de fêter particulièrement les fêtes du Sacré-Cœur et du Christ-Roi : en allant à la messe en famille, en priant ensemble, et marquant la journée par des belles attentions les uns à l’égard des autres.

    Mais pour l’instant pour vous… n’est-ce pas déjà la moment de choisir la date ?

    sacre coeur

     

     

     

     

  • Mgr Rey et la virilité : l’Autonomie

    Mgr Rey et la virilité : l’Autonomie

    Merci à Mgr Rey qui nous a délivré cet enseignement lors de la journée annuelle des hommes adorateurs au Cannet-des-Maures (83) le 1 mai 2014.  Suite à l’explication du « troisième A », l’Audace,  voici la quatrième et dernière partie : l’Autonomie.

    cowboyL’éducateur qu’est Saint Joseph, aide son enfant à devenir sujet de son histoire, à devenir autonome. Le mot éduquer a pour racine latine « ex » qui signifie « hors », et « ducere » qui signifie « guider ». Éduquer c’est « Guider hors de soi », « sortir de soi ». C’est un accouchement. L’Évangile utilise l’image d’une femme qui accouche dans les douleurs de l’enfantement. La douleur est associée à la joie.

    Finalement, ce qui fait la virilité de Saint Joseph, c’est d’être au service de Jésus pour qu’il puise pleinement être lui-même, pleinement à sa mission. La grande mission d’un père est de voir que son enfant a pu acquérir son indépendance.

    J’ai vécu en Afrique, et il y avait encore des processus d’initiation. Il faut retrouver les rites d’initiation. Autrefois, le service militaire pouvait constituer un certain rite d’initiation. En Afrique, dans certaines tribus que j’ai connues au Tchad, un enfant devenait adulte, donc autonome, à partir du moment où il allait avec son père dans la forêt. Il y vivait 4 jours. D’abord son père l’entraînait hors du village, puis l’adolescent devait construire seul sa baraque dans la forêt, apprendre à se nourrir lui-même, seul, et quand il revenait au village, il était devenu un adulte aux yeux des villageois. Il avait donné la preuve qu’il pouvait subvenir à lui-même, par lui-même.

    Nous sommes dans une société d’assistanat où on empêche les gens de vivre les rites d’initiations et d’acquérir une véritable autonomie.

    Le rôle d’un père est précisément d’être celui qui fait rentrer dans cette véritable autonomie, qui est le lieu de la véritable liberté.

    + Dominique Rey , le 1 Mai 2014

    Chers amis, une fois ce cycle achevé sur le thème de l’autonomie, nous vous invitons à le mettre en pratique, en participant à un des 16 pèlerinages des pères de famille qui se profilent !

    Votre serviteur…

    autonomie

  • Sacré-Coeur : les 12 promesses

    Sacré-Coeur : les 12 promesses

    Le mois de juin est le mois du Sacré-Cœur. Nous vous proposons de prier les uns pour les autres afin d’avoir la volonté et la force d’avoir une sincère dévotion à son Sacré-Cœur, dévotion qu’il nous l’a demandé de vivre. A tout ceux qui la vivent, il a fait les promesses suivantes en 1688 au cours d’une apparition à Sainte Marguerite-Marie :

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    Les 12 promesses de notre Seigneur Jésus-Christ

    1. Je leur donnerai toutes les grâces nécessaires à leur état.
    2. Je mettrai la paix dans leur famille.
    3. Je les consolerai dans toutes leurs peines.
    4. Je serai leur refuge assuré pendant la vie et surtout à la mort.
    5. Je répandrai d’abondantes bénédictions sur toutes leurs entreprises.
    6. Les pécheurs trouveront dans mon Cœur la source et l’océan infini de la miséricorde.
    7. Les âmes tièdes deviendront ferventes.
    8. Les âmes ferventes s’élèveront à une grande perfection.
    9. Je bénirai moi-même les maisons où l’image de mon Sacré-Cœur sera exposée et honorée.
    10. Je donnerai aux prêtres le talent de toucher les cœurs les plus endurcis.
    11. Les personnes qui propageront cette dévotion auront leur nom écrit dans mon Cœur, où il ne sera jamais effacé.
    12. Je te promets, dans l’excès de la miséricorde de mon Cœur, que son amour tout-puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredis du mois, neuf fois de suite, la grâce de la pénitence finale, qu’ils ne mourront point dans ma disgrâce, ni sans recevoir leurs Sacrements, et que mon divin Cœur se rendra leur asile assuré à cette dernière heure.

