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  • Paul, porte-étendard du Christ

    Paul, porte-étendard du Christ

    vaticanLorsque les dignitaires qui brandissent les insignes royaux, précédés du son fracassant des trompettes et d’une multitude de soldats, font leur entrée dans les cités, tout le peuple a l’habitude d’accourir pour entendre le fracas des instruments, pour voir les insignes élevés dans les airs, pour admirer l’air martial de celui qui les porte.

    Eh bien donc, puisque Paul, quant à lui, fait son entrée aujourd’hui, non pas simplement dans une cité, mais dans l’humanité entière, accourons, nous aussi. Car il brandit un insigne, lui, qui n’est pas celui d’un royaume terrestre, mais qui est la croix du Christ qui règne aux cieux, et au lieu d’hommes, ce sont des anges qui le précèdent, pour honorer cet étendard et affermir celui qui le porte.

    Car des anges ont été donnés déjà par le Maître de l’univers à ceux qui ont à conduire seulement leur propre vie sans avoir en charge les affaires publiques, pour veiller sur eux suivant cette parole: «L’ange qui m’a sauvé du mal depuis ma jeunesse» (Gn 48, 16); à plus forte raison les puissances célestes se penchent-elles sur les hommes qui ont entre leurs mains le salut de l’humanité, et qui avancent, porteurs du don qu’ils ont en charge, et il pèse d’un tel poids!

    Quand on est investi de l’honneur de brandir les insignes royaux, on se drape de diverses étoffes, on porte autour du cou une parure d’or, on resplendit des pieds à la tête; Paul, lui aussi, a sa parure, ce n’est pas de l’or, ce sont des chaînes, et ce qu’il brandit, c’est la croix, et il est persécuté, il est fouetté, il souffre la faim. Oh! ne vous affligez pas, mes bien-aimés! Car voilà une parure plus précieuse, plus éclatante que l’autre, et ô combien plus agréable à Dieu! Et c’est justement ce qui l’empêchait de succomber. à la fatigue en portant la croix. Oui, c’est une chose merveilleuse : pris dans ces entraves, condamné à recevoir le fouet, le voilà plus rayonnant que les princes avec leur diadème et leurs étoffes de pourpre. Rayonnant, oui, je n’exagère pas, et la preuve vous en est donnée par les vêtements qu’il portait. Entassez donc diadème sur diadème et autant de robes de pourpre que vous le voudrez sur une personne minée par la maladie: vous aurez beau faire, vous n’arriverez pas à diminuer sa fièvre, même légèrement; les vêtements de Paul, au contraire, à peine entrent-ils en contact avec le corps d’un malade, qu’ils suppriment son affection (Ac 19, 12). Et quoi d’étonnant? Les insignes royaux ont le pouvoir de réfreiner l’audace des brigands, ils leur font prendre la fuite (et sans se retourner!); à plus forte raison, suffit-il aux maladies et aux démons de voir l’autre insigne, celui du Christ, pour battre en retraite et vite.

    Extrait de la septième homélie sur Saint Paul de Saint Jean Chrysostome 

  • EXCLU hommes-adorateurs : déstockage d’armes à bas prix

    EXCLU hommes-adorateurs : déstockage d’armes à bas prix

    clint Harry21Vous recherchez

    • Famas,
    • LRU (Lance Roquette Unitaire),
    • PAAMS (Système d’armes principal des frégates Horizon),
    • Missiles (ASTER, MILAN, AASM, ANL, ASMPA, EXOCET, M51, M45, MDCN, METEOR, MICA, MMP),
    • Drone (Harfang, Reaper, Predator, SDTI, Male, Neuron, Talarion, Drogen, Sperwer),

    nous  ne pouvons rien pour vous.

    Nos armes ont une porté supérieure.

    Si cela vous intéresse, voici les promotions du moment, les armes spirituelles, issues du catalogue de Sainte Catherine de Bologne :

    • Faire preuve de soin et d’attention en accomplissant toujours le bien
    • Croire que seuls nous ne pourrons jamais faire quelque chose de vraiment bon
    • Avoir confiance en Dieu et, par amour pour lui, ne jamais craindre la bataille contre le mal, que ce soit dans le monde, ou en nous-mêmes ;
    • Méditer souvent les événements et les paroles de la vie de Jésus, surtout sa passion et sa mort 
    • Se rappeler que nous devons mourir ;
    • Garder à l’esprit la mémoire des biens du paradis ;
    • Connaître les Saintes Écritures, en les portant toujours dans son cœur pour qu’elles orientent toutes les pensées et toutes les actions

    Nous ne serons trop vous conseiller également l’arme de poing qui a toujours fait ses preuves lors des assauts de l’ennemi, à toujours conserver dans sa poche : le chapelet

    Au sujet de sa portée, lisez bien ceci :

