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  • Padre Pro, martyr dans la Joie

    Padre Pro, martyr dans la Joie

    En ce jour de la sortie du film Cristeros, les Hommes-Adorateurs vous invitent à prendre exemple sur un  homme bienheureux, le Père Pro, qui,  comme Anaclet Gonzalez Floreslutta contre un gouvernement socialiste qui ne respectait pas la liberté religieuse. S’il n’apparaît pas dans le film à ne pas manquer, sa vie exemplaire mérite d’être plus connue, sans oublier qu’il passa quelques temps dans le diocèse de Fréjus-Toulon, diocèse d’origine des Hommes-Adorateurs !

    Padre-Pro

    Le bienheureux Miguel Agustin Pro,(1891-1927) était un prêtre jésuite mexicain.

    Au cours de la persécution religieuse des socialistes contre les catholiques, guerre des Cristeros, il fut exécuté sans jugement lors de la persécution religieuse des années 1920 au Mexique.

    La persécution l’obligea à se former en vue du sacerdoce en Europe,  mais il désirait le martyr. Entre autre, il fit un passage à Hyères, en convalescence, au sein du diocèse de Fréjus-Toulon. Loin de son pays, il désirait la grâce du martyr 

    Je n’ai jamais si bien compris, écrit-il, la valeur de la souffrance. II est bon de souffrir et de n’être vu que de Dieu… Il faut pourtant que je guérisse. Je veux rentrer au Mexique, où je mourrai martyr. Je veux des âmes!… J’offrirais volontiers dès maintenant le sacrifice de ma vie. Mais le bon Dieu a-t-il vraiment besoin de moi au Mexique?… Voyons si la grâce du martyre finira par m’être donnée. 

    Ce désir du martyr était (il doit toujours l’être d’ailleurs) indissociable d’une joie immense ! S’il était le plus assidu à la prière, le plus studieux lors des études, il était également le plus joyeux des compagnons lors de ses temps libres.

    Une fois de retour au Mexique, il exerce un ministère clandestin intense : célébration de la messe clandestines, administration des sacrements, prédications de retraites, encouragement aux fidèles, visites des malades, soin des pauvres, secours aux prisonniers, etc…

    Il écrivait :

    Pour sauver le Mexique, des prêtres devront se sacrifier, et en grand nombre… Ce n’est peut-être qu’une simple imagination, mais il me semble que Notre-Seigneur a pleinement accepté mon offrande.

    Il savait que son don de lui-même allait le conduire à l’offrande de sa vie :

    L’ordre a paru de m’arrêter, écrit-il; mais l’ordre n’a pas encore été exécuté. La raison c’est que je ne me cache pas du tout. Je fais ce que j’ai à faire à la lumière du jour et même à la lumière électrique, puisque l’autre ne me suffit pas.

    Toutefois, les tentatives d’arrestations se multiplient, ce qui lui donne l’occasion, non sans humour, de se faufiler entre les mailles des filets tendus contre lui.

    Le 13 novembre 1927, suite à un attentat manqué contre un candidat franc-maçon à la présidence du Mexique, le père Pro et ses deux frères Humberto et Robert sont arrêtés. Leur innocence ne fait aucun doute, mais le gouvernement veut faire un exemple pour l’église catholique. Sans jugement, Miguel et Humberto Pro sont fusillés le 23 novembre 1927.

    Sur le chemin de sa cellule au poteau d’exécution, le Père Pro rassure et pardonne à son geôlier.

    Au moment de son exécution, les bras en croix, il crie, proclame une dernière fois : « Vive le Christ-Roi ».

    pro

    exécution du Père Pro

    Miguel_ProPointBlank

    Un soldat l’achève

    Puissions-nous aussi suivre le Christ Roi sans peur, avec une grande confiance en Lui, car Lui seul peut faire de nous de véritables héros, des martyrs de son Saint Nom !