    Les communions réparatrices des neuf premiers vendredi du mois

    La douzième promesse a été intégralement insérée dans la Bulle de canonisation de Sainte Marguerite-Marie en 1920 par le Pape Benoît XV. Il a ainsi voulu encourager la pratique des communions réparatrices des neuf premiers vendredis du mois, en l’honneur du Sacré-Cœur.

    Prière au Sacré-Coeur de Jésus

    Mettez-moi, ô mon doux Sauveur,
    dans Votre sacré côté et dans Votre Cœur adorable,
    qui est une fournaise ardente du pur amour,
    et me voilà en assurance.
    J’espère que vous m’y introduirez
    ô mon Jésus et mon souverain bien,
    puisque je vous aime,
    non pour les récompenses que vous promettez
    à ceux qui vous aiment,
    mais purement pour l’amour de vous-même.
    Je vous aime par-dessus toutes choses aimables,
    par-dessus toutes les bontés, par dessus toutes les beautés,
    par-dessus tous les plaisirs, et enfin par-dessus moi-même
    et tout ce qui est hors de vous,
    protestant en présence du ciel et de la terre
    que je veux vivre et mourrir en votre saint amour pur et simple,
    et que, quand pour vous aimer de la sorte je devrais être persécutée,
    tourmentée, ou endurer la mort,
    j’en serais très contente et dirais toujours avec Saint Paul :
    il n’y a aucune créature qui me puisse séparer de la charité
    du Sacré-Coeur de Jésus-Christ
    que j’aime et veux aimer éternellement.

    Sainte Marguerite Marie Alacoque

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  • Mgr Rey et la virilité : l’Audace

    Mgr Rey et la virilité : l’Audace

    Merci à Mgr Rey qui nous a délivré cet enseignement lors de la journée annuelle des hommes adorateurs au Cannet-des-Maures (83) le 1 mai 2014. Suite à l’explication du « deuxième A », l’Autorité,  voici la troisième partie : l’Audace.

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    Chez saint Joseph, il y une véritable audace. Lorsque l’Ange lui dit en songe de partir en Egypte pour éviter que l’enfant Jésus ne soit assassiné, il obtempère aux injonctions intérieures. Il y a chez lui de l’audace, du courage, du zèle. Saint Joseph n’est pas un personnage mièvre, doucereux, mais un être dont la virilité est attachée à l’exercice d’une vraie audace, qui l’amène à prendre des risques.

    J’ai rencontré un jour le fondateur d’une magnifique communauté au Brésil, un très bon ami qui s’appelle Padre Jonas. Padre Jonas, jeune salésien, arrive près de Sao Paulo il y a 40 ans, voulant évangéliser les jeunes. Il  commence par fonder un petit groupe de prière. Mais il réalise que s’il veut évangéliser les jeunes aujourd’hui, il doit utiliser les moyens de communication, alors il fait une émission de sur une radio locale. Puis il prend en main une seconde radio qui lui demande une émission, enfin, il décide de s’occuper de plusieurs radios… Quelques années après, il démarre une chaîne de télévision. Et aujourd’hui la communauté qu’il a fondée, qui s’appelle Cancao-Nova, entre Rio et Sao Paulo, a construit un immense hall de 100 000 places, gère une télévision de 50 millions de téléspectateurs, fait travailler 1000 personnes à plein temps et fournit des programmes (sans supports publicitaires), uniquement dédiés à l’évangélisation. Lorsque je lui ai demandé comment en 30 ans il avait connu un tel succès, il ma répondu : « pour réussir une fondation, il y a trois règles :

    1. il faut beaucoup de Foi,
    2. beaucoup de prière
    3. et  beaucoup de travail« .