    « Le Révérend Père Jean Amât, de l’ordre de Saint-Dominique, prêchait le Carême dans un lieu de ce royaume d’Aragon; on lui amena une jeune fille possédée du démon; après l’avoir plusieurs fois exorcisée, mais en vain, il lui mit son Rosaire au cou, et aussitôt elle se mit à faire de cris et des hurlements épouvantables, disant : « Otez-moi, ôtez- moi ces grains qui me tourmentent« . Enfin le père, par compassion pour la pauvre fille, lui ôta son Rosaire du cou. La nuit suivante, lorsque le Révérend Père était dans son lit à se reposer, les mêmes démons qui possédaient cette fille vinrent à lui, tout écumants de rage, pour se saisir de sa personne; mais avec son Rosaire qu’il tenait fortement à la main, malgré les efforts qu’ils firent pour le lui ôter, il les fouetta admirablement bien et les chassa en disant : « Sainte Marie, Notre-Dame du saint Rosaire, à mon aide ! » Lorsque, le lendemain, il allait à l’église, il rencontra cette pauvre fille encore possédée; un des démons qui étaient en elle se mit à dire en se moquant de lui : « Ah ! frère, si tu n’avais point eu ton Rosaire, nous t’aurions bien accommodé ». Alors le Révérend Père jette derechef son Rosaire au cou de la fille, disant : « Par les très sacrés Noms de Jésus et de Marie, Sa Sainte Mère, et par la vertu du Très Saint Rosaire, je vous commande, esprits malins, de sortir de ce corps tout à l’heure »; aussitôt ils furent contraints d’obéir, et elle fut délivrée. Ces histoires nous marquent quelle est la force du Saint Rosaire pour vaincre toutes sortes de tentations des démons et toutes sortes de péchés, parce que les grains bénits du Rosaire les mettent en fuite (…) »  Extrait du Secret Admirable du Très Saint Rosaire, par Saint Louis-Marie Grignion de Montfort

    Un conseil ? Prenez tout… c’est gratuit !

  • La pénitence, c’est…

    La pénitence, c’est…

    penitence detLa pénitence, c’est l’accomplissement exact de l’horaire que tu t’es fixé, même si ton corps oppose de la résistance ou si ton esprit prétend s’évader dans des rêveries chimériques. La pénitence, c’est se lever à l’heure. Et aussi ne pas remettre à plus tard, sans motif valable, une tâche qui est pour toi plus difficile ou coûteuse que d’autres.
    La pénitence consiste à savoir concilier tes obligations envers Dieu, envers les autres et envers toi-même, en te montrant exigeant envers toi-même pour trouver du temps pour chaque chose. Tu es pénitent lorsque tu te plies amoureusement à ton plan de prière, même si tu es épuisé, sans envie ou froid.

    La pénitence, c’est traiter toujours les autres avec la plus grande charité, en commençant par ton entourage. C’est apporter la plus grande délicatesse à t’occuper de ceux qui souffrent, des malades, de ceux qui traversent une épreuve. C’est répondre avec patience aux raseurs et aux importuns. C’est interrompre ou modifier nos plans lorsque les circonstances, les intérêts bons et justes des autres surtout, le requièrent.

    La pénitence consiste à supporter avec bonne humeur les mille petites contrariétés de la journée ; à ne pas abandonner ton occupation même si tu perds momentanément l’enthousiasme des débuts avec lequel tu l’avais entreprise ; à manger avec reconnaissance ce qu’on te sert, sans importuner par des caprices.

    La pénitence, pour les parents et, en général, pour tous ceux qui ont une mission de direction ou d’éducation, c’est corriger quand il faut le faire, en accord avec la nature de l’erreur et les conditions de celui qui a besoin de cette aide, par-delà les subjectivismes bornés et sentimentaux.

    L’esprit de pénitence nous amène à ne pas nous attacher d’une façon désordonnée à notre ébauche monumentale de projets futurs, dans laquelle nous aurions déjà prévu nos traits et nos coups de pinceau magistraux.

    Quelle joie nous donnons à Dieu lorsque nous savons renoncer à nos gribouillis et à nos coups de brosse d’artiste amateur et que nous permettons que ce soit Lui qui ajoute les traits et les couleurs qui Lui plaisent le plus !

    Amis de Dieu, 138

  • La langue est un fléau, toujours en mouvement, remplie d’un venin mortel.

    La langue est un fléau, toujours en mouvement, remplie d’un venin mortel.

