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  • Il faut réapprendre à nous agenouiller

    Il faut réapprendre à nous agenouiller

    Repliques-cultes-Les-Tontons-flingueurs-640x404Se mettre à genoux pendant la messe est-elle une pratique désuète ? Sans suspens, nous vous répondons « non » ! Nous voyons bien que nous vivons dans une société qui à bien des égards a perdu toute révérence pour les choses saintes et sacrées. Ce manque de révérence et de respect semble s’illustrer par la difficulté à se mettre à genoux devant Dieu ce qui peut, entre autres, refléter un manque d’humilité.  Laissons tout d’abord Joseph Ratzinger nous en parler :

    « Il se peut bien que l’agenouillement soit étranger à la culture moderne – pour la bonne raison que cette culture s’est éloignée de la foi. Elle ne connaît plus Celui devant lequel l’agenouillement est le seul geste nécessaire. La foi apprend aussi à nous agenouiller. C’est pourquoi une liturgie qui ne connaîtrait plus l’agenouillement serait intrinsèquement malade. Il faut réapprendre à nous agenouiller, réintroduire l’agenouillement partout où il a disparu, afin que, par notre prière, nous restions en communion avec les apôtres et les martyrs, en communion avec le cosmos tout entier, en union avec Jésus-Christ. »

    (Cardinal Joseph Ratzinger (Benoît XVI), extraits de L’Esprit de la liturgie, Ad Solem, 2001.)

    Etre à genoux exprime l’adoration et la vénération de notre Seigneur , c’est un signe d’humilité et de vulnérabilité. Seuls les humbles et les plus vulnérables devant Dieu peuvent recevoir sa grâce et de la miséricorde. L’agenouillement est un moyen d’exprimer cette vérité .

    Un signe convaincant que la catéchèse eucharistique est efficace chez les fidèles est certainement la croissance, en eux, du sens du mystère de Dieu présent parmi nous. (…) Je pense, d’une manière générale, à l’importance des gestes et des postures, comme le fait de s’agenouiller pendant les moments centraux de la prière eucharistique.

    (Benoît XVI, Exhortation Apostolique Post-Synodale Sacramentum Caritatis (65), 22 février 2007)

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    Au cours de la Sainte Messe, en forme ordinaire, trois moments sont propices pour adopter l’attitude du pécheur face à la Sainteté de Dieu, l’attitude d’adoration de l’agenouillement :

    • Au début de la messe lorsque nous demandons pardon (Kyrie), en signe d’humilité 
    • Lors de la consécration pour manifester que c’est le Christ qui vient dans l’hostie, en signe d’adoration.
    • Lors de la communion en signe de respect et de dignité face au corps du Christ que nous recevons.

    Et @silvedepik nous a fait justement remarquer que la forme extraordinaire nous offre deux occasions supplémentaires de fléchir le genoux devant le Christ :

    • prière au bas de l’autel (avant le Gloria)
    • et durant le Domine non sum dignus , ce qui est également très beau lors de la forme ordinaire.

    Nous pouvons ainsi mettre en application la phrase de Saint Paul :

    « afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux et sur la terre et sous la terre  » (Philippiens 2:10).

    Comme saint Paul , mettons nous à genoux pendant la messe et humblement l’adorons humblement notre Seigneur, Jésus Christ.

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  • Message de Monseigneur Rey aux hommes

    Message de Monseigneur Rey aux hommes

    rey 3L’idée de rassembler des hommes une fois par mois pour un repas fraternel suivi d’un temps d’adoration a surgi l’été dernier dans le cœur de pères de familles pérégrinant sur les chemins brûlants de la Provence, vers les sanctuaires de Notre-Dame de Grâces et de Saint-Joseph du Bessillon à Cotignac. Au terme de ce pèlerinage, ces pères tombent à genoux devant la statue de Marie et déposent dans son sein toutes leurs joies et toutes leurs peines.
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    Désormais, ils se réunissent chaque premier jeudi du mois, pour déposer dans le Cœur eucharistique du Christ tout ce qui fait leur vie et leur personne. Cet agenouillement, cette adoration, sont tout le contraire d’un acte de faiblesse. Contre « les idolâtries d’hier et d’aujourd’hui… S’agenouiller devant l’Eucharistie est une profession de liberté » rappelait Benoît XVI en 2008, car « celui qui s’incline devant Jésus ne peut et ne doit se prosterner devant aucun pouvoir terrestre, aussi fort soit-il. Nous les chrétiens nous ne nous agenouillons que devant Dieu, devant le Très Saint Sacrement, parce qu’en lui nous savons et nous croyons qu’est présent le seul Dieu véritable, qui a créé le monde et l’a tant aimé au point de lui donner son Fils unique. »
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    L’adoration constitue donc pour les hommes adorateurs comme un acte de résistance contre tous les asservissements charriés par notre époque. Ils y affirment aussi leur identité masculine, qu’ils ont célébrée virilement d’abord autour d’une table bien garnie, avant de s’offrir au Christ et de se laisser attirer par Lui dans le Cœur à cœur auquel Il les invite. Dans cette prière, comme le disait encore Benoît XVI, leur âme d’hommes continue à se nourrir « d’amour, de vérité, de paix; elle se nourrit d’espérance, parce que Celui devant lequel nous nous prosternons ne nous juge pas, ne nous écrase pas, mais nous libère et nous transforme. » La liberté, la paix et l’espérance qu’ils ont gagnées alors qu’ils se prosternaient devant leur Sauveur, ils peuvent ensuite les transmettre à tous ceux qu’ils aiment et les répandre dans tous les combats de leur vie.
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    C’est dans cet esprit, enfin, qu’ils veulent aussi faire de leur site internet un instrument de formation pour les hommes catholiques.
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    Que Dieu bénisse les hommes adorateurs et que cette initiative se répande partout où des cœurs généreux et virils sont prêts à se tourner vers Dieu !
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    Mgr Dominique Rey, le 28 février 2014
    ado Rey