    Beaucoup de Foi… beaucoup d’audace ! Notre société invite les chrétiens à poser des actes audacieux et courageux. On baigne beaucoup trop dans la sécurité, on cherche à se protéger. Je voyage parfois dans l’ouest des Etats-Unis, en Californie. Ce qui me frappe, c’est qu’il s’agit d’un peuple de conquérants, rempli d’audace. On peut prendre des risques au niveau économique et professionnel, mais les plus belles aventures sont les aventures spirituelles. Comme disait Simone Weil : « si tu vas au bout du monde, tu trouveras peut-être la trace de Dieu, mais si tu vas au bout de toi-même, tu trouveras Dieu Lui-même. »

    La grande aventure qu’est notre vie réclame énormément d’audace, de courage, de dépassement.

    Mgr Dominique Rey – évêque de Fréjus-Toulon

    Suite la semaine prochaine : l’Autonomie

  • Halte au « Club Med Catho » pour hommes, passons au combat spirituel !

    Halte au « Club Med Catho » pour hommes, passons au combat spirituel !

    Chers frères en Christ, chers hommes-adorateurs,
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    Suite à quelques discussions avec des hommes-adorateurs, quelques-uns d’entre vous ont témoigné de leurs difficultés pour continuer à adorer dans le groupe, et songent à ne plus nous rejoindre lors de nos rencontres, à cause de l’aridité qu’ils ressentent face au Saint Sacrement.
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    C’est réellement une grande joie que d’entendre cela !
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    Depuis le début, nous insistons sur le fait que nos rencontres ne sont pas (exclusivement) sous le signe d’un temps de partage sympa, une sorte de « Club Med Catho » pour hommes, mais bel et bien sous celui du combat spirituelpour la plus grande Gloire de Dieu et le salut du monde.
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    Le combat que certains vivent en ce moment est un très très bon signe : le Seigneur nous appelle à aller plus loin, dans notre prière les uns pour les autres, et dans notre supplication pour la victoire. Il nous appelle devant Lui pour devenir des hommes, car c’est seulement face à Lui que l’homme chrétien peut se libérer de la vision que le monde transmet de la masculinité. Si vous ne ressentez rien devant le Saint Sacrement, n’oubliez pas cette phrase de Marthe Robin : « Aimer ce n’est pas sentir mais consentir« .
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    C’est en effet une grâce que le Seigneur nous fait en nous montrant nos limites humaines, car c’est alors que nous pouvons le supplierl’implorer de donner les forces nécessaires à notre Volonté pour l’adorer en esprit et en Vérité.
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    C’est seulement en implorant le Seigneur que nous pourrons trouver la force de l’adorer, cette nécessité, cette priorité que décrit Benoit XVI.
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    S’il est moins plaisant également de nous retrouver au niveau humain, cela doit aussi être une joie : nous pouvons entrer dans une véritable Charité les uns pour les autres, au delà du ressenti. L’homme-adorateur n’est pas là pour avoir des sentiments (s’ils sont là, tant mieux !), ni entretenir des susceptibilités, des rancunes, des vexations, mais pour AIMER, puisant à la source de l’Amour surnaturel de Jésus. C’est un combat que nous menons, pas des retrouvailles dans un salon de thé !
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    Alors soyons joyeux aussi si nous avons les pieds de plomb pour nous retrouver, pour adorer, si nous avons désiré abandonner ce rendez-vous amoureux, car le Christ nous invite à un plus âpre combat spirituel !
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    Quoi qu’il en soit, dans tous les combatsnous devons rester unisnous serrer les coudes : s’il vous plait, si vous avez besoin d’aide, sollicitez-moi, sollicitons-nous les uns les autres, sollicitez vos curés. (c’est sûrement le moment de se décider à choisir un directeur spirituel). C’est normal et important de demander de l’aide durant le combat spirituel, nous avons besoin les uns des autres (devant une bonne bière ou un bon whisky, c’est encore mieux !).
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    Priez pour moi, votre humble serviteur… j’en ai bien besoin pour tenir.
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    Je vous dédicace à tous l’image ci-dessous… à très vite !
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    Grégory 