    tontonMes frères, ne soyez pas nombreux à devenir des maîtres : comme vous le savez, nous qui enseignons, nous serons jugés plus sévèrement.
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    Tous, en effet, nous commettons des écarts, et souvent. Si quelqu’un ne commet pas d’écart quand il parle, c’est un homme parfait, capable de maîtriser son corps tout entier. En mettant un frein dans la bouche des chevaux pour qu’ils nous obéissent, nous dirigeons leur corps tout entier. Voyez aussi les navires : quelles que soient leur taille et la force des vents qui les poussent, ils sont dirigés par un tout petit gouvernail au gré de l’impulsion donnée par le pilote. De même, notre langue est une petite partie de notre corps et elle peut se vanter de faire de grandes choses. Voyez encore : un tout petit feu peut embraser une très grande forêt.
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    La langue aussi est un feu ; monde d’injustice, cette langue tient sa place parmi nos membres ; c’est elle qui contamine le corps tout entier, elle enflamme le cours de notre existence, étant ellemême enflammée par la géhenne. Toute espèce de bêtes sauvages et d’oiseaux, de reptiles et d’animaux marins peut être domptée et, de fait, toutes furent domptées par l’espèce humaine ; mais la langue, personne ne peut la dompter : elle est un fléau, toujours en mouvement, remplie d’un venin mortel.
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    Elle nous sert à bénir le Seigneur notre Père, elle nous sert aussi à maudire les hommes, qui sont créés à l’image de Dieu. De la même bouche sortent bénédiction et malédiction. Mes frères, il ne faut pas qu’il en soit ainsi. Une source fait-elle jaillir par le même orifice de l’eau douce et de l’eau amère ?  Mes frères, un figuier peut-il donner des olives ? Une vigne peut-elle donner des figues ? Une source d’eau salée ne peut pas davantage donner de l’eau douce.
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    Quelqu’un, parmi vous, a-t-il la sagesse et le savoir ? Qu’il montre par sa vie exemplaire que la douceur de la sagesse inspire ses actes.  Mais si vous avez dans le cœur la jalousie amère et l’esprit de rivalité, ne vous en vantez pas, ne mentez pas, n’allez pas contre la vérité. Cette prétendue sagesse ne vient pas d’en haut ; au contraire, elle est terrestre, purement humaine, démoniaque. Car la jalousie et les rivalités mènent au désordre et à toutes sortes d’actions malfaisantes.
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    Au contraire, la sagesse qui vient d’en haut est d’abord pure, puis pacifique, bienveillante, conciliante, pleine de miséricorde et féconde en bons fruits, sans parti pris, sans hypocrisie. C’est dans la paix qu’est semée la justice, qui donne son fruit aux artisans de la paix.
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    Lettre de saint Jacques Apôtre – Chapitre 3 (source :AELF )

  • Le couple chrétien, une seule chair

    Le couple chrétien, une seule chair

    Nous remercions notre ami Yvan Pelletier, de la Faculté de Philosophie Université Laval de Québec, qui nous permis de publier ce texte sur le couple, qu’il a rédigé en vue de préparer des couples québécois au mariage : 

    mariage« Il y a une autre dimension fondamentale du mariage chrétien, mais on y prête peu attention, parce qu’on est habitué à l’expression employée par l’Écriture. Cela nous semble chose tellement évidente qu’on en reste à une interprétation très superficielle. Cette expression est employée, elle aussi, dès le début des Écritures, dans le récit de la Genèse : « L’homme quitte son père et sa mère et s’attache à sa femme, et ils deviennent une seule chair. » (Gn 1, 24) J’ai parlé tout à l’heure de ce que signifie “quitter son père et sa mère”. Maintenant, arrêtons-nous à l’autre partie de cette phrase : “Il s’attache à sa femme, et ils deviennent une seule chair”. En entendant l’expression, tu as évidemment pensé à l’union physique des conjoints dans l’acte sexuel. Mais par-delà cette évidence, il y a plus.

    Une seule chair, oui, cela se réalise d’abord dans l’union sexuelle, mais, justement, cette union crée un nouvel être, un être un. Adam lui-même dira, en voyant Ève : “Pour le coup, c’est l’os de mes os et la chair de ma chair” (Gn 1, 23), et saint Paul soulignera que le corps de la femme mariée ne lui appartient plus, mais appartient à son mari, et que, de même, le corps du mari ne lui appartient plus, mais appartient à sa femme (voir 1 Co 7, 4). En entendant cela, nous sommes portés à penser, superficiellement et sentimen­talement, que le mariage, c’est un peu la juxtaposition de deux personnes, qui font une seule chair dans l’acte sexuel. Pour un Juif, c’est-à-dire pour le peuple avec lequel Dieu a inauguré la révélation de la vérité, il en va tout autrement. Dans l’anthropologie juive, ou, si on veut, dans la conception juive du mariage, cette seule chair créée par le mariage est permanente et comporte plusieurs rôles. Deux principaux au départ : une tête, l’homme, et un corps, la femme. Comprenons-nous bien, parce qu’ici, il y a une révélation très sérieuse, que peu de gens comprennent.

    Tout, dans la façon dont les choses sont créées, dans les personnages et les événements de l’histoire du peuple élu, et dans l’Écriture, tout, absolument tout, dira saint Paul, est une figure de celui qui devait venir : Jésus Christ. Le monde, les étoiles, l’infini, le soleil, la lune, les animaux, les saisons, la naissance, la mort, tout est là pour parler de Dieu, de son amour, des hommes, du péché, de la mort, de la croix de Jésus Christ, de la résurrection… Le couple, par-dessus tout, dans sa constitution, dans les caractères propres à l’homme et à la femme, trouve son explication ultime en Jésus Christ et, en même temps, devient le grand sacrement, comme dira saint Paul (voir Ep 5, 32), du mystère du Christ et de l’Église. Voyons cela de plus près.

