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  • Messieurs, halte au sentimentalisme !

    Messieurs, halte au sentimentalisme !

    Oui ! Dieu est amour ! Oui ! Dieu nous demande de l’aimer, d’aimer notre prochain, d’aimer nos ennemis ! Mais non : nous ne sommes pas condamnés à être des hommes conduits par le sentimentalisme, la sensiblerie, la faiblesse… Mais tout d’abord, connaissez-vous la définition que le Larousse donne du sentimentalisme ? « Attitude de quelqu’un qui se laisse guider par une sensibilité exacerbée. »

    eastwood clint

    Hommes catholiques : le Christ vous libère du sentimentalisme, car il vous conduit au vrai Amour ! La sensibilité exacerbée est une aliénation dont le Christ vous libère via la bonne nouvelle de l’Évangile, Lui seul doit être notre guide.

    Notre société nous présente un amour appartenant exclusivement au domaine du sentiment, marqué par la culture hollywoodienne, héritière du romantisme. Sentir, ressentir… sans le savoir, un grand nombre de catholiques se sont éloignés de la foi en acceptant le diktat du monde du ressenti. Les « bons » sentiments conduisent à tant d’aberrations, tant de chemins de souffrances… ils sont souvent un masque devant des faiblesses de la Volonté et/ou de l’Intelligence. Ces « bons » sentiments guident les choix de mariage (suivis de tant de divorces), les choix éducatifs (suivi d’une intelligence si peu formée), les choix de parrain/marraine (suivi d’une foi si peu transmise), etc…

    Pourtant l’amour n’est pas seulement un sentiment, mais un acte de volonté, une aptitude à se donner en vue du bien d’autrui, souvent d’ailleurs très loin de notre ressenti. Marthe Robin donnait cette définition de l’amour : « Aimer, ce n’est pas sentir, mais consentir« .

    Le 1 mai, lors de la journée des Hommes-Adorateur au Cannet-des-Maures, Mgr Rey nous rappelait l’importance de l’autorité liée à la virilité : « à une époque où nous vivons une assez grande féminisation de la société qui privilégie les relations chaudes, fusionnelles, nous faisant du bien, nourrissant notre ressenti, le rôle du père est indispensable pour inviter à entrer dans un autre monde que celui de la mère. Ce rôle implique un détachement, un dépassement, voire un arrachement. » (son intervention sera bientôt publiée dans son intégralité sur ce site)

    Cet arrachement à la puissance du sentiment est une initiation à la puissance de l’Amour,  celle qui implique une décision, un jugement, une promesse. Cela est valable dans le mariage, dans la vie consacrée, dans la vie du chrétien. Lorsque le Pape Benoît XVI disait au clergé polonais en 2006 : « Le Christ a besoin de prêtres mûrs, virils, capables de cultiver une authentique paternité spirituelle« , il précisait que cette maturité, cette virilité étaient liées à la maturité affective d’un cœur adhérant à Dieu. Les conditions sont simples :

    • l’honnêteté avec soi-même,
    • l’ouverture envers le directeur spirituel
    • la confiance dans la miséricorde divine

    Mais avant cela, il ne demandait pas au jeunes prêtres de s’abandonner à leur ressenti, mais à porter « attention à la qualité de la prière personnelle et à une bonne formation théologique » lesquels « portent des fruits dans la vie »

    Cet article n’a pas une valeur de démonstration, mais son objectif est de nous aider à être libérés de l’aliénation du sentimentalisme. Pour cela, nous vous invitons donc à :

    • Rencontrer le Christ plus intensément à travers une prière guidée par un bon directeur spirituel, lequel vous permettra de prendre du recul sur votre ressenti et donc à le gouverner, sans l’opprimer.
    • Réaliser de plus en plus que le Christ nous parle à travers l’Eglise, à travers son « bon sens », et que la docilité envers ses préceptes aide notre humilité comme notre intelligence à grandir, puisque, humblement et activement, nous nous assujettissons à la Vérité, le Christ, notre Sauveur.

    Courage !

    PS : Le choix de la photo de Clint Eastwood est lié à sa prestation si virile et charitable dans « Gran Torino », mais nous nous gardons de faire de lui un modèle catholique !