    agonie

  • Le D-Day montre le caractère insoutenable d’un pacifisme absolu

    Le D-Day montre le caractère insoutenable d’un pacifisme absolu

    Voici un extrait de l’intervention du cardinal Joseph Ratzinger, le 5 juin 2004,  alors qu’il représentait Jean Paul II pour les cérémonies commémoratives du 60e anniversaire du débarquement.d day

    Lorsque commença le débarquement des troupes alliées dans la France occupée par la Wehrmacht allemande, le 5 juin 1944, ce fut pour les gens du monde entier, mais également pour une très grande partie des Allemands, un signal d’espérance : que viennent bientôt la paix et la liberté en Europe. Qu’était-il arrivé ? Un criminel et ses comparses avaient réussi à prendre le pouvoir de l’État en Allemagne. Et cela créa une situation où, sous la domination du Parti, le droit et l’injustice s’imbriquaient l’un dans l’autre et souvent passaient, presque inséparablement, l’un dans l’autre. Car le régime conduit par un criminel exerçait aussi les fonctions classiques de l’État et de ses ordonnances. Il put ainsi, en un certain sens, exiger l’obéissance de droit des citoyens et le respect vis-à-vis de l’autorité de l’État (Rm 13, 1-5), mais il utilisait en même temps les instruments du droit comme instruments de ses buts criminels. L’état de droit lui-même, qui continuait en partie à fonctionner sous ses formes habituelles dans la vie quotidienne, était devenu en même temps une puissance de destruction du droit : la perversion des ordonnances qui devaient servir la justice et en même temps consolidaient et rendaient impénétrable la domination de l’iniquité, signifiait au plus profond une domination du mensonge, qui obscurcissait les consciences.

    Au service de cette domination du mensonge, il y avait un régime de la peur, dans lequel personne ne pouvait faire confiance à autrui, parce que tout un chacun devait, d’une certaine manière, se protéger sous le masque du mensonge. Pareil masque servait à se protéger soi-même, mais contribuait d’autre part à renforcer le pouvoir du mal. Aussi fut-il de fait nécessaire que le monde entier intervienne pour faire sauter l’anneau de l’action criminelle, pour rétablir la liberté et le droit. Qu’il en ait été ainsi, nous en rendons grâces en cette heure, et ce ne sont pas seulement les pays occupés par les troupes allemandes et livrés de la sorte à la terreur nazie, qui rendent grâces. Nous-mêmes, allemands, nous rendons grâces de ce que, à l’aide de cet engagement, nous avons recouvré la liberté et le droit. S’il y a eu jamais, dans l’histoire, un bellum justum, c’est bien ici, dans l’engagement des Alliés, car l’intervention servait finalement aussi au bien de ceux contre le pays desquels a été menée la guerre. Une telle constatation me paraît importante, car elle montre, sur la base d’un événement historique, le caractère insoutenable d’un pacifisme absolu. Cela n’ôte rien, bien sûr, au devoir de poser très soigneusement la question si et à quelles conditions est possible encore aujourd’hui quelque chose comme une guerre juste, c’est-à-dire une intervention militaire, mise au service de la paix et obéissant à ses critères moraux, contre des régimes injustes établis. Surtout, ce qu’on a dit fait mieux comprendre, espérons-le, que la paix et le droit, la paix et la justice sont inséparablement liés l’un à l’autre. Quand le droit est détruit, quand l’injustice prend le pouvoir, c’est toujours la paix qui est menacée et déjà, pour une part, brisée. La préoccupation pour la paix est en ce sens avant tout la préoccupation pour une forme du droit qui garantit la justice à l’individu et à la communauté dans son ensemble. (…)