    Disons d’abord que la dignité égale de l’homme et de la femme, créée d’une côte près de son cœur, est déjà mise en relief dans la Genèse et dans bien d’autres endroits encore. Ici, il ne s’agit pas de mettre cela en doute. Le chrétien a un énorme respect, un émerveillement profond pour la femme, une conscience de sa dignité qui tranche sur toutes les autres cultures. En opposition, par exemple, avec bien des coutumes orientales, qui asservissent la femme à l’homme, qui mettent même parfois en doute sa nature humaine, le fait qu’elle soit animée d’une âme égale en dignité avec celle de l’homme. Bien des religions la traitent en être inférieur, la cachent, la font taire, la rendent responsable des fautes de l’homme : l’Islam, par exemple. En opposition aussi avec des façons de faire plus proches de nous, où on prétend défendre l’égalité de la femme alors qu’en fait on la méprise au point que pour la réhabiliter on ne voit pas mieux que de nier sa féminité et de prétendre en faire un homme. Par cette prétention, et par toutes les plaisanteries qui circulent sur la femme, sur les blondes, on voit que la prétendue libération de la femme est bien superficielle. L’Église ne fait pas un homme avec la femme. Elle reconnaît sa dignité propre, et un rôle original, complémentaire avec celui de l’homme. D’ailleurs, l’être humain que le chrétien vénère le plus, après Jésus Christ, qui est Dieu, est une femme : Marie, sa mère.

    Déjà, dans tout l’Ancien Testament, Dieu se révèle comme un Père, il parle de lui comme d’un Époux et d’Israël comme d’une femme, épouse tantôt fidèle, tantôt adultère. En Jésus Christ, tout devient limpide : il est, Lui, le Fils de Dieu, le Nouvel Adam de qui, pendant le sommeil de sa mort, et de son côté ouvert par un coup de lance, Dieu tire l’Église, nouvelle Ève. L’Église, c’est toi, c’est moi, c’est un peuple que Jésus Christ a épousé par amour, pour ne faire avec Lui, avec toi, qu’une seule chair. L’Église, c’est le corps de Jésus Christ; Jésus Christ, c’est la tête de l’Église : tu vois comme on rejoint l’anthropologie du peuple juif, qui portait la vérité sans en connaître tout le sens. »

  • L’agence tout risque… au secours des hommes-adorateurs ?

    L’agence tout risque… au secours des hommes-adorateurs ?

     

    A 2 R

    L’Agence tout risque ? Si vous êtes de ma génération, vous connaissez bien ! Série américaine tourné de 1983 à 1987, elle faisait ma joie. Rassurez-vous, je ne vais pas m’épancher, laissons l’expression du ressenti aux femmes adoratrices !

    Si nous évoquons l’Agence tout risque, c’est bien parce que cela sert notre cause : permettre aux hommes de se retrouver, d’agir ensemble pour la plus grande gloire de Dieu.

    Fulton Sheen nous rappelait que « Dieu s’introduit dans l’âme dans chaque désir et chaque joie ». Cette joie que nous connaissions lorsque nous voyons la force, l’ingéniosité de cette « agence » qui servait le bien doit toujours faire écho dans notre âme, c’est bien une fente par laquelle Dieu peut toujours pénétrer en nos cœurs. Ne la refoulons pas et surtout, ne l’oublions pas : Dieu aujourd’hui nous demande de la retrouver, avec notre maturité !

    Avant toute chose, replongeons nous dans l’ambiance, écoutons le générique…

    Notre propos, évidemment , n’est pas de canoniser les membres de la série, vos connaissez leurs vices et vertus ! Mais deux éléments (vous en trouverez peut-être d’autres !) retiennent mon attention d’homme catholique et me paraissent édifiants :

    1. Une équipe qui risque sa vie pour une juste cause, « au service de la veuve et de l’orphelin », de manière réaliste puisqu’elle cherche également de quoi subsister.
    2. Une équipe hétérogène utilisant sa complémentarité, d’une certaine manière universelle (traduction de catholique) de par sa composition.

    Risquer sa vie pour une juste cause

    teamC’est bien là la vocation de tout catholique, qui plus est, de l’homme catholique. Disciples du Christ, « chemin, vérité et vie » (Jean 14, 6) qui est venu rendre témoignage à la Vérité, la juste cause pour laquelle nous risquons tout est toujours celle du service  la Vérité. Risquer, perdre sa vie, ne signifie pas simplement pour nous mourir au sens propre, mais également abandonner notre vie à Jésus, mourir à nous même… pour mieux nous trouver !

    Ainsi l’homme catholique, même si son combat peut être de rechigner au départ à servir la juste cause (comme souvent des membres de l’Agence), doit savoir tout abandonner, surtout l’image de l’homme gentil, bien élevé voulant faire plaisir à ses amis, à sa famille, pour ne plus servir que le Christ. Même si cela ne nous plait pas (et c’est normal !), suivre le Christ est bien souvent illustré par sa parole : « Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison » (Matthieu 10, 34).