  • Redevenir des hommes

    Redevenir des hommes

    L'homme tranquilleMes frères, soyons des hommes, soyons de vrais hommes !

    Ne soyons pas les êtres asexués que la société veut que nous soyons, ces êtres pseudo-angéliques qui conduisent à devenir des bêtes, comme le rappelait Blaise Pascal. C’est pourquoi il devient vital de repenser notre quotidien pour le viriliser. Notre bien, celui de la famille et celui de la société en dépendent.

    Je vous propose de travailler aujourd’hui trois facettes de la masculinité :

    La masculinité comme source d’autorité

    L’autorité est indissociable de l‘obéissance, et pour avoir l’autorité , il faut que celle-ci soit juste. L’autorité qui émane de la masculinité est au service des autres , au service de la justice : elle n’est jamais au service de celui qui l’exerce. C’est l’idéal chevaleresque qui apparaît ici : la cause juste qu’il sert ne lui rapporte rien, mais est orientée vers la protection du plus faible, le sens de la justice. (question : un homme politique qui ne protège pas le plus faible comme l’enfant à naître ou le vieillard est-il un homme ?)

    Ce combat est indissociable de l‘esprit de sacrifice, le Christ étant l’exemple parfait du sacrifice ultime, nous devons constamment avoir nos yeux rivés sur lui. Et ce n’est pas simple, c’est totalement lié à la notion de combat spirituel.

    Cette autorité retrouvée est celle du père, du prêtre, du chef…

    La masculinité comme source d’autonomie

    Comment être au service en n’étant pas autonome ? Non pas par orgueil, mais comme un serviteur inutile, afin de sincèrement libérer notre entourage de contingences matérielles dont le soucis doit être masculin (nous y reviendrons), nous devons apprendre l’autonomie, dans les petites choses, comme dans les grandes. Pour cela, nous devons humblement et constamment essayer ! OK, je ne sais pas faire, mais je vais essayer, seul ou avec l’aide d’une personne compétente sans avoir peur de l’échec.

    Et commençons par les petites choses : humblement, sans avoir peur du refus, proposons aux femmes, aux personnes âgées, à toute personne ayant besoin, notre aide pour  tenir une porte, pour porter des commissions, pour porter des bagages… Posons nous sans cesse la question : Jésus a-t-il eu peur de servir ? Et demandons lui de nous aider…

    la masculinité comme une capacité de refus d’être esclave des sentiments

    Il est nécessaire que notre raison gouverne nos sentiments, elle ne les efface pas mais sans cesse elle doit les assujettir à notre devoir. Nous oubliant nous même, nous devons vivre ce véritable combat qui agenouille nos sentiments devant la Vérité. C’est aussi un véritable combat ! Notre devoir, notre mission, notre vocation ne peuvent être entravés par des sentiments.

    Est-ce oublier l’amour ? Bien sûr que non, cette phrase de Benoit XVI au sujet de l’amour du prochain dans « Deus est caritas«  en est la parfaite illustration :

    J’apprends alors à regarder cette autre personne non plus seulement avec mes yeux et mes sentiments, mais selon la perspective de Jésus Christ.

    C’est encore et exclusivement les yeux rivés vers le Christ que la masculinité peut se déployer…

    Les sacrements au service de la masculinité

    Le chemin de la masculinité vous parait-il ardu ? Si  oui c’est bon signe : c’est ce qui nous permet d’avoir recours aux sacrements. Les sacrements ont pour effet principal de produire la grâce de Dieu dans notre âme. La grâce est un don intérieur surnaturel, qui nous est donné sans aucun mérite de notre part, mais par les mérites de Jésus-Christ, en vue de la vie éternelle.

    Grâce aux Sacrements notre volonté est illuminée, se meut et est fortifiée, pour que nous fassions le bien et évitions le mal. Le combat spirituel ne peut être envisagé sans que notre volonté ne bénéficie des Sacrements.

    Nous vous invitons donc à recevoir très fréquemment les Sacrements de la Pénitence et de l‘Eucharistie, totalement indispensables pour qu’un homme soit un vrai homme.

     

    redeviens un homme