    Notre pays et le débarquement… deux jours après le D-Days, voici ce que Pie XII disait le 8 juin 1944 à la presse française au sujet de celle qui sera toujours la fille aînée de l’Eglise, la France : 

    His Holiness Pope Pius XII --- Image by © Hulton-Deutsch Collection/CORBIS

    « Il y a presque exactement sept ans — c’était le 13 juillet 1937 – Légat de notre vénéré Prédécesseur Pie XI, Nous proclamions du haut de la chaire de Notre-Dame de Paris son amour pour la Fille aînée de l’Église, Notre propre amour pour la France. Appelé à Notre tour à devenir le Vicaire du Christ, Notre amour s’est fait plus grand et plus profond encore. Et, parce que la «douce France » est devenue la douloureuse, la meurtrie, Notre amour pour elle s’est fait plus tendre que jamais. Nous parlions alors de sa vocation providentielle ; Nous la rappelons aujourd’hui avec les mêmes sentiments. Et Nous avons au cœur la conviction que Dieu, continuant de se servir du noble peuple français dans l’accomplissement de ses desseins, ramènera les regards et la confiance du monde vers une France toujours plus glorieuse et plus prospère.

    Et vous, que votre profession si pleine de responsabilités, si pleine de grandeur, constitue les messagers de cette vocation, portez à la France l’assurance renouvelée de Notre amour, de Nos vœux, de Nos espérances : répétez-lui le mot d’ordre que Nous lui donnions sous les voûtes de Notre-Dame :

    « Orate, Fratres ; amate, Fratres ; vigilate, Fratres !

    Priez, mes Frères ; mes Frères, aimez ; veillez, mes Frères ! »

    C’est dans cette pensée que du fond de Notre cœur paternel, Nous appelons sur vous, sur tous ceux qui vous sont chers, sur votre bien-aimée patrie, les plus exquises et les plus abondantes bénédictions du Ciel. »

    Messieurs, Hommes-adorateurs, laissons donc résonner en nous cette phrase encore et toujours :

    « Orate, Fratres ; amate, Fratres ; vigilate, Fratres !

    Priez, mes Frères ; mes Frères, aimez ; veillez, mes Frères ! »

    carte Hommes-Adorateurs 2014

  • Mgr Rey et la virilité : l’Autorité

    Mgr Rey et la virilité : l’Autorité

    Merci à Mgr Rey qui nous a délivré cet enseignement lors de la journée annuelle des hommes adorateurs au Cannet-des-Maures (83) le 1 mai 2014. Suite à l’explication du « premier A », l’Admiration,  voici la deuxième partie : l’Autorité

    La virilité c’est l’exercice d’une autorité. On disait de Jésus : « Il parle avec autorité » (Luc 4, 32). L’autorité, c’est d’abord la cohérence. Quelqu’un qui a une autorité morale est quelqu’un qui dit quelque chose qu’il vit. Il y a adéquation entre son existence et ses paroles. C’est dans cette mesure qu’on disait de Jésus qu’Il parlait avec autorité.

    Il y a deux aspects dans l’autorité : un aspect « support » et un aspect « guide ».

    L’autorité comme support

    Le support que représente l’autorité peut être comparé à un échafaudage : dans l’éducation d’un enfant, il est important de donner des structures stables sur lesquelles l’enfant va s’adosser pour grandir en humanité. Il faut lui donner une colonne vertébrale. C’est aspect est « statique »

    L’autorité comme guide

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    L’autorité relève également d’une dimension dynamique : celle de guider. L’autorité est celle du « passeur« , de « l’initiateur« , de celui qui tire en avant et ouvre la route. Cet aspect de l’autorité caractérise une mobilité.

    …à une époque où nous vivons une assez grande féminisation de la société qui privilégie les relations chaudesfusionnellesgratifiant notre egonourrissant notre ressenti, le rôle du père est indispensable.