    C’est alors que la composition hétéroclite de l’Agence tout risque intervient ! Suivant le Christ, quittant tout pour Lui, le centuple que nous recevons, ce sont nos frères, ceux que nous n’aurions sûrement jamais choisi de prime abord (comme un Barracuda n’aurait pas choisi un Looping!). « Et celui qui aura quitté, à cause de mon nom, des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra le centuple, et il aura en héritage la vie éternelle » (Matthieu 19, 29)

    De nouveaux frères : l’équipe hétérogène de l’Agence tout risque

    Si dans votre groupe d’hommes-adorateurs, dans votre paroisse, vous réalisez que les différences entre les membres sont remarquables, voire étonnantes, difficiles à vivre : rendez grâce, le Seigneur agit : le voilà le merveilleux centuple que seul le Christ peut unir ! C’est cette différence qui fait notre richesse. Un tour de piste de l’Agence pour illustrer notre propos ? En route :

    agence

    Colonel John Smith, « Hannibal »

    Vous vous rappelez surement de sa phrase préférée : « J’adore qu’un plan se déroule sans accroc ! » (« I love it when a plan comes together. » en VO). Tacticien hors pair, il accepte chaque nouvelle mission comme un nouveau défi (« N’ayez pas peur ! »,365 occurrences dans la Bible). C’est toujours lui le chef, capable d’écouter et disposant d’une autorité naturelle.

    Lieutenant Templeton Peck, « Futé »

    Baratineur, séducteur et logisticien de l’équipe. Jouant d’astuces, il arrive toujours à approvisionner l’équipe matériellement et en informations. Anecdotiquement, nous pouvons ajouter qu’il fut amoureux à l’université d’une femme qui devint religieuse.

    Capitaine H. M. Murdock, « Looping « 

    Excellent pilote, officiellement interné dans un hôpital psychiatrique pour anciens combattants  Il s’identifie à des personnages fictifs, a des hallucinations, et s’adresse fréquemment à des objets comme des plantes, une chaussette….Homme cultivé parlant couramment plusieurs langues dont le chinois, il est également capable d’imiter les voix de personnes célèbres.

    Sergent Bosco Albert Barracus, « Barracuda »

    Ancien sergent de la Police Militaire, c’est un extraordinaire mécanicien et pilote automobile. Il ne supporte pas l’injustice et essaye d’aider comme il peut les enfants défavorisés. Préférant le lait à l’alcool, il lui était sûrement difficile de comprendre l’art de boire catholique. Nous pensons qu’il est devenu bagarreur craignant à cause de cela de ne pas pouvoir devenir homme-adorateur : ici même, nous lui disons solennellement qu’il avait tord ! 

    La différence

    Tout cela illustre bien combien les différences sont des richesses. Toutefois, deux écueils sont à éviter :

    1. Vouloir être différent, c’est-à-dire se créer un personnage.
    2. Avoir peur d’être différent et devenir un clone des « gens biens » qui sont autour de nous.

    Ces deux écueils sont des prisons que le Christ ne veut pas pour nous. Il ne nous veut ni clone, ni jouant un rôle : il nous veut nous-même. La recette de la vrai différence n’est ni de nous regarder le nombril, ni de mépriser le regards des autres sur nous : c’est de laisser exclusivement le regard de Dieu se poser sur nous. Ainsi nous acceptons de devenir ses disciples. Hommes-Adorateurs, c’est en l’adorant, en le contemplant dans le Saint-Sacrement que vous laissez le Christ vous révéler à vous même, que vous acceptez alors de devenir ce que vous êtes profondément.

    Alors, pour finir, permettez moi de modifier légèrement l’accroche de la série de mon (notre ?) enfance :

     » Si la loi ne peut plus rien pour vous, il vous reste un recours, un seul : Jésus-Christ, votre Sauveur ! « 

  • La force véritable et parfaite

    La force véritable et parfaite

    forceTiré du « Paradis de l’âme » de Saint Albert le Grand :

    1 – La force véritable et parfaite consiste à être maître de son âme quand on est tenté par l’orgueil ou l’envie, la colère, la luxure ou l’avarice, la vaine gloire et la complaisance en soi-même, ou par les plaisirs inférieurs : l’âme raisonnable ne consent jamais à toutes ces tentations qu’elle réprime aussitôt. Voilà pourquoi il est dit au livre des Proverbes (ch. 16, v. 32) : « Celui qui supporte patiemment vaut mieux qu’un héros, et celui qui se domine soi-même est supérieur au guerrier qui prend des villes ». Cette force-là, Samson, très courageux cependant, ne l’a pas eue ;  sans doute, il mit en pièces un lion (Juges, ch. 14, v. 6), et avec une mâchoire d’âne il terrassa un millier de Philistins (ch. 15, v. 15, 16), mais ensuite, parce qu’il aimait une femme, Dalila, toute force lui fut retirée (ch. 16, v. 4, 17, 20).