     ORAISON

    Dieu et Père qui avez accordé à votre fils Miguel Agustín, dans sa vie et dans son martyre, de chercher avec enthousiasme votre plus grande gloire et le salut des hommes; accordez-nous, à son exemple, de vous servir et de vous glorifier en accomplissant nos obligations quotidiennes avec fidélité et joie, et en aidant efficacement notre prochain. Nous vous demandons aussi, Père Saint, que, si c’est votre volonté, nous puissions bientôt vénérer le Bienheureux Miguel Agustín, comme un nouveau Saint de l’Église. 

    Par Jésus Christ Notre Seigneur

  • Anaclet Gonzalez Flores, martyr d’une loi inique

    Anaclet Gonzalez Flores, martyr d’une loi inique

    Dans le contexte de la sortie du film Cristeros, les Hommes-Adorateurs vous invitent à mieux connaitre un  homme bienheureux dot l’histoire y est relatée, un père de famille, qui lutta contre un gouvernement socialiste qui ne respectait pas la liberté religieuse : Anaclet González Flores. Puissions nous, nous aussi, puisant notre force dans l’Eucharistie, résister dignement et avec charité dès que la loi ne respecte plus le bien commun. Même si pour cela, tout comme Anaclet Gonzalez Flores, nous devons aller jusqu’au sacrifice ultime, celui de notre vie : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » (Jean 15, 13)

    anacleto

    Joseph Anaclet Gonzales Flores, né le 13 juillet 1888 à Tepatitlan dans l’état de Jalisco, au Mexique, tout d’abord s’est posé la question de la vocation sacerdotale. Après quelques années de séminaire, il est devenu avocat. Doté d’une vaste culture, il écrit une foule d’articles et des livres d’inspiration chrétienne et lutte pour le droit des plus faibles.

    En 1922, il se marie puis devient père de deux enfants.

    Quand la situation religieuse empire, il préconise d’abord la résistance passive non-violente et il épuise toutes les ressources juridiques et civiles possibles au service de la paix et de la réconciliation. Mais, quand il apprend le meurtre de quatre membres de “l’Association catholiques des Jeunes Mexicains”, association dont il avait été lui-même un membre enthousiaste dans sa jeunesse, il s’engage dans la “Ligue pour la Défense de la Liberté Religieuse”.

    Croyant dans le pouvoir de la presse, il fonda un journal hebdomadaire, et était un contributeur habituel d’autre journaux catholiques. Lorsque le gouvernement socialiste (Le Parti Révolutionnaire Institutionnel était membre de l’International Socialiste) tentait de l’intimider en le mettant en prison, il évangélisait les autres prisonniers.

    En janvier 1927, alors que la guérilla s’étend partout dans l’état de Jalisco, Anaclet se cache successivement dans de nombreuses retraites et écrit des bulletins de liaison entre les résistants avec des indications de stratégie. Il devient un chef influent qu’on appelle “le Maestro”. Le matin du 1er avril 1927, il est capturé avec les deux frères Vargas.

    Il est alors torturé en prison, mais on ne réussit pas à lui extorquer les informations recherchées. A un des ses bourreaux il dit :

    J’ai travaillé sans compter pour défendre la cause du Christ et de son Église. Vous allez me tuer. Mais sachez que cette cause ne mourra pas avec moi : je m’en vais, mais avec l’assurance que du ciel je verrai le triomphe de la foi dans mon pays natal.

    Au général Ferreira qui assiste à son supplice, il dit en désignant son bourreau :

    Je lui pardonne de bon cœur. Bientôt nous nous reverrons devant le tribunal divin. Le même juge qui me jugera sera son juge : Alors il trouvera en moi un intercesseur auprès de Dieu

    Le Général ordonna alors qu’il soit transpercé par une baïonnette. Une fois le coup porté, Anaclet meurt d’une rafale de balles en criant :

    Je meurs mais Dieu ne meurt pas !

    Vive le Christ Roi !

    Le même jour périrent les deux frères Vargas et Luis Padillas, béatifiés avec lui. Ses funérailles renforcèrent la foi de ses compatriotes qui furent nombreux, risquant leurs vies, à crier :

     AnacletoGonzalezFlores

    Vive le Christ Roi !

    cristeros