    Je crois que la figure de Saint Joseph est liée à ces deux aspects. Comme tout père, par l’exercice de la paternité, il rappelle la Loi, qui permet de sortir de la dimension fusionnelle avec la mère. Aujourd’hui, à une époque où nous vivons une assez grande féminisation de la société qui privilégie les relations chaudes, fusionnelles, gratifiant notre ego, nourrissant notre ressenti, le rôle du père est indispensable pour inviter à entrer dans un autre monde que celui de la mère. Le père invite au détachement, au dépassement, voire à l’arrachement. Par exemple, Jésus à Jérusalem, lors du recouvrement au Temple, est « arraché » à la cellule familiale, au point qu’il dira : « Il faut que je sois aux affaires de mon Père » (Luc 2, 49). Ce détachement affectif correspond à un premier acte d’intelligence de la part de Jésus qui discourt avec les docteurs de la Loi. L’émergence de l’intelligence va de pair avec la distanciation, l’éloignement du tissu familial.

    Saint Joseph rappelle la Loi, et en même temps, il aidera Jésus, dans son Incarnation, dans ce passage à une maturité humaine, et finalement à entrer dans son ministère public. La virilité, lorsqu’elle se fait service, aide l’autre à devenir lui-même, à devenir sujet de son histoire. On est père comme passeur. L’enfant ne nous appartient pas, mais il est un don de Dieu, il nous a été remis pour que nous l’aidions à accéder à une véritable liberté et à poser des choix par lui-même.

    Mgr Dominique Rey – évêque de Fréjus-Toulon

    Suite la semaine prochaine : l’Audace

  • Prêts à être « revêtus d’une force venue d’en haut » ?

    Prêts à être « revêtus d’une force venue d’en haut » ?

    Chaque jour, de l’Ascension au saint jour de la Pentecôte, l’Eglise  nous convie, comme les Apôtres et la Vierge Marie au Cénacle, à veiller et implorer la venue du Saint Esprit, Seigneur Créateur et Âme de l’Eglise, par une neuvaine à l’Esprit-Saint. Comme eux qui « d’un seul cœur participaient fidèlement à la prière, avec quelques femmes, dont Marie, la Mère de Jésus » (Actes 1, 14), nous nous préparons à être « revêtus d’une force venue d’en haut » (Luc 24, 49).
    Ainsi nous accompagnons les Apôtres en levant les yeux vers le ciel car, depuis que l’ascension du Christ, l’Eglise ne cesse de regarder vers le ciel dans une ardente attente jusqu’à ce qu’Il revienne.
    L’Eglise offre la grâce de l’indulgence partielle à toute personne qui vivra avec foi cette neuvaine en priant aux intentions du Souverain Pontife (aux conditions habituelles : PaterAveGloria Patri, Communion et Confession et absolution sacramentelle pendant le temps de la neuvaine).
    Nous vous invitons donc à prier en notre compagnie le Veni Creator, hymne composée au IXe siècle, chantée à toutes les fêtes de Pentecôte.
    pentecost