    2 – Il a la vraie force, celui qui préserve ses membres et ses sens de tout ce qui est défendu. David ne fut point vraiment fort, lui qui, après avoir tué le lion comme l’ours, et aussi Goliath (Ier Livre des Rois, ch. 17, v. 36, v. 50), n’eut pas la force de retenir ses yeux et de réprimer des regards coupables (IIe Livre des Rois, ch. 11, v. 2). Quoi donc ! Certains ont de la force, et ils en ont beaucoup, quand il s’agit de jeûner, de veiller, de châtier leur corps par des cilices et des disciplines ; et ils sont impuissants à arrêter leurs pas sur le chemin du vice, à préserver leurs mains d’œuvres mauvaises ; ils ne peuvent se retenir d’entendre des paroles nuisibles, et beaucoup moins encore d’en proférer eux-mêmes ! Saint Jacques avait raison de dire : « Toute espèce d’animaux, d’oiseaux, de reptiles, etc., peut se dompter, et a été domptée, en fait, par l’homme ; mais la langue, personne ne peut la dompter : c’est un fléau qu’on n’arrête pas ; elle est remplie d’un venin mortel » (ch. 3, v. 7-8). Et cependant, si on ne maîtrise pas sa langue, il n’y a pas de religion véritable. « Quelqu’un s’imagine-t-il être religieux sans mettre un frein à sa langue ? Il se trompe lui-même, et sa religion est vaine » (ch. 1, v. 26).

    3 – Le fait de savourer les douceurs spirituelles conduit à la vraie force ; car l’âme en est fortifiée en vue du bien à faire, pour supporter aussi les adversités, et pour être victorieuse du vice et de tout ce qui lui est nuisible. Jonathas a figuré à l’avance ce goût des délices de l’esprit ; après avoir mangé un peu de miel, ses yeux furent illuminés et il eut la force de poursuivre ses ennemis (IerLivre des Roisch. 14, v. 28). Et Moïse fut tellement réconforté par la suavité que son âme éprouvait de la vision de Dieu et de son entretien avec lui, que, durant quarante jours, il n’eut pas besoin de nourriture. (Exode, ch. 24, v. 18).

    4 – La fonction de la force, c’est d’affermir l’intelligence dans la connaissance de Dieu, et la volonté dans l’amour de Dieu et du prochain, de fortifier l’âme au milieu des adversités pour qu’elle ne s’en effraie pas, et en plein succès, afin qu’elle ne s’y laisse pas amollir ; de même, la force excite l’âme à l’exercice continuel du bien, et elle la soutient au point que le mal ne la domine jamais. Cette dernière force, Tobie l’avait en partage ; l’autre était celle de Mathathias et d’Éléazar, de Job et de Daniel. Saint Paul et saint Etienne eurent la première. Celui qui reconnaît en soi-même quelque chose de cela, peut être sans inquiétude : il a la preuve qu’il possède la vraie force.

    5 – Et une preuve, au contraire, d’une force qui n’est pas la vraie, mais qui est très mauvaise, c’est de commettre contre Dieu quantité de gros péchés. Saint Anselme dit à ce propos : « Pécher, ce n’est pas être libre, ce n’est pas non plus une partie de la liberté », pécher, c’est bien plus une impuissance qu’un pouvoir, car le malheur et le mal ont sur une personne d’autant plus d’empire qu’elle est capable de faire ce qui n’est pas de son intérêt. « Malheur à vous qui pouvez boire beaucoup de vin, disait le prophète Isaïe, et qui n’êtes forts que pour vous enivrer » (ch. 5, v. 11). Les persécuteurs de l’Église, rois et princes, ont eu jadis cette puissance ; elle est aujourd’hui encore, et elle sera toujours celle de l’Antéchrist et de ses associés.

    musclez votre vie spirituelle

  • G.K. Chesterton : l’arme du rire

    G.K. Chesterton : l’arme du rire

    chesterireJ’étais un jour couché sur l’herbe à l’ombre d’une église de village, en compagnie d’un curieux personnage.Il faisait partie des adeptes d’une religion pour lors dans toute sa fraîcheur, qui ne craignait pas de s’intituler Higher Thought, ou Pensée supérieure, et où je me trouvais suffisamment initié pour discerner déjà une certaine tonalité générale d’altitude et de supériorité, tout en souhaitant d’atteindre bientôt le degré plus ésotérique où les rudiments de la « pensée » me seraient enfin perceptibles.

    Mon compagnon était de beaucoup le plus amusant de ce groupe d’excentriques, car, quel que fût le niveau de sa pensée, il leur était fort supérieur par l’étendue de ses expériences, ayant navigué sous les tropiques, tandis qu’ils cogitaient en banlieue. On l’accusait même de quelque tartarinade, mais j’avais eu plaisir à me promener avec lui dans les bois, où son visage bronzé, ses sourcils hirsutes et sa barbe pointue me représentaient assez bien l’image du dieu Pan.

    Étendus sur le gazon, nous contemplions sans mot dire la cime des grands arbres et le clocher de l’église, tandis qu’autour de nous la chaude après-midi d’été s’adoucissait aux approches du soir. Tache imperceptible sur la pureté du ciel, un oiseau lointain chantait, et une brise molle se coulait, sans faire bouger une feuille, entre les branches des antiques vergers de la vieille Angleterre.