    Veni Creator

    Veni, creator, Spiritus,
    Mentes tuorum visita,
    Imple superna gratia
    Quae tu creasti pectora.
    Viens, Esprit Créateur,
    visite l’âme de tes fidèles,
    emplis de la grâce d’En-Haut
    les cœurs que tu as créés.
    Qui diceris Paraclitus,
    Altissimi donum Dei.
    Fons vivus, ignis, caritas
    Et spiritalis unctio.
    Toi qu’on nomme le Consolateur,
    Le don du Dieu très-Haut,
    La source vivante, le Feu, la Charité,
    L’Onction spirituelle.
    Tu septiformis munere,
    Digitus paternae dexterae.
    Tu rite promissum Patris,
    Sermone ditans guttura.
    Tu es l’Esprit aux sept dons,
    le doigt de la main du Père,
    Son authentique promesse,
    Celui qui enrichit toute prière.
    Accende lumen sensibus
    Infunde amorem cordibus,
    Infirma nostri corporis
    Virtute firmans perpeti.
    Fais briller en nous ta lumière,
    Répands l’amour dans nos cœurs,
    Soutiens la faiblesse de nos corps
    Par ton éternelle vigueur !
    Hostem repellas longius
    Pacemque dones protinus ;
    Ductore sic te praevio
    Vitemus omne noxium.
    Repousse au loin l’Ennemi,
    Donne-nous la paix qui dure ;
    Que sous ta prévenante conduite,
    nous évitions tout mal et toute erreur.
    Per te sciamus da Patrem,
    Noscamus atque Filium ;
    Teque utriusque Spiritum
    Credamus omni tempore.
    Fais-nous connaître le Père,
    révèle-nous le Fils,
    et toi, leur commun Esprit,
    fais-nous toujours croire en toi.
    Deo Patri sit gloria,
    Et Filio, qui a mortuis
    Surrexit, ac Paraclito
    In saeculorum saecula. Amen.
    Gloire soit à Dieu le Père,
    au Fils ressuscité des morts,
    à l’Esprit Saint Consolateur,
    maintenant et dans tous les siècles. Amen.
    V/. Emitte Spiritum tuum et creabuntur.
    R/Et renovabis faciem terræ.
    R/. Envoie ton Esprit, Seigneur, et tout sera créé
    V/. et tu renouvelleras la face de la terre.
    Oremus. Deus, qui corda fidelium Sancti Spiritus illustratione docuisti : da nobis in eodem Spiritu recta sapere ; et de eius semper consolatione gaudere. Per Christum, Dominum nostrum. Amen.
    Prions. Seigneur, qui instruis tes fidèles par les lumières de l’Esprit Saint, donne-nous d’aimer, par ce même Esprit, ce qui est bien et droit, et de trouver en lui la source de notre consolation. Par le Christ, Notre Seigneur. Amen.
  • Mgr Rey et la virilité : l’Admiration

    Mgr Rey et la virilité : l’Admiration

    Merci à Mgr Rey qui nous a délivré cet enseignement lors de la journée annuelle des hommes adorateurs au Cannet-des-Maures (83) le 1 mai 2014  et nous a permis de le diffuser. L’année prochaine, soyez des nôtres le 1 mai 2015 ! Laissons lui la parole :

    Qu’est ce qui fait, à la fois ce mélange de force qui lui permet d’être un homme d’action qui prend des décisions difficiles, entraîne la Sainte Famille sur des chemins qui vont la conduire en Egypte puis en revenir, et d’autre part d’être toujours en retrait, dans l’humilité, dans la réserve ? Joseph n’a prononcé aucune parole dans l’Ecriture. Les seuls mots qui lui sont attribués, qui ne sont pas explicitement dits mais seulement suggérés par le texte : c’est lui qui a nommé son fils Jésus. De ses lèvres ne sont sorties aucune autre parole. J’aime rependre le proverbe touareg : « Quand le mot que tu va prononcer est moins important que le silence que tu va quitter, alors tais-toi ». Le silence de Joseph n’est pas le mutisme. Il est une surabondance de présence qui nous exonère de toute autre parole qui serait de trop. Toute parole serait débile face à La Parole, celle du Verbe fait chair.

    La virilité de Joseph est donc faite de ce subtil mélange entre la force d’un homme d’action, entreprenant, et quelque chose qui est de l’ordre de la douceur et de la délicatesse du cœur.