    Soudain, mon voisin rompit le silence. « Savez-vous, me dit-il, pourquoi ce clocher se dresse de la sorte ? » J’exprimai un respectable agnosticisme, et il poursuivit d’un air dégagé : « Oh ! toujours la même chose — l’obélisque, le culte du phallus. » Je levai les yeux sur lui, et, tandis qu’il ricanait dans sa barbe de bouc, ce n’est plus Pan que je vis, c’est le Diable en personne. Il n’y a pas de mot pour rendre l’énorme, l’insane, la perverse incongruité d’un propos pareil en un pareil lieu et un pareil moment.

    Une minute, je ressentis toutes les passions de ceux qui brûlaient des sorcières ; puis le sentiment d’une absurdité plus énorme encore se leva en moi comme une aurore. « Bien sûr, répondis-je après un instant de réflexion, bien sûr, sans le culte phallique, on aurait bâti l’église la tête en bas. » J’en aurais ri pendant des heures. Mon interlocuteur n’en fut pas offensé, car il n’avait pas l’épiderme fragile. Nous nous étions rencontrés par hasard, et ne nous sommes jamais revus ; il doit être mort, à l’heure qu’il est. Mais son nom m’est resté : il se faisait appeler Louis de Rougemont.

    L’image de l’église villageoise du Kent en équilibre sur la pointe de son clocher me revient à l’esprit chaque fois que l’on me parle d’origines païennes ; elle évoque à ma rescousse le rire salubre des géants et me met en humeur aussi charitable envers toute la gent des critiques et des archéologues qu’envers ce pauvre Rougemont. Mais cette énormité me demeure aussi un salutaire rappel de la mesure à observer en parlant des temples païens aussi bien que des églises chrétiennes ; mesure que nos modernes païens ne conservent pas toujours.

    G.K. Chesterton, Extrait de l’Homme éternel

  • Réveillez le groupe des Hommes-Adorateurs de Brignoles (83) !

    Réveillez le groupe des Hommes-Adorateurs de Brignoles (83) !

    Le groupes des hommes adorateurs de Brignoles est en sommeil…

    Il ne tient qu’à vous de le réveiller !

    Contact : paroisse.brignoles@wanadoo.fr

    affiche Brignoles 15 mai (2)

     

    affiche Brignoles 15 mai (1)

  • Les indulgences, moyen de « dispenser » le trésor de l’Eglise

    Les indulgences, moyen de « dispenser » le trésor de l’Eglise

    soldiers

    Aujourd’hui, voici un très beau texte de jean-Paul II, sur les indulgences, moyen de « dispenser » le trésor de l’Eglise, la Miséricorde de Dieu. Il fut tout d’abord difficile de trouver une illustration à ce sujet… l’idée d’illustrer l’article par ces soldats blessés nous a finalement paru intéressante : l’image de l’homme blessé reflète bien notre condition de pêcheurs souffrants, bien que réconcilié avec Dieu, encore marqué par ces « résidus » du péché qui nous rendent pas totalement ouvert à la grâce. Beau moyen d’aborder le chemin de purification nécessaire vers la plénitude de l’amour sur lequel nous trouvons les indulgences délivrées par l’Eglise… Pour rappel, le canon 992 définit l’indulgence comme : « la rémission devant Dieu de la peine temporelle due pour les péchés dont la faute est déjà effacée, rémission que le fidèle bien disposé obtient à certaines conditions déterminées, par l’action de l’Église, laquelle, en tant que dispensatrice de la rédemption, distribue et applique par son autorité le trésor des satisfactions du Christ et des saints« . Cette définition est tirée de l’encyclique « Indulgentiarum doctrina » de Paul VI et est reprise dans le Catéchisme de l’Église catholique au point 1471 suivie d’une explication.

    Jean-Paul II – Le don de l’Indulgence – Audience Générale du Mercredi 29 septembre 1999

    1. En étroite liaison avec le sacrement de la Pénitence, se présente à notre réflexion un thème… Je fais référence au don de l’indulgence… Il s’agit d’un thème délicat, sur lequel n’ont pas manqué les incompréhensions historiques, qui ont influencé de manière négative la communion entre les chrétiens. Dans le contexte œcuménique actuel, l’Église ressent l’exigence que cette pratique ancienne, entendue comme expression significative de la miséricorde de Dieu, soit bien comprise et accueillie. En effet, l’expérience révèle que l’on s’approche parfois des indulgences avec des attitudes superficielles, qui finissent par rendre vain le don de Dieu, faisant de l’ombre aux vérités et aux valeurs proposées par l’enseignement de l’Eglise.

    2. Le point de départ pour comprendre l’indulgence est l’abondance de la miséricorde de Dieu, qui s’est manifestée dans la croix du Christ. Jésus crucifié est la grande « indulgence » que le Père a offerte à l’humanité, à travers le pardon des fautes et la possibilité de la vie filiale (cf. Jean 1, 12-13) dans l’Esprit Saint (cf. Galates 4, 6 ; Romains 5, 5 ; 8, 15-16).

    Toutefois, dans la logique de l’alliance qui est le cœur de toute l’économie du salut, ce don ne nous atteint pas sans notre accord et notre disponibilité .

    A la lumière de ce principe, il n’est pas difficile de comprendre comment la réconciliation avec Dieu, tout en étant fondée sur une offre gratuite et abondante de la miséricorde, implique dans le même temps un processus laborieux, dans lequel l’homme est interpellé dans son engagement personnel et l’Eglise dans sa tâche sacramentelle. En ce qui concerne le pardon des péchés commis après le baptême, ce chemin possède son centre dans le sacrement de la Pénitence, mais il se développe également après sa célébration. En effet, l’homme doit être progressivement « guéri » des conséquences négatives que le péché a produites en lui (et que la tradition théologique appelle « peines » et « résidus » du péché).

    3. A première vue, parler de peines après le pardon sacramentel pourrait sembler peu cohérent. Cependant, l’Ancien Testament nous démontre qu’il est normal de subir des peines réparatrices après le pardon. En effet, Dieu, après s’être auto défini « Dieu de tendresse et de pitié […] qui tolère faute, transgression et péché », ajoute : « mais ne laisse rien impuni » (Exode 34, 6-7). Dans le deuxième livre de Samuel, l’humble confession du roi David faite après son grave péché lui obtient le pardon de Dieu (cf. 2 Samuel 12, 13), mais non la suppression du châtiment annoncé (cf. ibid., 12, 11 ; 16, 21). L’amour paternel de Dieu n’exclut pas le châtiment, même si celui-ci doit toujours être compris au sein d’une justice miséricordieuse qui rétablit l’ordre enfreint en fonction du bien même de l’homme (cf. Hébreux 12, 4-11).

    Dans ce contexte, la peine temporelle exprime la condition de souffrance de celui qui, bien que réconcilié avec Dieu, est encore marqué par ces « résidus » du péché, qui ne le rendent pas totalement ouvert à la grâce. Précisément en vue de la guérison complète, le pécheur est appelé à entreprendre un chemin de purification vers la plénitude de l’amour.

    Sur ce chemin, la miséricorde de Dieu vient à la rencontre du pécheur grâce à des aides particulières. Cette même peine temporelle remplit une fonction « médicinale » dans la mesure où l’homme se laisse interpeller pour se convertir profondément. Telle est également la signification de la « satisfaction » demandée dans le Sacrement de la Pénitence.

    4. Le sens des indulgences doit être saisi dans le cadre de ce renouvellement total de l’homme, en vertu de la grâce du Christ Rédempteur, par le ministère de l’Eglise. Elles possèdent leur origine historique dans la conscience que l’Eglise antique eut de pouvoir exprimer la miséricorde de Dieu en allégeant les peines canoniques infligées pour la rémission sacramentelle des péchés. L’allègement était toutefois toujours contrebalancé par des engagements, personnels et communautaires, qui assumaient, à titre de substitution, la fonction « médicinale » de la peine.

    Nous pouvons à présent comprendre comment par indulgence l’on entend la « rémission face à Dieu de la peine temporelle pour les péchés, déjà remis quant à la faute, une rémission que le fidèle, disposé comme il se doit et à des conditions déterminées, acquiert grâce à l’intervention de l’Eglise, qui, comme ministre de la rédemption, de façon autorisée dispense et applique le trésor des satisfactions du Christ et des saints » (cf. Catéchisme de l’Eglise catholique, 1471).

    Le trésor de l’Eglise existe donc, et il est comme « dispensé » à travers les indulgences. Cette « distribution » ne doit pas être entendue comme une sorte de transfert automatique, comme s’il s’agissait de « choses ». Elle est plutôt l’expression de la confiance totale que l’Eglise a d’être écoutée par le Père quand – en considération des mérites du Christ et, par son don, également de ceux de la Madone et des saints – elle lui demande d’alléger ou d’annuller l’aspect douloureux de la peine, en développant sa fonction médicinale à travers d’autres parcours de grâce. Dans le mystère insondable de la sagesse divine, ce don d’intercession peut être également bénéfique aux fidèles défunts, qui en reçoivent les fruits de la façon propre à leur condition.

    5. On voit alors comment les indulgences, loin d’être une sorte de « réduction » de l’engagement de conversion, sont plutôt un soutien pour un engagement plus rapide, généreux et radical. Cet engagement est demandé au point que la condition spirituelle pour recevoir l’indulgence plénière est l’exclusion « de tout attachement envers tout péché, même véniel ».

    C’est pourquoi, ceux qui pensent pouvoir recevoir ce don par le simple accomplissement d’attitudes extérieures se trompent. Celles-ci sont au contraire demandées comme expression et soutien du chemin de conversion. Elles manifestent en particulier la foi dans l’abondance de la miséricorde de Dieu et dans la merveilleuse réalité de communion que le Christ a réalisée, en unissant de façon indissoluble l’Eglise à lui-même, comme son Corps et son Épouse.

    rome-pantheon-chapel-st-joseph-of-the-holy-land-indulgentia-plenaria-perpetua-pro-vivis-et-defunctis-large