    Je retiens quatre A pour caractériser cette virilité de Joseph. Ces 4 aspects n’ont pas la prétention de tout récapituler qui est Joseph, tant le mystère de sa personne nous échappe, mais ils ouvrent des pistes de méditation et de conversion.

    admiration

    Admiration

    D’abord, cette virilité est source du premier A, source d’Admiration. C’est tellement important dans l’éducation qu’un enfant admire son père. Cette admiration est nécessaire à l’identification, autour d’une figure emblématique qui nous invite à le suivre, à marcher sur ses traces, à pouvoir, en quelque sorte, lui ressembler. Et cette admiration, Jésus devait l’avoir en considérant bien-sûr que Joseph était un homme marqué par la faute originelle. L’admiration n’est pas simplement liée à une apparence extérieure, mais à la noblesse d’âme. La beauté d’un être, c’est sa beauté intérieure. Joseph, comme tout père, est sujet d’admiration, dans la mesure où il est investi d’une grandeur intérieure. Concernant cette grandeur intérieure, j’utilise fréquemment la règle des 7 C. Pour être sujet d’admiration, il faut pouvoir honorer 7 C :

    1. La Charité. « C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres qu’on vous reconnaîtra » (Jean 13, 35) Tout chrétien digne de ce nom est habité par la Charité, comme vertu théologale.
    2. La Conviction. Ce C est corrélatif du premier C. Il s’agit d’être structuré par des convictions. La foi donne une structure de vie, du caractère, une architecture à l’existence.
    3. La Cohérence. Le comportement du chrétien est appelé à être en adéquation avec ce qu’il confesse. On prêche plus par notre manière d’agir, que par nos convictions affichées.
    4. La Communion. Le chrétien doit être un homme de communion. Elle se réalisait, chez Saint Joseph, par l’amour qu’il avait pour sa femme Marie au point que, saisi d’un amour très profond pour elle, voyant que Dieu avait des projets sur Marie, il a voulu, par amour pour Marie, se retirer afin de donner pleine place à Dieu dans la vie de Marie. Mais le Seigneur lui a fait comprendre que son amour humain ne faisait pas obstacle au projet de Dieu, mais que Dieu voulait se servir de cet amour de communion. Jésus s’est nourri de cette communion familiale entre Marie et Joseph.
    5. La Connaissance. Saint Joseph était un homme « Juste », et nous savons qu’un homme « Juste » dans la tradition biblique était quelqu’un qui fréquentait assidûment le Temple, qui rentrait dans la justice de Dieu (au sens de justesse de Dieu). Il accomplissait parfaitement la Loi. Il initiait, comme tout bon juif, son enfant Jésus à l’enseignement de la Torah, donc à la connaissance de l’Ecriture.
    6. Le Charisme. On porte du fruit et on est utile à partir de son charisme. C’est particulièrement vrai pour ceux d’entre vous qui avez des hommes sous votre responsabilité. Jésus n’a pas fixé un programme : il a choisi des hommes. Chaque homme est doté d’un talent particulier, complémentaire de celui des autres. L’Eglise est riche de cette diversité de talents. Ce n’est pas la pointure de la chaussure qui détermine la taille du pied : il faut toujours partir du talent, du charisme, de la capacité de la personne avant de former une bonne équipe. Donc Joseph a un charisme particulier, il a reconnu son don, il a vu sa compétence. Il a découvert que sa vocation était de devenir père nourricier de Jésus
    7. La communication. Le rôle des parents est de transmettre la vie, mais aussi un patrimoine culturel et spirituel. C’est ce qu’a admirablement fait St Joseph vis-à-vis de son fils adoptif Jésus. Il y a un art de communiquer, qui n’est pas sans rapport avec le contenu de ce que l’on veut transmettre. « La forme, c’est le fond qui remonte à la surface » (Victor Hugo)

    Le mot admiration peut-être pourtant ambiguë car le chrétien n’est pas celui qui brille sous les feux de la rampe, aux avant-postes de la scène. Il est celui qui se trouve en retrait et qui désigne la source de la lumière, au delà de lui-même. Il ne retient pas la lumière de manière un peu idolâtrique et narcissique pour dire « je suis le plus beau, je suis le plus grand », mais il est celui dont la beauté renvoie à la source même de toute beauté qu’est le Christ, à sa lumière éternelle.

    Mgr Dominique Rey – évêque de Fréjus-Toulon

    Suite la semaine prochaine : l’Autorité

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